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L’ombudsman de l’Archidiocèse de Montréal a reçu 33 plaintes d’abus sexuels

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Depuis mai 2021, l’ombudsman de l’Archidiocèse de Montréal a reçu 123 plaintes, dont une trentaine liées à des abus sexuels survenus au cours des 80 dernières années.

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Ces chiffres ont été publiés à la fin juillet dans le quatrième rapport de l’ombudsman Me Marie Christine Kirouack, embauchée le 5 mai 2021 par l’archevêché pour accueillir les plaintes contre les membres du clergé. Ces nouvelles données couvrent la période comprise entre le 5 mai 2021 et le 31 juillet 2022.

Au total, le rapport fait état de 123 plaintes formelles, dont 58 sont liées à des abus sexuels, physiques, psychologiques, financiers ou encore spirituels survenus entre 1940 et aujourd’hui. L’âge des victimes au moment des abus va d'enfants d’âge primaire à adultes de plus de 80 ans.

Parmi les 62 personnes visées par des plaintes d’abus, 58 étaient des religieux, soit 32 membres de communautés religieuses, 26 membres du clergé et quatre laïcs employés de communautés religieuses, peut-on également lire dans le rapport.

Dans le cas des 33 abus sexuels recensés, le rapport fait état de plaintes «qui concernent l’exhibitionnisme, la pornographie, les avances ou propositions sexuelles non désirées, le harcèlement sexuel, la masturbation de groupe, les contraintes à la fellation, à la masturbation, la version masculine du tribadisme, la pénétration vaginale et la sodomie».

Des faits de plus en plus contemporains

Uniquement pour la période entre le 1er avril et le 31 juillet 2022, 29 plaintes ont été reçues par le Comité consultatif, dont sept concernant des abus.

«Les plaintes concernent des faits de plus en plus contemporains (42,5% pour les années 2020). J’y vois la preuve notamment que le virage amorcé avec l’instauration du présent système fonctionne et qu’ensemble, nous pourrons mettre fin à toutes les formes d’abus. Encore une fois, j’assure à l’avance toutes les personnes qui désireraient me contacter de mon écoute et de ma compréhension en regard de ce qu’elles ont vécu ou vivent encore et de mon appui indéfectible à travers le processus de plainte», a indiqué Me Marie Christine Kirouack, qui rappelle que «écouter [la souffrance des victimes] et les appuyer» représente une part importante de son travail.

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