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Technique emmieutée de pêche à la grise

Campeau
Photo courtoisie La technique de jig semi-agressive suivie d’une remontée à bon rythme fait réagir de nombreux prédateurs.

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Il existe de nombreuses approches fort productives pour taquiner les touladis, dont la dandinette.

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Pêcher la grise à la jig n’a rien de nouveau et je vous en ai parlé à quelques reprises au fil des ans.

La classique

La méthode que la majorité des manieurs de canne utilisent consiste à laisser descendre une tête de jig garnie d’un leurre souple ou de poils de chevreuil, jusqu’au fond. Puis, comme on le ferait pour le doré, on monte de 30 cm, on descend, on monte de 30 cm, etc. Dès qu’on a une touche, on ferre et on engage le combat, le cas échéant. L’utilisation d’un bon sonar est fortement suggérée pour cibler des spécimens que vous aurez repérés, sans quoi vous aurez l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin.

Améliorée

Le guide Sébastien Garneau avait mis au point une technique qui consiste à toucher le sol marin avec sa dandinette puis à remonter le tout d’environ un mètre. Il le fait ensuite sautiller sur lui-même tout en le faisant vibrer subtilement. Dès lors, il doit continuellement scruter l’écran de son sonar. Quand un poisson s’approche de sa dandinette, il n’attend pas et il la remonte à vitesse modérée en faisant, à l’occasion, de brèves pauses.

Encore mieux

Robert Fortier est un pêcheur passionné de l’Outaouais. Il pourchasse les touladis sur de nombreux plans d’eau de ce beau coin de pays. Pour vous donner une bonne idée de ses résultats, la dernière fois que je lui ai parlé, il avait déjoué 23 ombles gris lors d’une seule sortie, dont deux de plus de 4,5 kg (10 lb).

Méthodologie

Robert recherche les hauts-fonds et les plateaux à proximité des escarpements à des profondeurs variant de 20 à 40 mètres. Il se déplace lentement le long de la pente qui plonge vers les abysses. Il place toujours son embarcation le nez dans le vent pour éviter que le bateau tourne lorsqu’il tente de se positionner avec son moteur électrique. Dès qu’il voit un spécimen à proximité du fond sur l’écran de son EchoMap UHD 92sv, il active l’ancre électrique de son Xi5.

Il descend alors un tube ou un swimbait à queue surdimensionnée de couleur blanche. Son leurre est monté sur une tête de 3⁄4, 1 ou 1,5 once. Il veut que le tout atteigne les bas-fonds le plus rapidement possible. En fait, plus c’est profond, plus son lest est imposant.

Voici où la technique varie grandement. Il s’immobilise au-dessus d’un poisson et son leurre est en chute libre. Dès qu’il arrive au fond, il le jig de façon semi-agressive à 5 ou 6 reprises et, sans même attendre de voir s’il a suscité de l’intérêt, il commence à mouliner à vitesse modérée, sans jamais arrêter, jusqu’en haut. Bien qu’à l’occasion les touladis attaquent son offrande lorsqu’elle est au fond, c’est souvent lors de la remontée qu’il a le plus de réactions. Cela arrive même à quelques mètres de la surface.

Selon Robert et Sébastien, les ogresses des bas-fonds ne sont pas très actives lors des pleines lunes. Pour votre information, celle du mois d’août était la semaine dernière.

La pêche aux ombles se termine le 11 septembre prochain dans la plupart des zones situées dans la portion sud de la province.


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