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Un nouveau film de dinosaures conçu à Montréal

Timescape
Photo courtoisie, TVA FILMS Une scène du film Timescape : retour aux dinosaures.

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Comme plusieurs cinéastes de sa génération, le Montréalais Aristomenis Tsirbas a grandi en regardant les E.T. L’extraterrestre, Retour vers le futur et autres célèbres classiques de science-fiction des années 1980. Avec Timescape : retour aux dinosaures, le réalisateur de 55 ans a voulu revisiter ce genre à sa façon en écrivant un film d’aventure familial qui mélange voyage dans le temps, soucoupes volantes et dinosaures.

Tourné à Montréal et à Rawdon à l’automne 2019, Timescape : retour aux dinosaures raconte l’histoire de Jason (Sofian Oleniuk), un jeune garçon geek qui découvre par hasard une mystérieuse soucoupe volante qui vient d’atterrir dans une forêt à côté de chez lui. 

En pénétrant dans l’engin, il fait la rencontre de Lara (Lola Rossignol-Arts), une jeune fille qui vient également de découvrir l’appareil. En tentant de comprendre le fonctionnement de l’ovni, les deux enfants enclencheront sans le vouloir une fonction permettant de voyager dans le temps, et seront immédiatement propulsés à l’ère des dinosaures, au commencement de leur extinction. 

«Quand mon producteur [David-Alexandre Coiteux] m’a lancé l’idée de réaliser un film familial, j’ai réfléchi au genre de film que j’aimais moi-même regarder quand j’étais jeune», confie Aristomenis Tsirbas, lors d’un entretien téléphonique accordé au Journal.

«J’ai tout de suite repensé aux classiques de science-fiction qui ont marqué mon enfance et mon adolescence. J’ai donc tenté de revisiter ce genre en lui apportant une touche moderne. Il y a des éléments de cela dans mon film, avec le voyage dans le temps, l’univers de science-fiction, l’humour et les archétypes. Mais au bout du compte, mon but était d’écrire une histoire sur la confiance. Au fil de son aventure, le personnage de Jason doit apprendre à faire confiance aux autres.»

Bénéficiant d’un budget modeste pour ce genre de production, Aristomenis Tsirbas a tourné le film en seulement 21 jours avec une équipe réduite, majoritairement canadienne et québécoise. Le cinéaste qui a travaillé pendant plusieurs années dans le domaine des effets visuels a ensuite passé plus de deux ans à peaufiner la postproduction de son second long métrage (après Battle for Terra). 

«On a tous travaillé très fort pour maximiser le budget du film, indique le cinéaste. Ç’a été un travail d’équipe. Personnellement, j’ai acquis beaucoup d’expérience depuis une trentaine d’années en effets visuels et en story-board, alors j’ai pu utiliser toutes ces connaissances pour la réalisation du film.»

Timescape
Photo courtoisie, TVA FILMS

À l’école de James Cameron

C’est en œuvrant dans le domaine des effets visuels qu’Aristomenis Tsirbas a fait ses premières armes dans le milieu du cinéma. Et ç’a commencé à Montréal, sa ville natale.

«J’ai fait mes débuts dans les effets visuels ici même, à Montréal, en travaillant pour le Salon de l’auto international en 1996!» relate-t-il en riant. 

«La même année, j’ai déménagé à Los Angeles et le premier projet sur lequel j’ai travaillé là-bas a été Titanic de James Cameron. J’ai ensuite participé à plusieurs projets, dont My Favourite Martian (Disney) et Star Trek : Deep Space Nine. C’était ma façon de faire mon chemin vers une carrière de réalisateur. Les effets visuels m’ont permis de mettre de la nourriture sur la table pendant que j’aspirais à devenir réalisateur. Ce n’est pas la façon la plus facile de faire son chemin et ça peut être long. Mais j’ai aimé travailler dans les effets visuels. C’est un atout qui me sert beaucoup aujourd’hui.»

Aristomenis Tsirbas ne s’en cache pas: en tant que réalisateur canadien qui tente de faire sa place à Hollywood, James Cameron demeure un modèle pour lui.

«Il est extrêmement passionné et il est certainement une des personnes qui travaille le plus fort dans cette industrie», affirme Aristomenis Tsirbas à propos du réalisateur de Titanic et Avatar

«C’est d’abord et avant tout cette éthique de travail que je retiens de lui. Il est très exigeant envers lui-même et envers les membres de son équipe. Ça demande énormément de travail et de persévérance pour mener à bien des projets aussi ambitieux que les siens. C’est admirable de voir ce qu’il a réussi à faire.»


Timescape: retour aux dinosaures a pris l’affiche hier en version originale anglaise et en version doublée en français.

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