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CH et Serge Savard: c’est quoi le problème?

Beaudry

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Le dernier homme à avoir architecturé une équipe pour gagner la coupe Stanley à Montréal s’appelle Serge Savard. Il l’a fait deux fois et il était sur le point de réussir une troisième conquête potentielle quand il a été congédié. Il a d’ailleurs très mal digéré cette éviction, et, 27 ans plus tard, ses proches vous le diront, il en porte encore des cicatrices. 

Il a d’ailleurs gardé le silence pendant plusieurs années. Il limitait ses sorties publiques et, au fil du temps, voyant l’équipe de sa vie péricliter, il a rongé son frein. Serge Savard, on le sait, est aussi un homme d’affaires prolifique. 

Si vous avez lu son livre, vous savez qu’il est politisé et qu’il a des opinions réfléchies. Si vous n’êtes pas de son avis, il respectera votre point de vue. Il adore discuter.

À Montréal, Serge Savard, 76 ans, est une éminence grise du hockey après avoir été un véritable leader sur la glace et dans les bureaux des étages supérieurs. Il faut voir la réponse à son invitation de golf comme ce tournoi annuel à son nom dont les profits sont destinés aux athlètes étudiants de l’Université de Sherbrooke, une cause qu’il a choisie parce qu’il aurait aimé étudier longtemps à l’époque où, lui, il a dû choisir entre ses patins et les livres d’école.

Anciens coéquipiers, anciens joueurs qu’il a dirigés, anciens rivaux se font un devoir de répondre à cet homme qui a gagné dix coupes Stanley, Coupe Canada en 1972 et qui a bâti un empire en affaires. Cet omnium est devenu un incontournable et 536 000 $ ont été amassés mardi dernier au club de golf Mirage, dont Serge est devenu un copropriétaire.

UN SAGE DANS LA COUR

Serge Savard, c’est le succès bien pensé, planifié, et, après un long moment, il a commencé à parler davantage publiquement pour aider cette équipe à laquelle il a été attaché dès ses quinze ans. 

Pas comme une belle-mère, mais comme un membre de la famille qui en avait assez de voir son club se chercher sans se trouver. Serge Savard a bel et bien démontré qu’il avait une recette pour construire et il a discrètement offert son aide, ses conseils... au pire, son accompagnement. 

Jamais Marc Bergevin ne lui a donné un coup de fil, ne serait-ce que pour un lunch sur un coin de table. Savard n’a plus eu de nouvelles de Geoff Molson et le Canadien est resté au plancher. Pensez-vous que Serge Savard se cherche une job ? Non. Il voulait aider.

À Boston, quand vient le temps des grandes décisions, de grands leaders historiques sont consultés parce que l’équipe a une âme qui ressemble à Cam Neely, à Harry Sinden. À Pittsburgh, Gilles Meloche et Pierre Larouche ne sont jamais loin de Mario Lemieux. À Tampa, on voit Dave Andreychuck, Phil Esposito. À Philadelphie, les Barber, Clark et Holmgren sont autour, tout comme les Sittler, Wendel Clark et Gilmour à Toronto. Ils sont là par respect et parce qu’ils ont été des maillons de première qualité.

À Montréal, Serge Savard a encore des outils dans son coffre, mais on ne lui a même jamais donné le titre d’ambassadeur de son équipe. Quand, au dernier repêchage, Jeff Gorton, arrivant de New York et de Boston, ainsi que Kent Hugues, originaire de l’ouest de l’île de Montréal, ont choisi un seul Québécois et à la toute dernière ronde, il fallait comprendre que Geoff Molson n’avait rien compris... ou du moins rien entendu, et dans sa propre cour. 

De l’enclave 

  • Ken Dryden est prolifique et s’amène avec un huitième livre qui sera publié sous peu. Cette fois, la série du siècle de 1972 au cours de laquelle le grand gardien de but a disputé quatre des huit matches contre les Russes, dont le dernier fut une victoire de 6 à 5 du Canada.
  • Rappel. Il est interdit d’appâter les chevreuils (cerfs de Virginie) avant le premier septembre. Toutefois, le bloc de sel est autorisé à l’année.
  • Gilbert Delorme est content de changer de case horaire au 91,9. Il quitte l’émission du matin et il s’en va dans le segment entre 9 h et 11 h en matinée. Gilbert conduit une magnifique Mustang 1973 décapotable.
  •  Brendan Morrow, ex-ailier gauche des Stars de Dallas et qui est toujours marié avec Anne-Marie Carbonneau (la fille de Guy) a maintenant 43 ans et le couple a un fils, Gabriel qui, à 20 ans, fait son entrée à l’université. Tempus fugit en tabarnouche !
  • Lisez Protégez-Vous si vous avez l’intention d’acheter un vélo à assistance électrique. Le magazine en a testé 14 différents.
  •  Michel Bergeron joue-t-il trop au golf ? Le Tigre a perdu 20 livres. Arrête de maigrir, Michel. L’hiver prochain, tu ne feras plus de traces dans la neige.
  • Dans certains grands tournois de tennis, je ne savais pas que les balles pour homme et femmes étaient différentes, notamment à Montréal. Le saviez-vous ?
  • Il faut entendre la chanson que Jérôme Charlebois (fils de Robert) a restructurée à la mémoire de Guy Lafleur. Jérôme va sûrement la chanter à son spectacle de Saint-Jovite le 27 août. Vibrant.
  • L’attaque des Russes en Ukraine complique les choses à l’orée des célébrations des 50 ans de la Série du siècle. Des joueurs de Russie ne pourront venir ici et il est hors de question que les nôtres traversent.
  • Si Carey Price cesse de tenir les partisans du Canadien en otage avec ses 10,5 millions par année, c’est pas moi qui vais pleurer.
  • Bon anniversaire à l’ex-formidable patineuse artistique qu’a été Josée Chouinard. Jamais je ne dévoilerais qu’elle est née en...

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