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Allié aux partitionnistes, le PCQ renie la nation

Allié aux partitionnistes, le PCQ renie la nation
Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

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Alors que le français recule comme jamais selon les chiffres du dernier recensement, Éric Duhaime recrute des candidats comme Gary Charles dans Nelligan. Ce dernier est un adversaire du fait français et qualifie de «destructrice» la loi 96 visant à le protéger.

Parallèlement, plusieurs candidats conservateurs font des discours bilingues... même dans des comtés entièrement francophones! Ils envoient le message qu’au Québec on doit parler anglais aux Anglais et aux immigrants.

Il faut dire que le chef du PCQ ne recule devant rien pour courtiser les anglophones. Récemment, il se targuait sur les réseaux sociaux des bons mots qu’a eus à son endroit un journal du West Island, The Suburban.

4075 lynchages

En 2013, celui-ci appuyait le CRITIQ, un groupe de pression qui affirmait que la situation des Canadiens anglais du Québec s’apparentait à la ségrégation raciale aux États-Unis. Rappelons que cette sombre page de l’histoire américaine a notamment mené au lynchage de 4075 personnes entre 1877 et 1950.

À l’époque du référendum de 1995, le Suburban était le porte-étendard de la partition. En cas d’indépendance, il aurait fallu découper le Québec et en arracher des enclaves qui seraient restées sous contrôle anglophone. Il s’agissait de nier, partiellement du moins, notre droit à l’autodétermination sur le territoire québécois.

En s’acoquinant avec de tels comparses, Duhaime rejoint Pierre Trudeau. Après nous avoir trahis en 1982, après sa fatwa contre la clause de société distincte pour le Québec dans l’accord du lac Meech, il s’était rallié à l’idée de partition. Celle-ci a aussi été reprise par Jean Charest, notre ancien premier ministre qui brigue actuellement la chefferie du Parti conservateur fédéral et qui veut faire invalider la loi 21 en vertu d’une charte qu’il a lui-même refusé de signer!

Parallèlement, le programme du PCQ décrit Duhaime comme un chef conscient de «la lourde responsabilité, qui est celle d’être à la tête du seul peuple français d’Amérique». Peut-on verser davantage dans l’hypocrisie?

Les chums avant la nation

Ajoutons à tout ça que le PCQ a recruté Roy Eappen comme candidat. Ce médecin et ancien blogueur a souvent pris la plume dans le passé pour accuser les défenseurs du français. Les conservateurs ont tenté de dissimuler les écrits de l’intéressé, mais l’affaire est sortie malgré tout. Au lieu de démettre son candidat, Duhaime l’a gardé. C’est un vieil ami donc il le fait passer avant la nation. Que voulez-vous? Un chum, c’t’un chum!

J’ai connu Éric Duhaime à Laval. Comme moi, il militait corps et âme pour le français et pour l’indépendance. Il a très mal vécu la défaite référendaire de 1995. C’est comme si, collectivement, les Québécois n’avaient pas été à la hauteur de l’amour passionnel qu’il leur vouait. Alors, tel un amoureux éconduit, Duhaime s’est retourné contre sa fiancée de jadis. Aveuglé par son amertume, il renie sa nation et fait cause commune nos ennemis politiques.

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