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Un employeur donne sa chance à un homme avec un trouble du spectre de l'autisme

Un employeur donne sa chance à un homme avec un trouble du spectre de l'autisme

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Être sur le marché du travail lorsqu'on vit avec un trouble du spectre de l'autisme peut représenter tout un défi et même si embaucher une personne en situation d'handicap demande plus d'encadrement, certains employeurs donnent la chance aux coureurs.

C'est un pari réussi dans le cas d'Alexandre Préfontaine qui travaille chez Canadel à Louiseville, en Mauricie, depuis presque trois semaines, et qui vit avec un trouble du spectre de l'autisme. 

Alexandre s’occupe de faire du sablage de pattes de chaises et de tables chez ce fabricant de meubles. Il peut atteindre jusqu'à 80% de l'efficacité des autres travailleurs. 

«Ces gens-là ils ne manquent pas. Ils enregistrent exactement ce qu'on veut. Souvent, on revient trois semaines, un mois plus tard et ils font la même chose alors c'est pour ça que la formation c'est hyper important parce que si on les forme mal, ils vont rester avec des mauvais plis comme on dit», a mentionné le surintendant en charge de la supervision chez Canadel, Joël Vallières. 

Après avoir eu deux autres emplois, c'est ici qu'il se sent le mieux. 

«Il a l'air très en forme. Je le vois dans son visage, il est heureux et il se sent valorisé alors ça aide à toute l'ensemble de sa vie», a décrit la directrice générale de la ressource Chambre en ville DI-TSA où demeure Alexandre, Michelle Manseau. 

Si la distance entre Trois-Rivières et Louiseville aurait pu être un enjeu pour plusieurs, elle ne l'est pas pour Alexandre. Des collègues de travail, qui s'unissent pour l'aider à s'intégrer, lui offre de covoiturer. 

Même si son embauche requiert plus d'encadrement, elle demeure très positive. Souvent, les employeurs perdent beaucoup de temps et d'argent pour former des jeunes employés qui ne restent à l'emploi que quelques semaines. À long terme, l'investissement est gagnant. 

Selon M. Vallières, des personnes en situation d'handicap comme Alexandre ont plus tendance à demeurer en poste longtemps. 

«Ils m'ont dit que je travaillais bien, que je faisais bien ça. Je suis vraiment content», a exprimé Alexandre. 

Il est payé comme tous les autres employés, en partie subventionné. 

«Un pourcentage du salaire de la personne peut être remboursé par Service Québec suite à l'évaluation qui est basée sur les difficultés de la personne», a détaillé la conseillère en main d'œuvre au Service externe de main d'œuvre (SEMO) Mauricie, Valérie Moschonas. 

Alors que son anxiété lui causait des problèmes de sommeil, aujourd'hui il dort sur ses deux oreilles puisqu'il est heureux au travail.

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