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Un adolescent de 16 ans succombe à ses blessures après s'être blessé lui-même par balle

Un autre jeune périt dans la flambée de la violence

Un périmètre avait été érigé où l’ado avait été retrouvé, sur la rue Biret, dans l’arrondissement de Saint-Laurent.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce Un périmètre avait été érigé où l’ado avait été retrouvé, sur la rue Biret, dans l’arrondissement de Saint-Laurent.

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Un adolescent de 16 ans est mort quelques jours après s’être accidentellement blessé lui-même par balle à Montréal au cours du dernier week-end, devenant la plus récente victime du trafic d’armes à feu dans la métropole.

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Le jeune homme, qui n’était pas connu des autorités, a poussé son dernier souffle plus tôt cette semaine, a confirmé le Service de police de la Ville de Montréal.

Samedi dernier, il s’était infligé une blessure dans la région du bassin. 

Les deux autres individus avec qui il se trouvait dans un véhicule l’ont déposé dans l’arrondissement de Saint-Laurent avant de prendre la fuite.

L’ado, qui perdait beaucoup de sang, tentait de marcher sur la rue Biret lorsqu’il a flanché devant des témoins, qui ont ensuite composé le 911.

Il avait perdu beaucoup de sang.
Photo d’archives, Agence QMI
Il avait perdu beaucoup de sang.

L’incident ne fait pas l’objet d’une enquête pour homicide, a réitéré jeudi le SPVM.

Pour l’ancien policier et expert en usage judicieux de la force Stéphane Wall, ce jeune est vraisemblablement la plus récente « victime collatérale » de la prolifération des armes à feu à Montréal.

« Ce n’est pas quelque chose qui arrive souvent, mais ça pourrait arriver encore, des jeunes, naïfs, qui manipulent des armes et qui ne sont pas habitués », s’inquiète-t-il.

Même dans ce contexte, les enquêteurs chercheront à clarifier le profil de toutes les personnes impliquées dans cette affaire.

Impunité

M. Wall rappelle par ailleurs que « la grosse problématique » chez les membres de gangs de rue, « c’est leur sentiment d’impunité. Pour eux, ce n’est pas important la vie humaine. On veut montrer qu’on est fort, qu’on est hot. »

« Pour eux, qu’il y ait des victimes innocentes, c’est plus ou moins important », tranche-t-il. 

Le Journal rapportait plus tôt cette année que près de 200 chefs d’accusation liés à la possession illégale d’armes à feu ont été déposés contre des mineurs dans les districts de Montréal, Laval et Longueuil en 2021.

Ce relevé non exhaustif obtenu à la suite d’une demande d’accès à l’information suggérait une hausse marquée de 73 % pour ce type d’accusation par rapport à 2020, année où la criminalité pourrait cependant avoir été restreinte par le confinement et la pandémie.

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