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Fusillades à Montréal: Legault devrait être sur le terrain plutôt que sur Zoom, dit Anglade

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S’il veut trouver des solutions à la flambée de violence par armes à feu à Montréal, le gouvernement Legault devrait venir sur le terrain plutôt que de faire des réunions Zoom, selon Dominique Anglade. 

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La cheffe libérale s’est rendue sur le lieu de la fusillade survenue mardi sur la rue Saint-Denis pour critiquer l’inaction du gouvernement Legault face à la recrudescence d’événement de la sorte dans la région de Montréal.

La première chose à faire pour régler la situation serait de prendre celle-ci au sérieux, a lancé Mme Anglade. «Et la situation n’est pas prise au sérieux quand on se contente de réagir sur Twitter et de faire des réunions Zoom.»

La cheffe libérale faisait alors référence à un message publié hier par le premier ministre sur son compte Twitter. 

«Suite aux 2 meurtres d’hier à MTL, j’ai parlé à la VPM et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, et à Valérie Plante. On ne lésinera pas sur les moyens pour remettre de l’ordre et protéger les citoyens. On appuiera nos forces policières pour que cette violence cesse», a écrit François Legault.

«Notre gouvernement n’a jamais refusé une demande de la Ville de Montréal pour la sécurité publique. On a sans cesse augmenté les budgets pour augmenter les ressources, que ce soit en prévention, en augmentant le financement d’organismes communautaires, ou en répression avec l’opération Centaure», s’est défendu l’attaché de presse de Geneviève Guilbault, en notant que les discussions entre le gouvernement et la Ville de Montréal se poursuivront au cours des prochains jours «pour donner le temps à la Ville d’établir ses besoins».

Solutions

Concrètement, le Parti libéral propose d’augmenter les effectifs policiers sur le terrain, de faire davantage de prévention et d’augmenter le financement afin que la Ville de Montréal dispose de tous les outils nécessaires pour contrer l’augmentation de la violence armée dans ses rues.

Mme Anglade ne s’est pas avancée sur le nombre de policier supplémentaire qu’il faudrait ajouter, laissant à la municipalité le soin de déterminer elle-même ses besoins en la matière. Quant à la prévention, elle suggère d’investir 90 millions $ de plus, pour doubler le budget de l’opération Centaure.

Arrêter l’hémorragie

Du côté de Québec solidaire, on déplore également que les corps policiers soient souvent débordés par le travail psychosocial sur le terrain.

Pour arrêter l’hémorragie, le parti propose donc d’allouer davantage de ressources en cette matière et de refinancer le communautaire pour dégager les policiers de cette charge supplémentaire et leur permettre de se concentrer sur la lutte au crime organisé.

Dans un communiqué de presse, QS a également souligné qu’un gouvernement solidaire mettrait de la pression sur le gouvernement fédéral pour accélérer l’interdiction des armes de poing, comme le demande d’ailleurs la Ville de Montréal.

Duhaime veut 400 policiers de plus

Le Parti conservateur du Québec propose quant à lui d’embaucher 400 policiers supplémentaires à Montréal d’ici trois ans, a annoncé Éric Duhaime, en conférence de presse à Montréal jeudi après-midi.

Le chef conservateur a également remarqué que les armes utilisées dans les événements des derniers jours sont toutes des armes illégales. Selon lui, le gouvernement Legault devrait mettre de la pression sur le fédéral, afin d’endiguer le problème à la source en s’attaquant à l’entrée des armes sur le territoire québécois. «Il faut commencer à nommer le problème si on veut trouver la solution», a-t-il lancé.

Les conservateurs veulent en outre que les peines soient plus sévères pour ceux qui font le trafic d’armes. «Il faut envoyer le signal que les personnes qui vont se procurer ou vendre des armes auront des conséquences très graves», a dit Éric Duhaime.

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