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Lutte à la désinformation: la Cour suprême veut se rapprocher des citoyens

Visite à Québec pour rendre la justice plus accessible

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De l’aveu même du juge en chef de la Cour suprême, le système de justice, pilier de la démocratie, est ébranlé. Le passage du plus haut tribunal au Canada dans l’enceinte du palais de justice de Québec à la mi-septembre vise à rapprocher les citoyens du système de justice et à contrer la désinformation.  

Si l’événement risque d’être moins couru qu’un spectacle rock, il n’en demeure pas moins que le passage de la Cour suprême à Québec, où les neuf juges entendront notamment deux causes dont les jugements auront un impact direct sur la vie des Canadiens, est un événement historique. Depuis deux ans, la juge en chef associée de la Cour supérieure, Catherine La Rosa prépare cet événement en collaboration avec les principaux tribunaux québécois. 

«J’ai souvent l’impression qu’il y a une méconnaissance du système de justice», estime la juge qui souhaite que la justice se rapproche du citoyen, souvent critique du système. «Tout le monde doit être conscient de cette épine dorsale du système démocratique», plaide-t-elle.

Contrer l’ignorance

Tout comme le juge en chef de la Cour suprême Richard Wagner, la juge La Rosa estime que les institutions sont plus attaquées que jamais. À ce titre, «l’ignorance» du fonctionnement du système de justice nourri la critique. 

La juge en chef associée de la Cour supérieure, Catherine La Rosa, prépare depuis deux ans cette visite en collaboration avec les principaux tribunaux québécois.
Photo Stevens Leblanc
La juge en chef associée de la Cour supérieure, Catherine La Rosa, prépare depuis deux ans cette visite en collaboration avec les principaux tribunaux québécois.

La venue des juges de la Cour suprême dans la grande salle d’audience de Québec est donc «une réponse à la désinformation». «En se rapprochant du citoyen, c’est difficile d’avoir de la désinformation parce que le lien est direct, c’est un face à face », explique la juge La Rosa qui invite aussi les citoyens à venir poser des questions lors d’un «tête-à-tête» au Musée de la civilisation. 

De vrais débats

Les deux causes qui seront entendues par les juges les 14 et 15 septembre ont d’ailleurs été choisies spécifiquement pour illustrer la proximité entre le plus haut tribunal au pays et la vie des gens. L’une des causes, déjà médiatisée lors de décisions des tribunaux inférieurs, concerne le droit de cultiver du cannabis à domicile. 

Dans ce débat, il y a contradiction entre la loi fédérale, plus permissive, et la loi québécoise qui interdit de cultiver des plants de marijuana pour usage personnel. «Ç’a un impact direct dans la vie des citoyens», illustre la juge La Rosa.

Les neuf juges trancheront le débat qui date de 2018 une fois pour toutes. Mais avant leur décision, «il y aura un vrai débat, dit la juge La Rosa. Probablement que les juges de la Cour suprême vont poser des questions».

C’est justement cette dynamique que le comité organisateur souhaite montrer aux citoyens de Québec invités à venir sur place en grand nombre. 

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