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Des prédateurs dans nos écoles: des employés scolaires accusés de crimes sexuels

Pas moins de 56 travailleurs d’écoles du Québec ont été inculpés ou condamnés ces six dernières années

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Attouchements, agressions, diffusion de photos intimes ou porno juvénile : plus d’une cinquantaine d’employés dans des écoles du Québec ont été inculpés ou condamnés pour des crimes sexuels depuis 2017 seulement.

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Certains délits sont récents ; d’autres sont révélés après des années cauchemardesques pour les victimes. Les gestes reprochés sont de toute nature, a-t-on constaté en effectuant cette recension parmi une multitude d’actes d’accusation contre des enseignants, directeurs, concierges, entraîneurs, etc.

Jeudi, le footballeur et ex-prof au secondaire Christophe Normand a été accusé de leurre d’adolescente

À Montréal, l’arrestation du professeur Dominic Blanchette pour agression sexuelle sur une fillette a eu l’effet d’une bombe à l’école primaire de quartier. Depuis, quatre autres présumées victimes l’ont dénoncé. 

À La Prairie, l’enseignant en maths Dominic Morvan purge un an de prison pour avoir obtenu des faveurs sexuelles en échange de réponses aux examens.

À Québec, l’enseignant en sciences Dave-Alex Berthelot recevra bientôt sa sentence pour avoir demandé des photos osées à six ados.

À Cabano, au Bas-Saint-Laurent, Léopold Lévesque a fait des attouchements sur des jeunes filles dans sa classe à la polyvalente.

L’occasion fait le larron

La liste est longue et a de quoi faire frémir les parents.

« Quand un parent reconduit son enfant à l’école, il le laisse dans un lieu qu’il croit sécuritaire. C’est comme une deuxième famille en qui tu as confiance, car elle contribue à l’éducation de la personne la plus précieuse à tes yeux », souligne Deborah Trent, directrice du Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal.

Si certains choisissent ce métier pour être entourés d’enfants, la plupart des profs pris en défaut agissent quand la situation se présente, estiment les experts. 

« C’est un emploi qui offre des opportunités aux personnes avec une certaine déviance à la base », explique Francis Fortin, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. 

L’avènement des réseaux sociaux et la familiarité qu’ils offrent facilitent aussi les dérapages.

Dans ce type d’abus, l’utilisation de violence physique est très rare, souligne Patrick Lussier, professeur en criminologie à l’Université Laval.

Séduction et manipulation

« On est plus dans la séduction, la persuasion et la manipulation qui peut se construire sur plusieurs mois. L’agresseur va d’abord gagner la confiance du jeune [...]. Les comportements sont cachés et plus difficiles à dénoncer, car il y a un lien émotif », dit-il.

« C’est une violence très insidieuse, rendant plus difficile la dénonciation. Certaines victimes attendent des années avant de parler », ajoute Deborah Trent.

Un jeune survivant nous a confié avoir dénoncé son enseignante des mois plus tard, se souvenant comment elle avait profité de sa confiance à 8 ans pour abuser de lui : « Au début, je l’appréciais. Elle m’aidait avec mes difficultés d’apprentissage. »

Humiliation et trahison

Les séquelles sont inévitables chez ceux et celles qui survivent aux agressions : dépressions, tentatives de suicide, toxicomanie. Trois hommes abusés dans leur enfance par un ancien prof de morale sont encore marqués au fer rouge.

« Quand il y a un lien de confiance, les sentiments d’humiliation, de trahison et de honte sont très importants », dit Joanie Heppell, présidente de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec.

Cette dernière insiste : le consentement n’est jamais possible dans la situation d’un professeur en position d’autorité sur son élève mineur.

« Prenons l’exemple d’un ado qui a un crush sur son prof : la responsabilité revient toujours à l’enseignant de mettre les frontières de la relation et de ne pas les transgresser », explique la sexologue.

L’abus d’autorité est un facteur aggravant souvent pris en compte par les tribunaux lorsque vient le temps de déterminer une sentence. 

EMPLOYÉS SCOLAIRES ACCUSÉS 

Le Journal a épluché des dizaines d’actes d’accusation et assisté à autant d’audiences partout dans la province afin de recenser les histoires d’enseignants et d’employés d’écoles qui ont défilé devant les tribunaux pour des crimes sexuels. Certains ont été condamnés, parfois à des années de pénitencier, alors que d’autres sont en attente de leur sentence. Leurs derniers jours de liberté sont comptés. Quelques-uns de ces accusés subiront leur procès dans les mois à venir pour déterminer s’ils sont coupables de ce qu’on leur reproche.   

TROIS ENTRAÎNEURS ARRÊTÉS

Photos d'archives

L’arrestation de trois entraîneurs liés au programme des équipes sportives de l’école secondaire Saint-Laurent à Montréal, dont l’équipe féminine de basketball, a créé une réelle commotion dans le milieu scolaire en février dernier. 

Ceux-ci se sont fait passer les menottes par la police de Montréal pour divers crimes sexuels impliquant deux mineures. 

Daniel Lacasse, 43 ans, fait face à une accusation d’exploitation sexuelle. 

Robert Luu, 31 ans, est de son côté accusé d’agression sexuelle, de contacts sexuels ainsi que d’incitation à des contacts sexuels. 

Charles-Xavier Boislard, 43 ans, fait quant à lui face à la justice pour agression sexuelle, exploitation, contacts sexuels et incitation à des contacts. 

Les faits reprochés aux trois accusés s’échelonnent sur une période allant de 2008 à 2017. 

Puisque de nombreuses mineures ont fait partie de leurs équipes sportives au fil des ans, les enquêteurs croient que d’autres jeunes filles pourraient avoir été victimes de gestes similaires entre 2005 et leur arrestation.

Tous les trois ont pu retrouver leur liberté en attendant la suite des procédures judiciaires. 


DOMINIC BLANCHETTE
Montréal-Nord

Photo d'archives

L’enseignant de 27 ans à l’école primaire Adélard--Desrosiers s’est fait passer les menottes en mai pour agression sexuelle sur une fillette de 11 ans. Quatre autres présumées victimes, la plupart mineures, se sont ensuite manifestées. Il fait donc face à une kyrielle d’accusations, dont production de pornographie juvénile. Son enquête pour sa remise en liberté a lieu mercredi prochain. La poursuite s’y opposera. 


ARIELLE LECLERC-FORTIN
Sherbrooke

Photo d'archives

L’enseignante suppléante a écopé de 15 mois de prison, en mai dernier, pour avoir eu des rapports sexuels avec un élève mineur de l’école secondaire internationale du Phare. Ils se sont vus en personne après avoir échangé des messages sur Snapchat. L’interdit de la relation suscitait une excitation sexuelle chez la prof de 22 ans, qui a eu la pensée magique « qu’elle n’allait pas se faire prendre. » 


SIMON LAMARRE
Montréal

Photo d'archives

Ce prof au primaire qui a filmé en douce sous les jupes d’ados et de jeunes femmes s’en est tiré sans casier judiciaire, en novembre 2021. Le voyeur de 40 ans a sévi dans le métro, à la piscine municipale et dans des escaliers roulants. Malgré la clémence du juge Jean-Jacques Gagné, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a révoqué le brevet de celui qui était aussi chargé de cours à l’université. 


JOSIANNE LÉVESQUE
Montréal

Photo d'archives

L’ex-prof au primaire dans un collège privé de Montréal pourrait écoper de six ans de pénitencier pour avoir embrassé et touché sexuellement un élève de 8 ans dont elle était amoureuse. Les abus ont duré 17 mois dans un contexte d’aide aux devoirs. La femme de 43 ans s’était entre autres promenée seins nus devant le jeune garçon. Elle doit recevoir sa sentence en octobre prochain. 


BENOÎT ST-ONGE
Montréal 

Photo d'archives

En se rendant au travail, un ex-prof de géographie à l’UQAM a exhibé son sexe et s’est masturbé devant des écolières du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, à Outremont. Il a fait au moins 12 victimes. Coupable d’actions indécentes, le quinquagénaire a été condamné à une probation de deux ans en février 2021 et son nom figure au registre des délinquants sexuels pour 20 ans. 


VIRGINIA GENEVRIER
Montréal

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L’éducatrice scolaire s’est amourachée d’une élève de 11 ans, allant jusqu’à se montrer nue sous la douche lors d’une conversation vidéo. Elle s’est même fait tatouer un cœur et la date de fin d’une interdiction de contact avec sa victime. La quadragénaire s’en est tirée en 2019 avec de la prison à domicile et des travaux communautaires. 


MARC-OLIVIER PERREAULT
Lanaudière

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L’enseignant au primaire a écopé en avril dernier de 47 mois de détention pour des attouchements sur huit élèves. Il les asseyait sur ses genoux, leur flattait les cuisses et passait parfois ses doigts près ou sur leurs parties génitales, par-dessus leurs vêtements. Lors d’une perquisition à son domicile, les policiers ont aussi retrouvé plus de 5000 fichiers de pornographie juvénile dans son ordinateur. 


FRÉDÉRIK BERGERON
Québec

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Le prof d’éducation physique à l’école spécialisée Joseph-Paquin s’est créé de faux profils sur Instagram et Snapchat. Il se faisait passer pour une ado de 15 ans, puis entrait en contact avec des élèves pour obtenir des photos osées. Son stratagème a pris fin lorsqu’un parent a intercepté une discussion. L’enquête policière a permis de remonter jusqu’à l’enseignant de 29 ans, qui doit recevoir sa sentence cet automne. 


DAVE-ALEX BERTHELOT
Québec

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Le prof de sciences au Séminaire Saint-François et entraîneur de football a utilisé les réseaux sociaux pour demander et envoyer des photos osées à des élèves. C’est le soir et la nuit qu’il entamait des discussions à connotation sexuelle. Ses six victimes sont des garçons qui étaient âgés de 16 à 18 ans à ce moment. Le prof de 29 ans reviendra en cour à l’automne pour les représentations sur la peine. 


JEAN-MICHEL FONTAINE
Drummondville

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L’enseignant d’anglais à l’école secondaire Jean-Raimbault s’est fait passer les menottes en 2021 dans une frappe en cyberexploitation. L’homme de 36 ans a été remis en liberté jusqu’à son procès pour possession et distribution de pornographie juvénile. 


DOMINIC LORION
Châteauguay 

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Le prof d’art dramatique à l’école Louis-Philippe-Paré a écopé, en avril 2021, de 15 mois de prison pour avoir leurré et attiré une élève dans son lit. Cette nuit-là, ils se sont embrassés et elle l’a masturbé. L’homme qui avait 26 ans a aussi envoyé des messages inappropriés sur Messenger et Snapchat à deux autres ados. 


SYLVAIN ROULEAU
Drummondville

Le prof d’histoire à la polyvalente Marie-Rivier a été arrêté dans un hôtel pour avoir sollicité les services sexuels d’une mineure lors d’une opération contre le proxénétisme. Il croyait rencontrer une escorte, mais a été accueilli par une agente. L’homme de 49 ans est en liberté pour la suite des procédures judiciaires. 


FRANCIS FAILLE
Montréal

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Le suppléant à l’école secondaire Édouard-Montpetit a discuté en ligne avec deux élèves de 15 et 16 ans avec qui il parlait de sexe, d’alcool et de drogue. Il a aussi envoyé une photo de son sexe à l’une, et a montré ses parties génitales à l’autre sur Skype. L’homme de 48 ans a été condamné en juin 2021 à 21 mois de prison. 


DOMINIC MORVAN
La Prairie

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L’ex-enseignant à l’école secondaire de la Magdeleine a profité de moments seuls avec une élève de 17 ans pour avoir des relations sexuelles avec elle, au début des années 2000. À cette époque, il était son tuteur de math. L’homme de 45 ans a été condamné en octobre 2021 à purger 12 mois dans la collectivité. 


GENEVIÈVE RIOUX
Sainte-Thérèse

Photo d'archives

La technicienne en éducation spécialisée à la polyvalente de Sainte-Thérèse a été condamnée à 40 mois de détention en mai dernier pour avoir agressé sexuellement son élève de 16 ans. La femme de 44 ans a aussi brisé une condition de la cour en contactant l’ado dont elle était amoureuse alors que cela lui était interdit. 


PIERRE-RAYMOND PERRON
Chambly

Photo d'archives

L’ancien professeur de morale a écopé en août 2021 de 30 mois de détention pour des contacts sexuels sur quatre mineurs, dont son propre fils. Le pédophile de 78 ans sévissait dans sa maison, dans sa classe ou dans la chambre noire de photo de l’école. 


CHARLES THIVIERGE
Thetford Mines

Photo d'archives

L’ex-enseignant de la polyvalente de Black Lake subira son procès en octobre prochain pour divers crimes sexuels. L’homme de 41 ans a été arrêté une première fois en mars 2021, puis à nouveau quelques mois plus tard après qu’une deuxième présumée victime s’est manifestée. 


CHRISTOPHE NORMAND
Estrie

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Le centre-arrière des Alouettes de Montréal s’est fait passer les menottes jeudi. Il fait face à des accusations de leurre d’adolescente. Le footballeur de 30 ans avait enseigné à l’école secondaire Monseigneur Euclide-Théberge de Marieville quand la saison a été annulée à cause de la pandémie, en 2020. 


CHARLES FORTIN
Brossard

Photo d'archives

Le prof de musique à l’école secondaire Antoine--Brossard a écopé en mars 2021 de 13 mois de prison pour des relations sexuelles avec une élève. C’est le copain de celle-ci qui l’a dénoncé au directeur. L’homme de 42 ans a aussi eu des conversations inappropriées en ligne avec une autre ado. 


DAVID GINGRAS
Rive-Nord

Photo d'archives

Le surveillant et technicien en éducation spécialisée subira son procès en mai 2023 pour possession de pornographie juvénile et agressions sexuelles entre 2017 et 2019. L’homme de 32 ans travaillait alors auprès de jeunes dans des institutions et organismes de Laval, Deux-Montagnes et Mirabel. 


RAPHAËL BEAUMONT
Québec

L’ex-prof d’anglais à l’école secondaire des Sentiers a répondu à une annonce sur un site de rencontres de services sexuels même s’il savait que l’escorte avait 16 ans. Or, l’homme de 28 ans est plutôt tombé sur une agente d’infiltration de la police. Il a écopé de 12 mois de prison en mai dernier. 


JEAN PILON
Rigaud

Photo d'archives

L’ex-prof de pastorale et prêtre de la congrégation des Clercs de Saint-Viateur, âgé de 80 ans, a été condamné en juillet 2021 à trois ans et demi de pénitencier pour des attouchements sur 12 élèves du Collège Bourget, en Montérégie. Il sévissait notamment dans sa chambre, adjacente à son bureau. 


MÉLANIE GAGNON
L’Ascension

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La femme de 36 ans devait subir son procès cette semaine, mais elle a coupé court aux procédures en plaidant coupable pour contact sexuel sur un garçon de 12 ans. Elle travaillait comme éducatrice au service de garde de l’école primaire qu’il fréquentait. Elle recevra sa sentence en novembre.  


SYLVAIN VILLEMAIRE
Montréal

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Le psychoéducateur retraité a reçu en 2021 une sentence record de 18 ans pour avoir acheté une fillette de 8 ans en Afrique afin d’en faire son esclave sexuelle. Le pédophile a été en contact étroit avec des décrocheurs et des jeunes en difficulté en travaillant pendant une quinzaine d’années à l’école secondaire Calixa-Lavallée. 


ANDRÉ LESSARD
Gatineau

Le suppléant à l’école secondaire Grande-Rivière a entre autres commis des attouchements, en 2019, sur les parties génitales de sa victime de 15 ans dans un local de l’établissement, selon Le Droit. Il avait aussi échangé des images explicites avec elle. Le quinquagénaire a écopé de 21 mois de prison pour ces abus.  


ERIK COSSETTE
Montréal

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L’ex-prof suppléant de la Commission scolaire de Montréal a écopé de 18 mois d’emprisonnement en janvier 2018. Il possédait une quantité effroyable de pornographie juvénile, soit des dizaines de milliers de photos d’enfants de moins de 12 ans. 


RICHARD ROBITAILLE
Québec 

L’ex-prof de maths à la polyvalente de Loretteville a abusé d’une Béninoise de 14 ans pendant trois ans. Il incitait Noellie Agboton, qui a fait lever l’ordonnance de non-publication, à prendre de l’alcool. Il l’a entraînée dans des bars de danseuses. Le sexagénaire a écopé de neuf mois de prison en avril 2019. 


ROBERT CHARPENTIER
Montréal

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L’ancien prof d’anglais et de musique de 74 ans aurait agressé sexuellement deux élèves dans sa résidence, lors d’activités parascolaires, ainsi qu’à proximité de l’école dans l’Ouest-de-l’Île où il enseignait dans les années 1980 et 1990. Son procès s’est tenu en juin dernier et le verdict tombera cet automne.   


JEAN-PIERRE GUERTIN
Rive-Sud de Montréal

Photo d'archives

Le prof retraité de 62 ans qui a travaillé dans plusieurs écoles secondaires a écopé en juin 2021 d’une peine discontinue de 90 jours de prison et de 240 heures de travaux communautaires pour avoir eu des rapports sexuels avec une élève. Les événements ont débuté en 1987 lorsque la victime avait 14 ans.  


DENIS HÉROUX
La Sarre

Photo d'archives

Le concierge à l’école primaire de La Sarre, en Abitibi, a été arrêté en novembre 2021 par la Sûreté du Québec lors d’une vaste frappe en cyberexploitation d’enfants. L’homme de 65 ans a été remis en liberté en attendant son procès pour possession et distribution de pornographie juvénile. 


MARC GIGNAC
Drummondville

Le prof d’anglais retraité a été arrêté en mars 2021 pour contacts sexuels sur une élève. De nouvelles présumées victimes se sont manifestées. L’homme de 63 ans fait face à sept autres chefs d’accusation d’exploitation sexuelle, pour des délits sur des ados dans les années 1990. Son procès est prévu en décembre. 


DENIS TIFFOU
Montréal

Photo d'archives

L’ex-prof d’éducation physique au collège Stanislas a téléchargé une image de pornographie juvénile sur un site surveillé par la GRC. En perquisitionnant à son domicile, les policiers ont trouvé des milliers d’images illicites sur son ordinateur. Le quinquagénaire a écopé de 10 mois de prison en décembre 2019. 


LOUIS ROBICHAUD
Jonquière

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Le prof de 40 ans à l’école secondaire Riverside a été condamné à 12 mois de prison en janvier pour avoir entre autres installé une caméra dans la salle de bain d’une amie pour l’épier. Son arrestation avait permis de découvrir dans son ordi des centaines de fichiers liés à de la pornographie juvénile. 


CLAUDE PAQUETTE
Montréal

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Condamné après une rafle dans un « club social » de pédophiles, l’ex-prof de L’Île-des-Sœurs n’avait pas le droit d’être avec des jeunes. Or, l’homme de 38 ans a été arrêté en 2020, car il a proposé, sous une autre identité, de l’aide aux devoirs pour des enfants. Il a écopé de 15 mois de détention pour bris d’ordonnance. 


MARCELO BERTI MARQUES
Montréal

Photo d'archives

Prof à l’École nationale de cirque de Montréal, il a discuté en ligne pendant des mois avec un ancien élève de 15 ans, puis l’a incité à se dénuder devant sa caméra. L’homme dans la quarantaine a écopé de 14 mois de prison pour leurre et incitation à des contacts sexuels en 2018. 


CLAUDE MARSOLAIS
Saint-Jérôme

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Le prof de maths à la polyvalente de Saint-Jérôme, 59 ans, venait de prendre sa retraite lorsqu’il a été épinglé pour possession de pornographie juvénile. Selon nos informations, il avait des milliers de pages illégales sur son ordi. Il a écopé de six mois de prison en juin dernier. 


ALAIN PATRY
Saint-Hubert

Photo d'archives

Il dirigeait le programme parascolaire d’athlétisme de l’école secondaire André-Laurendeau lorsqu’il a été arrêté, en novembre 2021, pour attouchements sexuels sur trois jeunes âgés de 9 à 11 ans. L’homme de 45 ans subira un procès devant juge seul. 


DANY AUBRY
Saint-Pierre-les-Becquets

Le prof à l’école secondaire les Seigneuries a eu des relations sexuelles pendant 10 mois en 2005 avec une étudiante étrangère de 16 ans dans un programme d’échange. En septembre 2020, elle est revenue au Canada afin de livrer son témoignage. Il a été condamné à 54 mois de pénitencier.  


MICHAËL RAYMOND
Montérégie

L’ex-prof d’éducation physique dans des écoles primaires de l’Estrie a écopé de sept mois de prison, en mars dernier, pour avoir touché sexuellement un enfant de sept ans en 2009 et 2010. Les gestes n’ont pas été commis en milieu scolaire, mais Raymond étudiait l’enseignement à l’université à l’époque.  


ANDRÉANNE ROBERT
Sherbrooke

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L’enseignante de sciences à l’école du Triolet a commis des crimes à caractère sexuel sur cinq élèves, âgés de 15 à 17 ans. Elle a notamment envoyé une dizaine de photos d’elle nue à un étudiant, puis elle a dit à un autre qu’elle fantasmait sur lui. Elle a été condamnée en décembre 2020 à 13 mois de prison. 


LAURENT MADORE
Rigaud

Le prêtre de 85 ans a écopé en décembre 2021 de deux ans et demi de détention pour grossière indécence envers quatre garçons entre 1971 et 1986. Le membre des Clercs de Saint-Viateur, qui a enseigné notamment au Collège Bourget, a profité de sa position pour abuser de jeunes étudiants.  


CODY LAGACÉ
Gatineau

L’ex-entraîneur à la polyvalente Nicolas-Gatineau a écopé de 90 jours de prison en 2018, pour avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite à une adolescente de 13 ans dans le but d’avoir des relations sexuelles avec elle plus tard, selon le Ottawa Citizen


SÉBASTIAN LONDONO
Rive-Sud de Montréal

Concierge dans une école secondaire, il a eu 90 jours de prison en 2020 pour des contacts sexuels sur une élève de 15 ans. Même s’il n’avait pas une autorité directe sur la victime, il existait une situation d’abus de confiance, a noté le juge en le condamnant. 


COLETTE CASAUBON
Montréal

Elle a eu des relations sexuelles avec un élève dans les années 1980 alors qu’elle enseignait dans une école primaire d’Outremont. Elle a écopé d’un an de prison en 2020, mais a été libérée après deux mois malgré qu’elle nie être responsable de ce qui s’est passé. 


CLARENCE LEMIEUX
Gaspé

Près de 30 ans après les événements, l’enseignant à la retraite d’une polyvalente de Gaspé a été condamné, en 2021, à 179 jours de prison pour des contacts sexuels sur une victime de 15 ans dans les années 1980. Le septuagénaire porte le verdict de culpabilité en appel. 


FRANÇOIS MATHIEU-POTVIN
Québec

Le prof de génie mécanique à l’Université Laval attend sa sentence pour possession de pornographie juvénile. L’homme de 38 ans détenait des fichiers mettant en scène des fillettes se faisant agresser par des adultes. 


SERGE CARRÉ
Côte-Nord

Il venait de prendre sa retraite à la polyvalente des Berges lorsqu’il a été accusé en 2017 d’avoir agressé une étudiante, 30 ans plus tôt. Il a écopé de quatre ans de pénitencier. Il l’a incitée à lui faire des attouchements, entre 1986 et 1991, alors qu’elle avait moins de 16 ans.  


LÉOPOLD LÉVESQUE
Cabano

L’ex-prof de 79 ans de la polyvalente de Cabano, dans le Bas-Saint-Laurent, a commis des attouchements sexuels sur plusieurs jeunes filles. Les premiers gestes sont survenus en 1977 et il a été arrêté en 2017. Il a écopé d’une peine de deux ans moins un jour en 2019, selon le journal Info Dimanche


RENÉ BOISVERT
Rigaud

L’ex-prof de 58 ans a écopé en 2019 de 90 jours pour avoir glissé sa main dans le pantalon d’une ado. Il avait été condamné en 1988 pour une agression sexuelle, mais avait bénéficié d’un pardon, selon La Voix Régionale, ce qui lui a permis d’enseigner. 


HAROLD VALLÉE
Laval

L’ancien directeur du Centre professionnel et d’entrepreneuriat de Laval a écopé, en 2018, de 90 jours de prison pour des attouchements commis sur la poitrine d’une ado de 16 ans alors qu’il en avait 52. Il lui a aussi envoyé des textos à connotation sexuelle.  


GILLES ROBINEAU
Saint-Hyacinthe

L’homme de 71 ans, prof notamment à l’école primaire Saint-Thomas-d’Aquin, fait face à plusieurs accusations, dont agression sexuelle. Il aurait commis ces actes entre 1976 et 1981 sur neuf mineurs. Il subira son procès dans les prochains mois.  


JEAN RICARD
Valleyfield

L’homme de 60 ans a écopé, en octobre 2019, de six mois de prison pour possession de pornographie juvénile. Les policiers ont trouvé 27 photos et vidéos illégales, selon VIVA Média. Il dirigeait l’école spécialisée Du Parcours, dans un centre jeunesse. 


GRÉGOIRE BERNIER
Les Bergeronnes

L’homme de 77 ans qui a été prof dans une école primaire pendant 40 ans devait subir son procès pour agressions sexuelles, mais il est décédé. Il a été condamné pour des histoires semblables sur des garçons, en 2000 et 2005. 

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