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(Re)découvrir Tilda Swinton en cinq films

(Re)découvrir Tilda Swinton en cinq films
AFP

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Elle a commencé sa carrière dans des productions indépendantes et est à l’affiche de Trois mille ans à t'attendre depuis vendredi. Plongeons-nous dans une filmographie fascinante.

Orlando (1992)

Les premières apparitions à l’écran de Tilda Swinton, tant au cinéma qu’à la télévision, remontent à 1986. Dans le film indépendant Caravaggio, elle donne la réplique à un autre nouveau venu du nom de... Sean Bean. Elle enchaîne les rôles et travaille fréquemment avec le cinéaste expérimental et activiste gai Derek Jarman, mort des suites du sida en 1994. Avec Orlando, adaptation moderne du roman de Virginia Woolfe, la réalisatrice Sally Potter remporte le prix du public à Venise, faisant ainsi connaître Tilda Swinton aux amateurs de festivals.

La plage (2000)

Peu à peu, Tilda Swinton diversifie les cinéastes avec lesquels elle tourne, tout en demeurant fidèle à ses premières amours du 7e art indépendant. Elle accepte un rôle dans The Protagonists (1999) de Luca Guadagnino (Appelle-moi par ton nom) avec qui elle tournera quatre films, dont Suspiria, sorti en 2018. Tim Roth fait appel à elle pour The War Zone, son premier passage derrière la caméra en 1999, et, l’année suivante, son interprétation de Sal, la cheffe d’une espèce de secte dans La plage de Danny Boyle avec Leonardo DiCaprio, la révèle au grand public dans le monde entier.

Michael Clayton (2007)

Sa carrière internationale lancée, Tilda Swinton est du générique de Mondes possibles (2007) de Robert Lepage, Un ciel couleur vanille (2001) avec Tom Cruise, Constantine (2005) avec Keanu Reeves et Les Chroniques de Narnia: l'armoire magique la même année. Dans Michael Clayton, un suspense judiciaire, elle tient le rôle d’une conseillère légale et donne la réplique à George Clooney et Tom Wilkinson. L’Académie des Oscars la nomme alors dans la catégorie de la meilleure actrice de soutien et elle repart avec le trophée, devenant instantanément une vedette des deux côtés de l’Atlantique.

Il faut qu'on parle de Kevin (2011)

Elle poursuit sa carrière sans pour autant succomber aux sirènes des superproductions. Elle travaille avec Jim Jarmush (Les limites du contrôle en 2009, puis l’extraordinaire Les derniers amants en 2014), fait partie de la distribution de Lire et détruire des frères Coen en 2008 et on la voit dans L'étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher avec Brad Pitt la même année tout en reprenant son rôle de la sorcière blanche dans les suites des Chroniques de Narnia. Elle accepte ensuite l’offre de la cinéaste Lynne Ramsay – et sera également productrice exécutive – pour porter à l’écran l’impressionnant drame psychologique Il faut qu'on parle de Kevin, adaptation du roman de Lionel Shriver. Elle y incarne une mère qui doit parvenir à réaliser que son fils – incarné par un tout jeune Ezra Miller – est un psychopathe. Le rôle lui vaudra des nominations aux Golden Globes, aux BAFTA et aux Screen Actors Guild Awards.

The French Dispatch du Liberty, Kansas Evening Sun (2021)

Tilda Swinton commence à travailler avec Wes Anderson en 2012 pour Moonrise Kingdom et sera aussi du film The Grand Budapest Hotel en 2014, puis de L'Île aux chiens en 2018. Après Il faut qu'on parle de Kevin, elle tourne sous la direction de cinéastes aussi diversifiés que Bong Joon-ho (Snowpiercer, le Transperceneige), Judd Apatow (Cas désespéré) ou David Michôd (Machine de guerre). Mais c’est son rôle de l’Ancien dans Docteur Strange qui la propulse dans l’univers hautement convoité par tous les acteurs des films de super héros de Marvel. Sa présence provoque une controverse puisque, dans les comics, le personnage est un homme, de surcroît asiatique.

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