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Course Montréal-Québec : une vague de support pour le petit Malik

Course Montréal-Québec : une vague de support pour le petit Malik
PHOTO COURTOISIE, MARTIN FONTAINE

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Le coureur Patrick Michel a complété sa course de 270 km, répartie sur quatre journées, séparant l’Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, et l’épicerie IGA des Sources Cap-Rouge, à Québec, dans le but de recueillir des fonds pour le jeune Malik Fontaine, qui est aux prises avec une leucémie lymphoblastique aigüe.

L’enfant qui fêtait d’ailleurs ses cinq ans, dimanche, était au fil d’arrivée pour accueillir Patrick Michel. Même s’il n’était pas en pleine forme, en raison des traitements qu’il a reçus tout au long de la semaine, Malik a pu être témoin de toute la vague de soutien à son endroit. Son frère aîné, entre autres, a rejoint la course pour le dernier kilomètre, et il a même reçu un cadeau d’anniversaire des pompiers, qui ont escorté les coureurs lors des cinq derniers kilomètres, en ayant la permission de monter à bord du camion rouge.

«Je n’ai pas l’impression qu’il le réalise. Il sait qu’il y a quelque chose de spécial qui a été fait pour lui. Il était malgré tout content de voir tout ça arriver, a raconté Martin Fontaine, le paternel de Malik, lorsque joint au bout du fil. Mais il est affaibli, donc il n’a pas les mêmes émotions qu’il aurait en temps normal.»

Les émotions étaient palpables quand Patrick Michel a croisé le fil d’arrivée. Elles l’étaient particulièrement pour le père de Malik, qui a suivi, à vélo, le coureur lors de chacune des quatre journées, sur l’ensemble des 270 km.

«C’est sûr qu’il y a un moment un peu émotif quand on voit des gens pleurer parce que quelqu’un a fait quelque chose pour eux. Je trouvais que c’était particulièrement émouvant. Heureusement que j’avais mes lunettes», a lancé Patrick Michel.

«C’était très émouvant. C’était spécial. C’était le feu d’artifice, le moment que j’attendais depuis le départ, a ajouté Martin Fontaine. J’étais très émotif. Les larmes ont coulé. Je voyais les gens et c’était une explosion à l’intérieur pour moi.»

Anciens collègues de travail, les deux hommes se sont perdus de vue quand le père et la mère de Malik, Martin et Mélanie, ont déménagé à Québec. Patrick Michel a toutefois décidé de faire ce test d’endurance quand il a été mis au fait de la situation. Il a d’ailleurs eu la chance de rencontrer Malik pour la première fois au fil d’arrivée.

Il espère d’ailleurs que plus de coureurs expérimentés comme lui mettront leur talent à profit, à l’avenir, afin d’aider comme il le fait. au lieu de le faire pour des médailles.

«On est dans une société où, à chaque fois que quelqu’un a besoin de quelque chose et qu’il en parle, beaucoup de gens disparaissent. Leurs amis ne sont pas là pour les supporter nécessairement. Au travail, il n’y a pas beaucoup de support pour les mamans qui doivent rester à la maison parce que leur enfant est malade.»

Beaucoup d’aide

De l’aide, Martin et Mélanie en ont reçu beaucoup depuis le diagnostic de leur fils. Les deux parents sont d’ailleurs très reconnaissants, peu importe la façon dont l’aide arrive.

Sur le plan du sociofinancement, leur campagne a permis de récolter près de 21 000$ au moment d’écrire ces lignes, avec un objectif établi à 25 000$.

«Ma conjointe et moi, on reste quand même mal à l’aise d’accepter tout ça, mais ça fait chaud au cœur d’avoir de l’aide», a expliqué Martin Lafontaine.

«Il n’y a pas juste l’argent. On a beaucoup d’aide, physiquement, de nos proches qui nous préparent des plats, qui viennent faire du ménage, qui gardent les enfants. Toute cette aide-là est aussi importante.

«On disait aux gens : "ce n’est pas nécessaire de donner de l’argent. Il y a aussi les dons de sang." Malik a eu trois transfusions dans les six derniers mois. Sans transfusion de sang, Malik ne pourrait plus être là. Le don de sang, c’est un don qu’on respecte aussi. Ça ne va peut-être pas aller directement à Malik, mais si quelqu’un donne du sang, ça va aller à quelqu’un qui en a de besoin.»

La prochaine année en sera une particulièrement difficile pour le jeune garçon qui vient de souffler cinq bougies. Il recevra des traitements intenses lors des 27 prochaines semaines, pour une période de soins complète de deux ans.

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