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Élections provinciales: les priorités des Premières Nations touchent l'économie

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Reconnaissance des titres ancestraux, consultations réelles et redevances; les attentes des Premières Nations sont grandes envers les chefs des cinq partis qui entament la course électorale. Et pour les leaders autochtones, c'est l'économie qui arrive en tête de peloton en matière d'enjeux électoraux.

«J'ose espérer que les chefs de partis vont s'engager à reconnaître que les Premières Nations ont des droits et un titre aborigène sur leur territoire respectif et que ça engendre des consultations adéquates de la part des gouvernements, et on peut même parler de redevances», a appelé Gilbert Dominique, le chef de la communauté innue de Mashteuiatsh.

Il souhaite aussi que le futur gouvernement signe rapidement un traité global, dont les pourparlers entre les Innus, Ottawa et Québec seraient sur le point d'aboutir.

Une solution à la pénurie de main-d'œuvre

Si les Premières Nations veulent obtenir leur part des retombées économiques en lien avec des projets développés sur ce qu'il considère leur territoire non cédé, ils ajoutent que les peuples autochtones peuvent grandement contribuer à la reprise économique du Québec durement affectée par la pénurie de main-d'oeuvre.

«On parle souvent de manque de main-d'œuvre et de manque de relève dans les entreprises. Les partis doivent comprendre que les autochtones peuvent être une solution. Pour ça, il faut augmenter le financement pour aider l'entrepreneuriat autochtone et la formation professionnelle ou autre», a commenté Constant Awashish, Grand Chef de la Nation atikamekw, qui tente lui aussi de se faire réélire pour un troisième mandat consécutif.

Crise du logement et santé

Et s'il y a un problème qui touche toutes les communautés autochtones du Québec, c'est bien la crise du logement qui sévit depuis de nombreuses années. «Dans certaines maisonnées, il y a de deux à trois familles. J'ai hâte de voir qu'elles seront les engagements en matière de logement», a déclaré le chef de la communauté anicinape de Kicisakik, Régis Penosway.

Le village algonquin situé en Abitibi-Témiscamingue attend encore d'être branché au réseau d'Hydro-Québec et n'a pas non plus accès à l'eau potable. Le leader se questionne aussi sur la place et l'implication qu'auront les candidats autochtones, s'ils sont élus le 3 octobre prochain.

«Je constate qu'il y en a de plus en plus qui se lance en politique, au provincial et au fédéral. Je vois ça d'un bon œil, mais il faudra voir le rôle qu'ils auront au sein du gouvernement», a poursuivi le chef Penosway.

L'accès aux soins de santé équitable et sécuritaire est également une préoccupation de taille alors que le décès tragique de Joyce Echaquan à l'hôpital de Joliette, en septembre 2020, continue de hanter les ceux et celles qui doivent se rendre dans les établissements de santé du Québec pour recevoir des soins.

«Je sais que c'est un mot qui dérange; le racisme systémique. Mais si on veut continuer d'avancer ensemble, il ne faut pas avoir peur d'appeler les choses par leur nom», a ajouté le Grand chef Awashish.

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