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Qui est Véronique Cloutier?

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Ce n’est pas moi qui pose la question. C’est Louis Morissette, le mari de Véro, qui pose cette drôle de question dans la dernière livraison du magazine... Véro, publié par Louis Morissette.

Morissette «s’inquiète pour l’avenir des contenus culturels québécois, qui peu à peu disparaissent face aux géants américains». 

La question que pose Louis Morissette dans cette chronique est pertinente : pourquoi la jeune génération de Québécois s’abreuve-t-elle à la culture américaine, tellement qu’elle ne connaît plus les grandes vedettes francophones? 

C’est en effet inquiétant. Mais on fait quoi pour sauver notre culture?

  • Écoutez la rencontre Durocher-Dutrizac diffusée chaque jour en direct 12 h 45 via QUB radio :

LES MORISSETTE

Oui, je trouve que Louis Morissette en mène très large.

Oui, je trouve ça gossant quand, sur le site vero.tv de Radio-Canada, on trouve des émissions produites par Louis Morrissette, mettant en vedette Louis Morissette et la petite famille Cloutier-Morissette, le tout payé à même nos impôts.

Mais ça n’enlève rien au talent de l’un et de l’autre. Et Louis Morissette écrit régulièrement des éditoriaux percutants. 

Dans ce plus récent texte, qui a beaucoup circulé sur les médias sociaux, Morissette parle en fait d’un changement de génération. 

Alors que sa génération à lui s’intéressait autant à la culture américaine qu’à des artistes locaux, la nouvelle génération se branche sur Netflix, Spotify ou Amazon... en délaissant la production québécoise.

Il pose la question : «Si Véro a de la difficulté à maintenir l’intérêt de ses propres enfants pour une CHAÎNE QUI PORTE SON NOM, je suis bien inquiet de l’intérêt que portent à notre travail les jeunes de Laval, de Sainte-Julie ou de Beauport.»

Mais je comprends ce que veut dire Morissette. Les jeunes Québécois sont de plus en plus étrangers à leur propre culture populaire, déconnectés de leurs racines.

Selon moi, on a eu l’illustration parfaite de cette aliénation culturelle lorsque Jean-Marc Vallée est décédé de façon tragique à 58 ans. Pour toute une génération, c’était uniquement le réalisateur de Big Little Lies et pas celui du film-culte C.R.A.Z.Y.

Dans son texte, Louis Morissette propose «de bâtir un programme de sauvetage de la culture populaire québécoise» en poussant la culture d’ici dans les écoles. Bonne idée. Mais vous savez ce que disait Victor Hugo : «L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction c’est l’État qui la doit.»

Si un jeune ne voit jamais ses parents lire un livre québécois, écouter une chanson en français ou suivre une série d’ici, il répète le même modèle. 

  • Écoutez la rencontre Nantel-Durocher diffusée chaque jour en direct 15 h via QUB radio :

SAUVER LA CULTURE

En terminant, j’ai une question pour Louis Morissette. S’il s’inquiète sincèrement de l’envahissement de la culture américaine, peut-il m’expliquer pourquoi on retrouve autant de séries américaines traduites sur vero.tv?

Lors de ma visite sur le site hier, j’ai repéré Une femme exemplaire (version française de The Good Wife), Une lutte exemplaire (version française de The good fight), Rizzoli & Isles (une série policière américaine), Younger (une série humoristique des créateurs de Sexe à New York) et Shrill (une série américaine). 

Alors, Louis, on pourrait peut-être commencer par faire le ménage dans sa propre cour?  

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