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«Un bon patron»: quelle semaine!

«Un bon patron»: quelle semaine!
AFP

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Javier Bardem incarne le propriétaire d’une usine de fabrication de balances qui accumule les crises. 

Julio Blanco (Javier Bardem) est à la tête de l’usine familiale. Quinquagénaire sympathique, il traite ses employés avec gentillesse et bienveillance saupoudrées d’un soupçon de paternalisme de bon aloi. Ce qui le motive lorsque s’ouvre cette comédie grinçante? Un prix d’excellence que sa compagnie peut décrocher pour peu que rien ne vienne entacher le dossier parfait de l’entreprise. Mais voilà qu’une succession de problèmes plombe la semaine, le film étant découpé en journées.

Et il y a tout. De son bras droit Miralles (Manolo Solo) qui fait n’importe quoi, d’un ancien employé (Óscar de la Fuente) qui campe devant l’usine en guise de protestation, à l’arrivée d’une nouvelle stagiaire (Almudena Amor) avec laquelle il est facile de deviner ce qui va se produire.

Peu à peu, le spectateur commence à voir Blanco d’un nouvel œil, certaines scènes – celle où les stagiaires féminines se font peser comme du bétail – éclairant le personnage d’une manière bien différente de l’image projetée au début.

Choix de l’Espagne pour les Oscars de mars dernier, «Un bon patron» a raflé six Goya, l’équivalent ibérique des statuettes américaines. Et il y a de quoi... jusqu’à un certain point. Le producteur, scénariste et réalisateur Fernando León de Aranoa effectue des raccourcis au détriment de la profondeur des personnages, misant, dans les dernières «vignettes» journalières sur l’effet boule de neige de l’humour plutôt que sur la surprise. Car, en accumulant de manière trop appuyée les clés permettant de comprendre le personnage de Blanco, il en devient terriblement prévisible.

Note: 3,5 sur 5

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