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Environnement: le plan du PQ «a l’air le plus solide», selon un expert

Environnement: le plan du PQ «a l’air le plus solide», selon un expert
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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L’environnement est l’un des enjeux au cœur de la campagne électorale, notamment du côté du Parti québécois et de Québec solidaire, qui ont proposé deux plans assez ambitieux, mais dont l’impact à court terme pourrait être peu efficace. 

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Les péquistes ont ainsi proposé de réduire de 45 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030, quand les solidaires visent un objectif de 55 %, avec une surtaxe de 15 % sur les véhicules qui consomment plus.

Une analyse menée par l’Institut de l’énergie Trottier laisse cependant entendre qu’il serait difficile d’atteindre une réduction de 40 % sur sept ans, selon Normand Mousseau, professeur titulaire au département de physique de l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut.

En comparant les deux plans proposés, celui du Parti québécois semble donc «le plus solide», selon lui.

«On propose un mode de gouvernance intéressant, avec un budget carbone, mais aussi d’intégrer tous les projets gouvernementaux face à un test climat, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui», a-t-il expliqué au micro de QUB radio, mardi matin.

«Québec solidaire mise beaucoup sur des changements de comportement qui sont très difficiles à imaginer à l’ampleur escomptée», a-t-il aussi indiqué.

La question des infrastructures serait notamment centrale à tout plan environnemental, alors qu’il s’agit d’un aspect manquant.

«On peut encourager les gens à prendre le train, mais s’il n’y a pas de trains, ça ne se fera pas. Penser qu’on peut atteindre ces transformations-là, parce qu’on nous promet quand même 55 % de réduction d’ici 2030, c’est impossible structurellement. On ne peut pas construire des voies ferrées et autres en sept ans», a fait valoir M. Mousseau.

L’augmentation de la production d’électricité ne serait également pas à oublier, notamment dans le secteur du bâtiment.

«Si on oublie les cibles qui ne sont pas tout à fait réalistes, les programmes sont quand même dans la ligne de ce qu’il faut faire», a tout de même ajouté M. Mousseau.

D’après l’expert, la structure gouvernementale déployée par le gouvernement Legault n’est pas efficace.

«La structure qu’on a au gouvernement fait en sorte qu’on ne peut pas y arriver parce qu’il y a plein de ministères qui ont des responsabilités, qui font des investissements importants, mais qui ne sont pas liés par les objectifs climatiques et sur lesquels le ministre de l’Environnement n’a aucun pouvoir», a-t-il soutenu.

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