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Repérée grâce à une vidéo sur YouTube: une firme de réalité virtuelle de Québec séduit l’armée américaine

OVA est en pourparlers avec la US Air Force

Capitaine de corvette Rob (Robert) Ouellette
Photo courtoisie Le capitaine de corvette canadien Rob Ouellette, que l’on voit ici avec les lunettes de réalité virtuelle, souligne que les outils développés par OVA répondent à des besoins concrets en matière de formation.

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Après avoir décroché près de 8 millions $ de contrats de l’armée canadienne, la firme de réalité virtuelle de Québec OVA pique maintenant la curiosité de l’armée de l’air américaine.

«Ils nous ont trouvés grâce à une vidéo YouTube», raconte Harold Dumur, président fondateur de l’entreprise OVA, qui a mis au point l’outil StellarX permettant de créer facilement du contenu 3D.

«On vient de rencontrer l’armée américaine. On est en contact pour travailler avec eux. On sera bientôt dans la poutine pour de beaux projets», lance l’homme d’affaires de 37 ans, qui les a rencontrés à Orlando en juillet dernier.

Fondée il y a à peine huit ans, sa techno d’une trentaine d’employés de Québec vient de décrocher un contrat de 5,5 millions $ avec l’armée canadienne pour les aider à créer un campus dans le métavers.

En gros, la Marine royale canadienne veut se servir de la réalité virtuelle pour montrer aux soldats comment effectuer diverses manœuvres sans avoir besoin d’aller physiquement dans les lieux habituels de simulation.

Dans ce cas-ci, les algorithmes de l’intelligence artificielle répondent à des besoins concrets de formation de main-d’œuvre.

«On est très fier du projet parce que l’on voulait moderniser notre système d’instruction», explique au Journal dans un excellent français le capitaine de corvette Rob Ouellette.

«On peut utiliser les lunettes de réalité virtuelle pour créer des scénarios et voir l’équipement», souligne-t-il. 

Économie d’argent

Pour lui et son équipe, la technologie permettra d’apprendre comment jeter l’ancre grâce à la réalité mixte (souvent appelée réalité augmentée).

«Aller sur un bateau, ça coûte au minimum 100 000 $ par jour, alors ils économisent énormément», explique Harold Dumur, le fondateur et grand patron d’OVA.

«Ça vient faire économiser à tout le monde parce qu’à la fin, c’est le contribuable qui paye ce 100 000 $ là», illustre-t-il.

Les Forces armées canadiennes pourront désormais s’entraîner dans un bâtiment virtuel plutôt que dans un vrai édifice aux mêmes dimensions qu’un navire, pour des simulations de feu par exemple.

L’exercice immersif moins coûteux, et moins lourd, sera également plus précis et plus efficace, soutient Harold Dumur d’OVA.

«En immersion, on garde l’attention plus longtemps qu’en 2D. L’attention passe de 46 % à 92 %. On retient plus l’information», avance-t-il.

Pour le capitaine de corvette Rob Ouellette, l’utilisation de la réalité virtuelle est une bonne façon d’aider la centaine de matelots à prendre du galon.

«S’il y a des blocages, on peut voir l’effet sur les équipements», dit-il.

«On est fier de notre partenariat avec une entreprise canadienne», conclut-il.

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