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Immigration: voici la réalité toute nue

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L’immigration s’invite dans cette campagne électorale avec la subtilité d’un éléphant. 

80 000 par année? 75 000? 50 000? 35 000? 

Le PLQ et QS en veulent toujours plus, car ils importent leur futur électorat.

La CAQ prône le maintien du seuil actuel. On ne brasse rien quand on a 25 points d’avance dans les sondages.

Seul le PQ propose de réduire le volume accueilli.

Débat

Forcément, les médias interrogent les «experts».

Nombre de ceux qui passent pour des experts ont des biais idéologiques. 

L’IRIS, par exemple, propose systématiquement des positions qui sont des copier-coller de celles de QS.

Interroger un lobbyiste patronal à titre d’«expert» est une fumisterie : le patronat veut du cheap labour, tout simplement.

Au fil des ans, le débat a néanmoins progressé.

  • Écoutez Joseph Facal au micro de Richard Martineau, sur les ondes de QUB radio :

Il est établi aujourd’hui que l’immigration ne règle pas la pénurie de main-d’œuvre parce que les immigrants consomment des services qui exigent, eux aussi, de la main-d’œuvre, et parce que les profils des nouveaux arrivants ne correspondent pas aux profils des emplois vacants.

C’est sans compter la pression sur les finances publiques dans les premières années de leur arrivée, sur la disponibilité des logements, sur la langue française, etc.

Il est par ailleurs impossible de calculer objectivement nos besoins avant de décider du nombre parce que trop de variables sont en jeu simultanément : économiques, financières, culturelles, politiques, linguistiques, religieuses, etc.

Résumons le dilemme aussi simplement que possible.

Le gouvernement fédéral a décidé d’ouvrir les vannes : il vise près d’un demi-million de nouveaux arrivants en 2024, encore plus par la suite.

Le Québec reçoit déjà, en proportion de sa population, sans la moindre augmentation supplémentaire, deux fois plus d’immigrants que les États-Unis, avec les seuls pouvoirs d’une province.

Il a perdu le contrôle de son immigration en raison de l’explosion de l’immigration temporaire non plafonnée contrôlée par Ottawa.

Si le Québec n’adopte pas le rythme délirant – il n’y a pas d’autre mot – d’Ottawa, sa minorisation au sein du Canada ira en s’accélérant.

Ce sera l’acadianisation du français.

S’il suit le rythme fédéral pour préserver son poids, ses capacités d’intégration, déjà dépassées, achèveront d’être anéanties.

Et ce sera... l’acadianisation du français.

Le Québec sera un gros Nouveau-Brunswick avec une métropole qui ressemblera à Toronto.

L’étape suivante sera la louisianisation.

En passant, des penseurs subtils s’inquiètent de la montée du racisme et de la xénophobie. 

Se pourrait-il que le sentiment d’être submergé y soit pour quelque chose?

Sortir

Si on veut que le français survive autrement que sur le mode de la curiosité folklorique, le Québec doit reprendre le contrôle de son immigration et accueillir des volumes moindres qu’à l’heure actuelle.

Justin Trudeau a répondu à cette demande de François Legault en trois secondes : non.

Il ne reste donc qu’une solution pour reprendre ce contrôle : sortir du Canada.

Vous avez une autre solution? Je veux l’entendre.

Tout le reste n’est que babillage et miroir aux alouettes.

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