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«La fin de Wonderland»: transsexualité et porno

«La fin de Wonderland»: transsexualité et porno
Photo courtoisie

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Tara Emory, réalisatrice de films pornos déjantés – pensez à «Barbarella» en mode grunge post-industriel, mais rose bonbon – est le sujet peu conventionnel du documentaire «La fin de Wonderland» de la cinéaste Laurence Turcotte-Fraser. 

Depuis qu’elle est toute petite, Tara Emory a un imaginaire débridé. La raison en est-elle l’accumulation d’objets de toutes sortes faite par son père, sa collection de Beetle de Volkswagen notamment, voitures qu’il laissait dans la cour avant de leur maison.

Tara est également transsexuelle, ce qui imprègne son parcours artistique. Celle qui se définit comme une «micro célébrité» à l’heure des réseaux sociaux s’est lancée dans le cinéma porno pour se faire de l’argent. Elle rééexamine son parcours, parle de ses créations avec sincérité à Laurence Turcotte-Fraser. Robots éjaculateurs, collection de jouets sexuels, etc., voici de quoi est fait le quotidien de Tara. Mais c’est aussi la fin, puisque les locaux de son studio de Wonderland sont en train d’être vendus par son propriétaire.

On comprend rapidement les raisons qui ont poussé Laurence Turcotte-Fraser à choisir Tara comme sujet de ce documentaire. Tout y est étonnant et légèrement décalé, comme si le studio de Wonderland nous renvoyait une image modifiée du célèbre ouvrage de Lewis Carroll. Adhère-t-on complètement? Non. Car on sent toujours une distance, peut-être parce que Tara ne se livre pas totalement, parce que sa réserve est perceptible. À moins qu’il ne s’agisse d’un choix éditorial...

  • Note: 3 sur 5
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