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«Pinocchio»: réinventer la roue?

PINOCCHIO
Photo courtoisie, Disney

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Cette nouvelle version du classique de Disney dans laquelle Tom Hanks incarne Geppetto est-elle nécessaire? Ça dépend de votre âge... 

Le projet flotte dans l’air des studios de la souris depuis 2015. Quelques retards et réécritures de scénarios plus tard – celui du film présenté est cosigné par Robert Zemeckis et Chris Weitz («Twilight – Tentation», notamment) –, c’est Robert Zemeckis qui se retrouve derrière la caméra de cette production en prises de vues réelles.

Réelles? Oui, jusqu’à un certain point. Tom Hanks enfile, avec beaucoup de conviction, les vêtements de Geppetto, créateur et père de sa marionnette Pinocchio, le bambin de bois ressemblant à s’y méprendre à son ancêtre animé, étant l’oeuvre des spécialistes visuels, tout comme les animaux dotés de parole, y compris Jiminy Cricket qui est doublé, en version originale, par Joseph Gordon-Lewitt. Les personnages «humains», eux, sont campés par des acteurs. Les cinéphiles reconnaîtront donc Cynthia Erivo en Fée bleue ou Luke Evans en cocher de la diligence transportant les enfants de l'Île des plaisirs.

L’histoire demeure, à quelques exceptions près, la même que celle du dessin animé de 1940, lui-même adapté du conte de Carlo Collodi de 1881, revu et quelque peu «corrigé» par les studios Disney. Les dépoussiérages de Robert Zemeckis pour la réalisation et le scénario et de Chris Weitz pour le scénario sont parfois les bienvenus. Les scènes dans l’Île des plaisirs sortent grandement bonifiées de l’exercice, tout comme l’ajout du personnage d’une jeune danseuse dans le cirque de Stromboli qui apporte une émotion supplémentaire. Les dialogues de Grand Coquin (son complice Gédéon reste muet) sont plus humoristiques et donc moins inquiétants.

Pour les amateurs du classique – après tout la mélodie de «When You Wish Upon a Star» est incluse dans tous les films de Disney –, ces changements n’apportent, au fond, pas grand-chose... sauf une envie de revoir le film d’animation de 1940 (ainsi que celui de Guillermo del Toro, prévu pour le 9 décembre prochain via Netflix). Les enfants, eux, n’y verront que du feu et après tout, n’est-ce pas le principal?

  • Note: 3 sur 5
  • «Pinocchio» est disponible via Disney+ dès le 8 septembre.
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