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La victoire de Pierre Poilievre pourrait raviver la flamme indépendantiste, selon PSPP

La victoire de Pierre Poilievre pourrait raviver la flamme indépendantiste, selon PSPP
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

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La victoire de Pierre Poilievre à la tête du Parti conservateur sur la scène fédérale va «exacerber» une réflexion chez les Québécois par rapport à leur appartenance au Canada, croit le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon.

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Le ton incisif et provocateur du nouveau chef conservateur pendant la course à la chefferie, qui ne cadre pas avec celui du PQ, a précisé M. St-Pierre Plamondon, pourrait raviver la flamme indépendantiste de certains.

«Clairement, cette course du Parti conservateur ne ressemble pas au ton qu’on utilise au Québec», a-t-il affirmé.

«Et ça peut amener des Québécois et des Québécoises à se demander: qu’est-ce qui nous rattache au reste du Canada dans cette équation Trudeau-Poilievre? a-t-il illustré. Qu’est-ce qui nous rattache au reste du Canada dans cette obligation qu’on aurait, peu importe le gouvernement, d’envoyer des milliards de notre argent dans le sable bitumineux de l’Alberta. Je pense que ça va exacerber certaines réflexions par rapport à notre avenir.»

Le chef du PQ se garde toutefois de qualifier cette victoire de bonne ou de mauvaise nouvelle.

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Wokisme et langue française

Pourtant, lors de son discours de victoire samedi soir, M. Poilievre a vanté, en français, la nation québécoise. Il a affirmé vouloir donner de l’espoir aux Québécois afin qu’ils reprennent le contrôle sur leurs décisions au lieu d’être «contrôlés» par un gouvernement «centralisateur» et «woke à Ottawa». Il a ajouté que la langue française occupait une place toute spéciale dans son cœur.

«Mon père, qui a des origines canadiennes-françaises [...], m’a transmis l’importance de préserver le français», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les conservateurs au pays ont beaucoup à apprendre des Québécois.

«Les Québécois défendent leur patrimoine, leur culture et leur langue. Ils ne s’excusent pas. La nation québécoise tient tête au wokisme», a-t-il déclaré.

«Si M. Poilievre aime le français et veut être un défenseur du français, c’est une bonne chose», a réagi Paul St-Pierre Plamondon. Mais il n’en demeure pas moins que les deux chefs ont des intérêts opposés, a-t-il précisé.

«Il y a plein de sujets pour lesquels on peut être très, très amicaux et respectueux, mais nos intérêts ne sont pas réconciliables et ça va ressortir clairement, je crois, de ce qu’on a vu de la campagne conservatrice», explique-t-il.

Il cite en exemple la place de la religion dans l’ouest du Canada, qui n’est pas la même qu’au Québec.

«On dépense de nos poches à travers nos impôts envoyés à Ottawa deux milliards et quelques en cadeaux et en subventions à l’industrie pétrolière, et ça c’est sous un gouvernement Trudeau qui se vante de planter des arbres et d’aimer l’environnement. Imaginez, sous un gouvernement conservateur Poilievre, comment cet enjeu, cet intérêt sont irréconciliables», a-t-il ajouté.

Quant au wokisme évoqué par le M. Poilievre et le fait que le Québec y tiendrait tête, M. St-Pierre Plamondon confirme que la province a une conception différente de celle du reste du Canada. «Ça... c’est clair», a-t-il ajouté.

Il cite le multiculturalisme, la liberté d’expression et la culture d’annulation, notamment. Il précise toutefois que le mot «wokisme» est le terme de M. Poilievre et non le sien. 

«Le problème avec ce mot est que ça inclut tout et rien», a-t-il dit.

«Il y a des fossés, et le premier que j’identifie est l’environnement, la place de la religion, l’individualisme, la liberté d’expression; il y en a plusieurs», poursuit-il.

«Nous, au Québec, je pense qu’on a plus à cœur la liberté d’expression, explique-t-il. Éliminer des mots, au Québec, il n’y a pas de soutien à ça. Alors qu’au Canada, ça semble aller de soi, retirer des livres dans des bibliothèques.»

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