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Suzuki must speak French

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On est rendu là. 

Au Québec, on se fait traiter d’intolérants et de bébés gâtés parce qu’on exige (non, même pas, on demande du bout des lèvres) que le capitaine du tricolore parle français.

La seule langue officielle est le français, le hockey est LE sport national, mais on devrait s’écraser et ne surtout pas trop en demander à de pauvres petits Ontariens payés pour pousser la rondelle pour la Sainte-Flanelle. 

J’ai vraiment hâte que les Québécois se fassent greffer une colonne vertébrale et arrêtent de s’excuser de parler français.

  • Écoutez la rencontre Durocher - Dutrizac diffusée chaque jour en direct 12 h 40 via QUB radio :

RÉVEILLEZ-VOUS !

Quand on a appris que François Legault souhaitait que Suzuki améliore son français, Elizabeth Zogalis, journaliste à Global News, a partagé avec ses amis Twitter le commentaire d’une anglo qui disait : « Je hais ça ici (au Québec) des fois. Je suis tellement fatiguée de ça. » Ben coudonc ! Des anglos qui sont fatigués que des francos défendent le français...

En réaction aux commentaires de Legault sur Suzuki, le chroniqueur du National Post Chris Selley a répliqué que c’était une preuve que le Québec n’est pas une province « normale ». 

Puis il a précisé sa pensée. « Voici le premier ministre qui avait promis de mettre de côté les chicanes amères et les préoccupations du passé pour se concentrer sur l’économie ».

Donc pour cet auguste chroniqueur, on ne peut pas mâcher de la gomme et marcher en même temps, parler d’économie et défendre le français. Et puis c’est quoi, cette idée que promouvoir le français c’est une chicane et un truc ringard et dépassé ?

Chris Selley trouve-t-il que c’était « dépassé » en 2019, quand le Toronto Sun parlait de la jeune recrue Vladimir Guerrero fils en affirmant que les Blue Jays encourageaient ce jeune joueur hispanophone à « se plonger dans l’anglais » ? 

Le directeur général Ross Atkins disait : « L’équipe a fait du développement de ses capacités de communication (en anglais) une priorité ».

Les gens de Toronto qui font de l’anglais une « priorité » se sont-ils fait traiter d’intolérants ? 

TSN (The Sports Network) demandait hier en anglais à ses fans sur Twitter : « Est-ce que ça devrait être obligatoire pour Suzuki comme capitaine d’apprendre le français ? » Vous devriez voir la quantité de Québécois francophones qui ont répondu qu’il étaient tannés du vieux débat sur la langue et que la seule chose importante c’était qu’il joue bien.

Ce n’est pas la première fois que je vous le dis : la vraie menace au français au Québec, ce ne sont pas les anglophones crinqués, ce sont les francophones soumis.

  • Écoutez la rencontre Nantel – Durocher à l’émission de Sophie Durocher diffusée chaque jour en direct 15 h via QUB radio :

DE KESSÉ ?

On sait que Suzuki a passé l’été à pratiquer le français avec la plate-forme Babbel. Mais on peut aussi lui faire des suggestions culturelles pour améliorer son français. 

Par exemple, une chanson de deux jeunes vedettes québécoises Fouki et Alicia Moffett. 

La chanson s’intitule Ciel et voici un échantillon des paroles : 

« You can roll but I fly / She get low when I’m high / Imma do what I want /Did it big ‘til I die / Nobody can’t stop me no / On the road comme un trucker / Pensez pas qu’c’est easy no / Fallait work/ Yeah wo / Where is he ? / On l’a cherché partout dans la ville / Le pauvre a la cervelle en travaux / Where is he ? / Tu peux pas laisser l’oiseau dans son nid »

Le français ? Pensez-pas que c’est easy...

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