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Montréal fait partie de l’histoire du baseball

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Photo AFP Pour la première fois jeudi, neuf frappeurs latins étaient insérés dans une formation partante du baseball majeur. De gauche à droite, Rene Pinto, Yandy Diaz, Wander Franco, Isaac Paredes, David Peralta, Harold Ramirez, Jose Siri, Manuel Margot, et Randy Arozarena.

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Hier matin, j’avais l’intention d’analyser le rendement des Blue Jays qui font flèche de tout bois depuis une douzaine de parties. Mais ce sont les joueurs des Rays de Tampa Bay qui m’ont fait changer d’avis. Pourquoi ? À cause de Roberto Clemente. 

La ville de Montréal a joué un rôle important dans l’histoire du baseball majeur. En 1946, les Royaux de Montréal alignaient au sein de leur formation le premier joueur afro-américain qui a évolué dans le baseball professionnel en Jackie Robinson.

Huit ans plus tard, soit en 1954, il y avait un jeune joueur latin, natif de Porto Rico, qui portait les couleurs des Royaux, Roberto Clemente. Son gérant, Max Macon, avait reçu les directives du directeur-gérant des Dodgers de Brooklyn, Buzzie Bavasi, de l’utiliser le moins possible, car les Dodgers ne voulaient pas le perdre au repêchage hivernal.

Erreur majeure

Branch Rickey, qui avait fait signer un contrat à Jackie Robinson avec les Royaux était devenu le directeur général des Pirates de Pittsburgh. Il connaissait bien Roberto Clemente à l’époque qu’il dirigeait les Dodgers. Lors du repêchage amateur du baseball en 1954, le premier choix appartenait aux Pirates. Ce n’était pas compliqué pour Rickey, il a choisi Roberto Clemente.

J’étais jeune lorsque j’ai vu à l’œuvre Clemente avec les Royaux. Cependant, en 1969, à l’une des premières visites des Pirates au parc Jarry, je lui ai confié que j’étais parmi les jeunes gamins qui allaient le voir au stade De Lorimier. Il s’est lié d’une grande amitié avec l’organiste des Expos, Fernand Lapierre, qui jouait toujours ses airs favoris quand il se présentait au bâton. 

Faits saillants de sa carrière 

Roberto Clemente a passé toute sa carrière dans le baseball majeur avec les Pirates de Pittsburgh, soit 18 saisons. Il a fait partie de deux équipes gagnantes de la Série mondiale, a été nommé joueur par excellence de la Ligue nationale en 1966, quatre championnats des frappeurs, 12 gants d’or consécutifs en défensive et 13 présences au match des étoiles. Roberto a été le premier joueur des Caraïbes et d’Amérique latine à remporter une Série mondiale en tant que joueur en 1960, à recevoir le prix du joueur par excellence de la ligue en 1966 et lors de la Série mondiale en 1971. À son dernier match en carrière en 1972, à l’âge de 37 ans, il a frappé son dernier coup sûr en carrière, son 3000e.

Triste journée dans ma vie

Le 31 décembre 1972, je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais assis avec mon père dans le salon familial à Anjou lorsqu’on a appris que Roberto était disparu dans un écrasement d’avion en mer à l’âge de 38 ans alors qu’il était en route pour le Nicaragua pour apporter de l’aide aux victimes d’un tremblement de terre. L’avion et son corps n’ont jamais été retrouvés. Une de mes idoles de jeunesse, Clemente, tout comme Jean Béliveau, m’a incité à m’impliquer dans des œuvres communautaires. 

Quelques mois après son décès, il a été intronisé au Temple de la renommée. Aujourd’hui, le baseball majeur décerne le prix Roberto-Clemente au joueur qui « illustre le mieux le sport du baseball, l’esprit sportif, l’engagement communautaire et la contribution de l’individu à son équipe ». 

Pour la deuxième année consécutive, Bo Bichette est le candidat des Blue Jays en lice pour l’obtention de ce prestigieux prix. Le joueur d’arrêt-court ne compte pas ses heures pour aider un refuge pour sans-abri à St. Petersburg en Floride. Il parraine également des camps de baseball en se chargeant de la facture des coûts d’équipement.

Jeudi historique

Le défunt et réputé journaliste du Journal de Montréal Guy Émond utilisait souvent l’expression « sans le savoir ». Jeudi après-midi contre les Jays, le gérant des Rays, Kevin Cash, a accompli un exploit du baseball majeur, comme il l’a si bien décrit, « sans le savoir ». 

C’était la première fois que neuf frappeurs latins étaient insérés dans une formation partante et pour l’occasion, ils portaient tous le numéro 21 de Roberto, car c’était la journée Roberto Clemente dans le baseball majeur. 

Cependant, sans le savoir, le gérant des Rays a permis à la ville de Montréal de faire partie une autre fois de l’histoire du baseball, car il ne faut pas oublier qu’à tout jamais, lorsqu’on mentionnera cette journée historique, il y aura une référence à Clemente qui a joué au stade De Lorimier. 

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