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L’immigration illégale et l’exemple républicain

Des immigrants illégaux traversaient la frontière au chemin Roxham, le 27 avril dernier.
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Des immigrants illégaux traversaient la frontière au chemin Roxham, le 27 avril dernier.

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C’est fou comme il est facile de s’enfermer dans la rectitude politique au point de perdre contact avec la réalité. Prenez l’exemple de l’immigration.

D’abord, pour en discuter sans soulever d’injustes critiques, il faut commencer par indiquer qu’on est en faveur des immigrants. Nous connaissons tous des immigrants fantastiques qui ont enrichi le Québec. J’irais même jusqu’à dire qu’une majorité d’immigrants a contribué positivement au Québec.

Oui, mais il y a les autres. Les autres dont personne ne veut réellement, qui sont bien souvent des immigrants illégaux, que de bonnes âmes essaient d’appeler par d’autres noms, en utilisant le terme de « migrants » par exemple.

Les défenseurs de ces immigrants illégaux utilisent des arguments moraux pour justifier leur arrivée en masse. Nous sommes si riches, ils sont si pauvres ; nous sommes en sécurité, ils ne le sont pas, etc.

Ou encore, ils évoquent des lois et des traits internationaux, comme si les peuples étaient faits pour les lois et non pas l’inverse.

Triste réalité

La triste réalité est que bien souvent ces immigrants illégaux n’ont pas le niveau d’éducation requis pour s’incorporer harmonieusement aux sociétés des pays industrialisés. Dans plusieurs cas, ils ne peuvent pas non plus répondre aux critères pourtant très généreux qui leur conféreraient le statut de réfugiés.

Ainsi, plus de la moitié d’entre eux ne gagne pas le droit de rester au Canada.

Mais combien y demeurent tout de même, évanouis dans la nature ? Mystère.

La décision récente du gouverneur de Floride d’envoyer quelques dizaines d’immigrants illégaux en face de Cap Cod, dans l’île Martha’s Wineyard, une des destinations les plus courues par de richissimes dirigeants démocrates, a été dénoncée comme une terrible instrumentalisation politique des immigrants illégaux.

Pour faire bonne figure, la petite société de l’île s’est mobilisée pour aider ces immigrants illégaux. Plusieurs seront employés comme domestiques dans des manoirs de l’île. Mais le gouverneur de Floride veut y envoyer des centaines d’autres illégaux. Les Texans font la même chose et ils remplissent d’immigrants illégaux des avions à destination de villes sanctuaires comme Chicago ou New York.

Changer de politique

C’est que les électeurs de ces villes, comme leurs dirigeants démocrates, n’ont pas à enjamber sur les trottoirs, littéralement, les milliers d’immigrants illégaux qui y dorment, comme c’est le cas dans des villes plus au sud.

Si cette politique de transferts forcés d’immigrants se poursuit, que diront les démocrates lorsque des campements illégaux de multiplieront ou que les ressources des localités seront drainées par les immigrants illégaux ? Gageons qu’ils abandonneront la politique des bons sentiments.

Nous devrions faire la même chose avec les immigrants illégaux qui traversent le chemin Roxham et les expédier sur le parvis du parlement à Ottawa ou dans les petites villes canadiennes-anglaises qui votent libéral ou NPD.

Il se pourrait que leur vision sur l’immigration illégale change.

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