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Pas d’enquête sur la gestion des fonds pour lutter contre la violence armée à Montréal

Pas d’enquête sur la gestion des fonds pour lutter contre la violence armée à Montréal
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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L’administration Plante a fermé la porte mardi à l’idée d’une enquête indépendante sur la gestion des fonds que la Ville a reçus du gouvernement pour lutter contre violence armée. 

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Lors du conseil municipal, l’opposition officielle a réclamé une enquête indépendante du Bureau de la vérificatrice générale (BVG) pour qu’elle se penche sur la situation. Une demande toutefois rejetée par l’administration Plante.

«Dans le contexte de montée de la violence armée, il est impératif, pour donner cette confiance, qu’une enquête indépendante soit réalisée avec la plus grande transparence pour montrer que les sommes allouées en sécurité publique soient bien utilisées», a soutenu le maire de l'arrondissement de Saint-Laurent et membre de l'opposition, Alan DeSousa.

En août dernier, notre Bureau d’enquête a révélé que le gouvernement du Québec s’inquiétait que des fonds qu’il avait octroyés à la Ville pour augmenter les effectifs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) auraient plutôt servi à financer d’autres programmes municipaux. Des informations qui ont également été rapportées par La Presse.

À la suite de ces reportages, la mairesse Valérie Plante avait fait une sortie publique où elle a nié que son administration ait définancé de manière «déguisée» le SPVM.

Au conseil municipal, l’administration Plante a utilisé la majorité qu’elle y détient pour refuser l’idée.

«Les insinuations sur lesquelles ça se base sont graves, inacceptables, et fausses. Notre gestion des finances publiques est irréprochable», a assuré Dominique Ollivier, présidente du comité exécutif de la Ville. «Nous n’avons absolument rien à cacher. Nos livres sont ouverts», a-t-elle indiqué.

Pour justifier le refus d’une enquête publique, elle a prétexté que le Bureau de la vérificatrice générale a une indépendance absolue, et que le conseil municipal ne peut la mandater pour «conduire un audit».

Une affirmation toutefois fausse.

«Le vérificateur général doit, chaque fois que le conseil municipal lui en fait la demande, faire enquête et rapport sur toute matière relevant de sa compétence. Toutefois, une telle enquête ne peut avoir préséance sur ses obligations principales», est-il précisé sur le site du BVG.

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