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Des lames bien affûtées

Campeau arcs
Photo courtoisie Gino Bertoldi et son équipe affûtent plus d’un million de lames annuellement. Un des techniciens montre sur ce cliché comment manier une queue-de-rat.

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Peu importe le type de gibier qu’un nemrod souhaite éviscérer, il est important qu’il puisse compter sur un outil qui fera du bon travail.

Un couteau pliant, d’une seule pièce ou sous forme de canif, peut rendre de fiers services à son utilisateur en situation de chasse et sur le terrain. Toutefois, quand sa lame est émoussée, le manieur doit forcer davantage pour effectuer ses coupes et détacher certaines pièces. C’est à ce moment que toutes sortes d’accidents peuvent se produire étant donné que le métal ne glisse pas comme il le devrait au contact de la chair.

Un spécialiste

La firme Centre d’affûtage Bertoldi de Laval est en activité depuis 1902. Le propriétaire actuel, Gino, est le quatrième de la génération des Bertoldi. 

« Avant de se servir d’un outil, il faut vérifier qu’il est bien coupant. Le vieux truc de faire glisser la lame sur son ongle, de la peau sous forme de cuticule jusqu’à l’extrémité est très révélateur. Si la lame donne l’impression de vouloir s’immobiliser ou de s’enfoncer, elle est prête pour le travail. Si en revanche elle égratigne et glisse, procédez à un aiguisage en règle », explique l’expert interrogé qui est également un chasseur aguerri.  

Conseils

Empoignez un outil appelé queue-de-rat pour redonner le tranchant voulu. La bonne technique consiste à faire glisser en alternance de chaque côté la lame dans un angle de 20 à 25 degrés, du talon du couteau vers la pointe, en descendant vers le bas.

Si vous préférez utiliser une pierre, servez-vous d’une version de 80 grains pour effectuer un affûtage rapide. Puis, recommencez avec une pierre de 120 grains pour obtenir une belle finition.

À éviter

Selon M. Bertoldi, les nemrods devraient trimballer avec eux une deuxième lame pour procéder à tous les travaux autres que ceux concernant le gibier. Par exemple, il n’est pas recommandé d’utiliser le même couteau pour trancher des cordages, ouvrir des boîtes, tailler des branches ou des lanières de bois, etc. 

Après le coup de feu, ne tentez pas de sectionner la peau à rebrousse-poil ni de couper les pilosités. Il est préférable de pratiquer une petite ouverture et, ensuite, de l’inciser par en dessous tout en protégeant les viscères.

Si vous devez trancher un os, servez-vous d’un autre outil que votre lame pour ne pas la gâter. N’appliquez pas non plus de pression sur l’ossature et ne frappez jamais, au grand jamais sur votre couteau en espérant casser un os. 

Quand vous faites boucherie, utilisez une planche à découper en polyéthylène ou en bois de préférence. À la fin des opérations, plusieurs sont tentés de gratter la surface de travail avec leur lame. Sachez que cette pratique l’endommage à chaque fois.


Pour en savoir plus ou faire appel à leur service, composez le 450 688-6868 ou visitez le bertoldis.com.

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