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(Re)découvrir Mel Gibson en cinq films

(Re)découvrir Mel Gibson en cinq films
AFP

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Pas évident de résumer l’immense carrière du producteur, réalisateur et acteur Mel Gibson, 66 ans, en cinq films... 

«Mad Max» (1979)

Né à New York, Mel Columcille Gerard Gibson est le sixième de 11 enfants. Toute la famille déménage en Australie lorsqu’il a 12 ans et il fait des études au National Institute of Dramatic Art de Sydney. Il se dirige immédiatement vers le théâtre – et continuera jusqu’en 1993 avec «Love Letters» qui le verra donner la réplique à Sissy Spacek –, même s’il accepte de petits rôles dans des productions télévisées puis cinématographiques. Un certain George Miller lui offre alors le rôle principal d’une dystopie. Le salaire de 15 000 $ est intéressant, mais il poursuit néanmoins son activité sur les planches tout en courant les auditions de productions pour le grand écran.

«L’année de tous les dangers» (1982)

Peter Weir le remarque et le choisit pour son remarquable «Gallipoli» (1981). Son interprétation d’un soldat de la Première Guerre mondiale lui vaut son premier trophée, celui du meilleur acteur du Australian Film Institute. C’est donc à lui que pense immédiatement le cinéaste pour «L’année de tous les dangers», magnifique chronique d’un journaliste pris dans le chaos du coup d’État contre le président Sukarno et qui tombe amoureux d’une attachée militaire britannique (Sigourney Weaver). Le long métrage plaît et Linda Hunt remporte l’Oscar de la meilleure actrice de soutien. «Mad Max 2», qui sort la même année, devient un immense succès aux États-Unis. Dans la foulée, on voit Mel Gibson dans «Le Bounty» (1984) aux côtés de grosses pointures telles qu’Anthony Hopkins, Laurence Olivier et Daniel Day-Lewis.

«Cœur vaillant» (1995)

C’est finalement pour «Mad Max: au-delà du dôme du tonnerre» (1985) qu’il touche 1 million $ de salaire. Pas de doute, il est lancé. Et il n’arrête pas, acceptant tous les rôles qui lui permettent de se construire une carrière solide. Il tourne avec Sissy Spacek, Diane Keaton, prend deux ans de vacances et accepte d’incarner Martin Riggs dans «L’arme fatale» (1987) et ses suites. On le voit dans «Tequila Sunrise» (1988) ou «Hamlet» (1990). Mais il ne peut s’empêcher de lorgner la réalisation. Il se fait la main avec «L'Homme sans visage» (1993) avant de s’attaquer à l’épopée historique «Cœur vaillant» pour lequel il chausse également les habits de producteur, et ce, pour la première fois. Le succès est mondial et le long métrage – dans lequel on voit d’ailleurs Sophie Marceau – récolte pas moins de 10 nominations aux Oscars et cinq statuettes dorées. Mel Gibson est désormais un poids lourd dans l’industrie, ce qui lui permet d’obtenir un salaire de 25 millions $ pour «Le patriote» (2000), un record à l’époque.

«La Passion du Christ» (2003)

Ce catholique fervent, ultra conservateur dans la vie privée, ponctuel et discipliné dans la vie professionnelle, a un côté sombre. L’alcool d’abord – il est interdit de conduite en Ontario en 1984, tente une cure de désintoxication en 1991, parle publiquement des AA en 1992 – puis ses propos tendancieux. En 1991, il tient des propos homophobes dans la presse espagnole... Mais cette aura ne l’empêche pas de se lancer dans un projet qu’il caresse depuis longtemps, celui de mettre en scène les dernières heures de la vie de Jésus... en hébreu, latin et araméen. Le succès dépasse tous les espoirs en engrangeant 612 millions $ en salle l’année de sa sortie et le long métrage est aujourd’hui le film chrétien le plus rentable jamais produit. Il réitère avec «Apocalypto» (2006), écrit en langue yucatèque et qu’il finance lui-même. Le succès financier est, par contre, nettement moindre, même si bon nombre de grands noms de Hollywood – dont Martin Scorsese et Quentin Tarantino – louent la vision de Mel Gibson.

«Father Stu» (2022)

Mais les «affaires» rattrapent Gibson. Son arrestation en 2006 laisse voir son côté antisémite, qu’il met sur le compte de l’alcool. En 2009 et 2010, la médiatisation de ses infidélités avec Oksana Grigorieva et de leur relation subséquente montre un homme profondément raciste et violent. S’en est trop, Hollywood lui tourne le dos. Mel Gibson fait donc profil bas. Son amie Jodie Foster lui donne un rôle à prendre au second degré dans «Le castor» (2011) et il regagne peu à peu la confiance du milieu comme en témoignent ses apparitions dans «Machete tue» (2013) ou «Les Sacrifiés 3» (2014). Malheureusement, même s’il redevient réalisateur pour son très bon «Tu ne tueras point» (2016), il doit se contenter de seconds rôles, comme celui du père de Mark Wahlberg dans le film chrétien «Père Stu: un héros pas comme les autres», sorti plus tôt cette année.

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