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Ne pas remettre le bonheur à plus tard

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Mon frère de greffe, Pierre, un gars du Lac-Saint-Jean, avec lequel un ami commun m’avait mis en contact, est décédé il y a une semaine. 

Quelques jours avant lui, mon voisin et ami profitait de l’aide médicale à mourir après plus de dix ans de lutte contre le cancer.

Hier, j’étais aux funérailles du conjoint d’une amie mort dans un centre de soins palliatifs après y avoir contracté la COVID-19.

Je pourrais ajouter d’autres amis trépassés ces derniers mois. La vie est fragile et il est hasardeux de remettre le bonheur à plus tard sous prétexte de tâches prioritaires qui n’en sont pas toujours.

J’en sais quelque chose pour avoir frayé avec la mort à quelques reprises. Ainsi, je pars pour Paris ce soir malgré une campagne électorale qui n’est pas tout à fait terminée et que j’ai suivie avec intérêt grâce aux partis d’opposition et aux médias qui nous ont maintenus en haleine.

Je vote ce matin et je souhaite bonne chance à tous les candidats bien que j’aie mes préférences.

Je pars, il n’était pas question de remettre à plus tard un moment de bonheur.

Que le meilleur gagne ?

C’est de Paris que je suivrai les dernières péripéties et que j’apprendrai les résultats de la course.

Aux yeux de plusieurs analystes politiques, Paul St-Pierre Plamondon apparaît comme celui qui a fait la meilleure campagne. On ne peut que lui souhaiter de ne pas défaire, dans la dernière ligne droite, le positionnement qu’il a patiemment construit.

Une élection n’est toutefois pas une compétition olympique où l’on peut prendre la mesure du gagnant. La subjectivité et l’individualisme influencent le vote de chacun.

Très souvent, les intérêts dominent les valeurs des électeurs, rendant encore plus difficile aux partis de proposer un projet de société convenant au plus grand nombre. Le clientélisme électoral devient alors plus prégnant.

Le PCQ et QS sont particulièrement habiles pour capter des segments de population. La CAQ les surpasse avec un bassin de clients plus large. Le PLQ ne sait plus où donner de la tête.

Quant au PQ, il mène un projet d’ambition national qui ne cadre pas toujours avec le clientélisme. C’est tout un défi. Cela le rend encore plus honorable !

À l’heure du monde

On enregistre une montée de l’extrême droite dans plusieurs pays occidentaux avec des démocraties qui se fragilisent.

C’est souvent la crainte de l’immigrant qui explique ce tassement vers la droite. Cette crainte n’est pas toujours justifiée, mais l’effet rebond ne tarde pas à se faire ressentir lorsqu’elle n’est pas prise en compte par les dirigeants.

Seuls la CAQ, et, avec plus d’acuité, le PQ semblent s’en soucier, les autres partis sacrifiant l’analyse au profit de leurs intérêts.

L’approche de la CAQ nous noiera dans le reste du Canada, celle du PQ nous rendrait maîtres chez nous.

Mourir à petit feu ou grandir, telle est la question.

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