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On vous trompe: à la chasse aux arnaqueurs

On vous trompe
Photo courtoisie

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Le titre est on ne peut plus clair : On nous [vous] trompe! La Toile est devenue un vaste champ de batailles cybernétiques, un Far West où tous les sales coups sont permis. Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons interpellés par des tentatives d’arnaques toutes plus subtiles les unes que les autres. Fausses demandes d’amitié, fausses réclamations, fausses accusations, propositions amoureuses fallacieuses, intimidations, chantages, extorsions, etc. 

Qui ne s’est pas laissé prendre au moins une fois avant d’apprendre et d’y penser deux fois avant d’appuyer sur le bouton? 

«Nul n’est à l’abri d’un moment d’inattention ou d’une réaction émotionnelle forte à un enjeu qui nous tient particulièrement à cœur.» 

Les moins chanceux y ont perdu parfois une petite fortune. Et il n’y a pas que des individus qui sont visés, plusieurs compagnies, des municipalités, des hôpitaux, des sociétés de transport ont été la cible de ces professionnels sans scrupule, qui réclament bien souvent d’être payés en cryptomonnaie et autres bitcoins.

Les gens de Crypto.Québec – ce sont de vraies personnes : journaliste, sociologue, médecin, etc., et elles ne se cachent pas derrière l’anonymat – se sont donné comme mission de débusquer la manipulation et la fraude sur internet ; elles travaillent dans ce qu’on appelle la cybersécurité et nous proposent ici «un cours d’autodéfense contre les menaces auxquelles nous sommes exposés sur le Web». 

Désinformer

La pandémie et l’insécurité qui en a découlé ont suscité une avalanche de fausses nouvelles basées sur des théories conspirationnistes à la sauce QAnon – «l’un des plus grands “jeux” de théorie de conspiration, ayant réussi à convaincre jusqu’à des membres de partis politiques américains, des célébrités et même quelques animateurs de radio au Québec» –, à tel point que même les plus aguerris s’y sont parfois laissés prendre. 

Selon les auteurs, «le Canada abriterait l’une des plus grandes communautés d’adeptes de ce culte».

Notre qualité de vie se trouve par ailleurs grandement affectée par ce phénomène de désinformation, qui suscite débats et controverses au sein de nos communautés. Il suffit de parler, par exemple, de vaccination pour qu’aussitôt les théories conspirationnistes monopolisent toute l’attention et interdisent toute discussion sensée. Bonjour la nuance et place à la discorde, à l’isolement social et à la perte de confiance dans nos institutions. 

Ainsi, «49 % des Canadiens croient que les journalistes tentent de les flouer volontairement».

Preuves à l’appui, les auteurs démontrent comment on fabrique de fausses nouvelles, ce qu’on appelle de la désinformation, dans un but commercial et/ou politique. Et comment, de bonne foi, nous contribuons à les répandre sans avoir pris la peine d’en vérifier l’authenticité, ce qu’on appelle la mésinformation. 

Ils passent en revue également toutes les façons dont on fabrique et diffuse une nouvelle, selon le point de vue qu’on entend mettre de l’avant, ce qu’on appelle les biais cognitifs et les compromis cognitifs («accepter un élément qui n’est pas totalement en accord avec nos croyances et valeurs parce que la présence de cet élément justifie quelque chose de plus grand dans la somme de notre construction du monde»).

Lutte aux clics

On apprend que la lutte pour l’obtention du plus grand nombre de clics est féroce et qu’elle rapporte gros aux sociétés productrices de contenus. 

Des Russes domineraient largement la sphère Facebook, battant toutes les entreprises étatsuniennes dans l’élaboration de contenus produits dans ce que les auteurs appellent des «usines à contenus». 

Les auteurs nous mettent donc en garde contre les nouveaux gourous et autres prophètes qui prolifèrent sur les réseaux sociaux. 

Aujourd’hui, «ils peuvent atteindre la planète entière grâce à Internet». 

Leurs propos, souvent haineux et radicaux, tendent à joindre des publics vulnérables.

Par ailleurs, et cela devrait nous inquiéter, «la collecte et l’analyse de nos données sont en augmentation et en évolution constantes» et aucun chien de garde n’a encore été mis en place. La plus grande vigilance s’impose plus que jamais, concluent les auteurs. 

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