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Des étudiants apprennent le ventre vide

Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.
Photo Marianne Langlois Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.

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Frappés par l’inflation, les étudiants du cégep et de l’université sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les banques alimentaires pour se procurer les produits de base, mais les réserves de ces organismes sont à un niveau particulièrement bas.  

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« C’est catastrophique ce que nous vivons présentement, je ne sais pas quoi faire, à quelle porte aller cogner. Le nombre de personnes inscrites augmente et les besoins des étudiants sont beaucoup plus grands », a expliqué Agnès Mbome, directrice de l’organisme Racine Croisée. 

Alexandra Semillé et Alexia Cianamea, deux jeunes bénévoles de l’organisme ont, elles aussi, eu recours aux banques alimentaires lors de leurs études. Elles observent que de plus en plus de jeunes vivent de la détresse alimentaire.

« Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai un étudiant qui s’est présenté pour obtenir de l’aide et qui n’avait même pas le 7$ nécessaire afin de payer pour le panier», a commenté Alexandra Sémillé rencontrée dans le sous-sol de Racine Croisée.

Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.
Photo Marianne Langlois

Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.
Photo Marianne Langlois

Joindre les deux bouts

Emma Belliard, une jeune étudiante rencontrée dans la file à l’extérieur des locaux de l'organisme rue Duluth, à Montréal, explique que plusieurs étudiants peinent à joindre les deux bouts. C’est une amie qui lui a parlé de cet organisme. 

« Avec le prix des loyers et des études, c’est très difficile d’arriver, nous sommes plusieurs à chercher les solutions », a-t-elle lancé en attendant d’obtenir son bac alimentaire. 

Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.
Photo Marianne Langlois

Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.
Photo Marianne Langlois

Chaque semaine, des centaines de personnes font la file en espérant mettre la main sur un bac alimentaire, mais plusieurs se heurtent à des refus. Or, les paniers débordaient il y a quelques mois seulement et les surplus de fin de journée étaient distribués dans la rue. La situation est bien différente à présent, insiste Mme Cianamea. 

« Une heure après le début des dons de paniers, nous devons fermer nos portes », illustre-t-elle. 

Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.
Photo Marianne Langlois

Alexia Cianamea et à droite, Alexandra Semillé toutes deux bénévoles à l’organisme Racine Croisée, rencontrées directement à l’organisme vendredi le 23 septembre.
Photo Marianne Langlois

Une situation inquiétante

Le même constat est réalisé du côté de l’organisme La Sphère de services qui dessert les étudiants de l’UQAM. Les demandes d’aide alimentaire sont nombreuses et ne peuvent pas toutes être comblées. Habituellement, l’organisme distribue 400 bacs alimentaires par semaine aux étudiants dans le besoin. Cette année, seulement 150 paniers hebdomadaires peuvent être confectionnés en raison de la pénurie de denrées. L’organisme doit même acheter de la nourriture afin de remplir son mandat. 

« On a plusieurs étudiants qui nous écrivent pour nous dire qu’ils n’ont pas réussi à réserver des bacs. Ça part comme des petits pains chauds » a commenté Daniel Vandal, directeur général de la Sphère de services. 

Pour sa part, Moisson Montréal reconnait qu’une baisse des dons en produits secs cause problème et que les surplus alimentaires sont moins élevés qu’auparavant. La rentrée scolaire représente un des deux moments de l’année où les demandes faites auprès des banques sont les plus importantes, la seconde étant la période des Fêtes. 

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