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La coroner en chef ordonne une enquête publique sur la mort d'Amélie Champagne

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La coroner en chef du Québec a ordonné mardi la tenue d’une enquête publique sur la mort d’Amélie Champagne, une jeune fille diagnostiquée avec la maladie de Lyme et qui s’est enlevé la vie.

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Le décès de la femme de 22 ans, le 11 septembre dernier, a été grandement médiatisé après l’annonce de son père et président du Groupe Jean Coutu, Alain Champagne, dans une publication sur LinkedIn.

Dans son message, M. Champagne déplorait que sa fille ait traversé «des années d’errance médicale au Québec», pour finalement obtenir un test dont le résultat s’est avéré positif à la maladie de Lyme en 2022, aux États-Unis.

Capture d'écran TVA Nouvelles

La jeune fille avait été hospitalisée pour une première tentative de suicide et avait finalement été renvoyée chez elle. «Vous me remettez ma fille dans un état qui est probablement pire que quand elle est rentrée, on lui parle constamment, elle ne dort pas, elle est probablement plus épuisée que quand elle est rentrée. Tant qu’à moi si vous me la remettez comme ça, vous risquez d’avoir une mort sur la conscience», a raconté M. Champagne en entrevue à TVA Nouvelles.

Amélie Champagne était stabilisée et ne représentait pas un danger pour elle-même, d’après le personnel hospitalier, ce qui justifiait son retour à la maison, a expliqué son père. 

  • Écoutez l'édito de Yasmine Abdelfadel diffusé chaque jour en direct à 13 h 30 sur QUB radio: 

M. Champagne a également déploré le manque de soins psychiatriques. «La prise en charge au niveau détresse psychologique a été absente et ce n’est pas juste qu’elle a été absente, ma fille a été rejetée du système», a-t-il martelé.

«C’est la raison pour laquelle je n’aurais jamais dû assister aux funérailles de ma fille en fin de semaine», a-t-il ajouté.

Le Dr Olivier Farmer, psychiatre et porte-parole des médecins psychiatres du Québec estime que le problème vient du manque de solutions. «Moi ce qui me frappe c’est qu’on dirait que les cliniciens en psychiatrie [...] ont manqué d’options», a-t-il expliqué en entrevue à TVA Nouvelles. Selon lui, l’hôpital ne devrait pas être la seule possibilité, par exemple le suivi dans les communautés, à domicile.

Le psychiatre pense également que renvoyer la jeune fille à l’hôpital de Montréal n’aurait pas dû arriver. «C’est inadmissible, la loi prévoit que les gens peuvent être soignés dans l’endroit de leur choix [...] et il faut qu’on arrête d’être dans cette logique des codes postaux», a-t-il insisté.

«Notre responsabilité en tant que soignant, c’est de débuter les soins, au moins de faire les premières étapes de soin et puis ensuite de pouvoir prévoir des choses en fonction de la proximité», a-t-il ajouté.

Amélie Champagne avait été renvoyée à l’hôpital de Montréal pour motif que son code postal n’était pas le bon pour être soignée à Sherbrooke.

L'enquête de la coroner en chef du Québec, Me Pascale Descary, tentera de faire la lumière sur la cause et les circonstances du décès de la jeune fille. Des audiences se tiendront pour entendre toute personne qui pourrait avoir des informations concernant les circonstances du décès.

Me Pascale Descary a désigné Me Julie-Kim Godin pour présider cette enquête. Cette dernière sera assistée par un procureur.

SI VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE   

Ligne québécoise de prévention du suicide

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