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Legault promet une loi 101 des langues autochtones

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AMOS | Un peu comme la loi 101 le fait pour le français, François Legault promet de légiférer pour protéger les langues autochtones.  

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«Elles sont dans une situation bien plus critique que le français. Pourtant, le français sera toujours vulnérable en Amérique du Nord. Donc, il faut aider les communautés autochtones à ce que les enfants, les petits-enfants gardent les langues originales, les langues autochtones», a affirmé le premier ministre sortant vendredi, de passage à Amos, en Abitibi-Témiscamingue.  

Le chef de la Coalition Avenir Québec dit vouloir discuter avec les communautés autochtones de ce que contiendra cette loi. 

Quelques minutes plus tôt, en marge d’une cérémonie de commémoration des victimes des pensionnats autochtones, François Legault s’est dit ouvert à ce que les langues traditionnelles soient enseignées à l’école dans les communautés autochtones.  

Lors d’un arrêt à Saint-Marc-de-Figuery sur le site d’un ancien pensionnat autochtone, le premier ministre sortant s'est engagé à «passer plus de temps» avec les peuples des Premières Nations afin de «mieux se connaître et essayer d’avancer ensemble, d’égal à égal, nation à nation, de communauté à communauté» s’il est réélu. 

François Legault était de passage à Saint-Marc-de-Figuery, près d'Amos, sur le site d'un ancien pensionnat autochtone à l'occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Photo Geneviève Lajoie
François Legault était de passage à Saint-Marc-de-Figuery, près d'Amos, sur le site d'un ancien pensionnat autochtone à l'occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Edouard Kistabish, un ancien pensionnaire arraché à sa famille et envoyé au pensionnat d’Amos dans les années 70, trouve que les partis politiques parlent peu des enjeux autochtones durant la campagne électorale. Lui-même a subi de la maltraitance durant son séjour dans ce pensionnat, où sa culture était étouffée. Des traumatismes qu’il n’oubliera jamais. «J'en ai mangé des volées», a-t-il confié.  

«Nous aussi, on fait partie du Québec et, des fois, on se sent ignorés, surtout en ce temps-ci, en temps d’élections. Il n'y a pas aucun parti qui en parle vraiment», a-t-il déploré.  

Edouard Kistabish parle l'algonquin, mais ses enfants maîtrisent mal la langue de leurs ancêtres. Selon lui, il faudrait que les jeunes des communautés autochtones puissent aller à l’école dans leur langue traditionnelle jusqu’en 4e année. «Après ça, le français embarque tranquillement, pareil comme d’autres matières», a-t-il précisé.  

François Legault s’est montré ouvert à permettre aux jeunes autochtones de pouvoir étudier les langues traditionnelles.  

«Moi, je suis très d’accord avec ça», a-t-il affirmé, après une brève cérémonie en l’honneur des victimes des pensionnats autochtones, à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.  

Temps d’arrêt pour QS

De son côté, Gabriel Nadeau-Dubois a opté pour un programme de campagne allégé en cette Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. 

Outre un point de presse avec quelques candidats et candidates de Montréal, dans l'arrondissement de Verdun, vendredi matin, le co-porte-parole de Québec solidaire (QS) s’en est tenu à accorder une entrevue à la radio, sur l’heure du dîner, avant de mettre le cap sur Gatineau, où il prendra part à un 5 à 7 militant, en soirée. 

«Cette journée-là, elle est importante. Aujourd'hui, on a fait le choix de laisser le plus de place possible aux peuples autochtones parce que c'est surtout leur journée», a expliqué M. Nadeau-Dubois, qui voudrait aussi que ce soit un jour férié au Québec.

«On ne voulait pas faire d'activités électorales qui auraient pu donner une impression qu'on utilisait cette journée-là pour faire campagne. C'était bien important pour nous autres», a-t-il insisté. 

Agir autrement «aurait été déplacé», selon lui. «Ça nous a été aussi partagé comme attente de la part de plusieurs représentants autochtones. On aurait trouvé ça maladroit de prendre toute la place dans une journée comme aujourd'hui. De profiter de cette journée-là, par exemple, pour prendre des engagements électoraux sur le thème ou l'enjeu des peuples autochtones.» 

QS s’est tout de même engagé, hier, à tenir, dans les 100 premiers jours d’un gouvernement solidaire, un grand sommet national de réconciliation avec les peuples autochtones. QS promet aussi d’appliquer le Principe de Joyce, qui vise à garantir aux Autochtones un accès équitable et sans discrimination aux soins de santé, en plus de s’engager dans la promotion de la préservation des langues autochtones. 

«Bonne chose» 

Le chef du Parti Québécois a également voulu profiter de la Journée nationale vérité et réconciliation pour réitérer ses engagements auprès des Premières Nations. Il a indiqué que la proposition de loi 101 de François Legault était bonne.  

«Nous, ça fait déjà un petit bout qu’on plaide pour une protection et une promotion des langues autochtones (...) C’est une bonne chose qu’on avance dans ce dossier-là», a affirmé Paul St-Pierre-Plamondon, s’engageant s’il est élu de faire du 30 septembre un jour férié. 

Avec la collaboration de Marc-André Gagnon et Nicolas Lachance, Bureau parlementaire

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