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Immigrants à Lebel-sur-Quévillon: de «voleurs de jobs» à «sauveurs de jobs»

L’immigration n’est pas une menace au français à Lebel-sur-Quévillon, plaide le maire

Guy Lafrenière, le maire de Lebel-sur-Quévillon, a reçu la visite de François Legault vendredi, 30 septembre 2022.
Photo Geneviève Lajoie Guy Lafrenière, le maire de Lebel-sur-Quévillon, a reçu la visite de François Legault vendredi, 30 septembre 2022.

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LEBEL-SUR-QUÉVILLON – Perçus par certains comme des «voleurs de jobs» il y a dix ans, les immigrants sont maintenant accueillis comme des «sauveurs de jobs» à Lebel-sur-Quévillon, dans le Nord du Québec.  

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Le maire Guy Lafrenière assure que les nouveaux arrivants ne sont pas une menace au français dans sa Ville et il souhaiterait pouvoir en accueillir davantage. 

«Ils sont bien intégrés, ils font partis de nous, c’est des citoyens de Lebel-sur-Quévillon, c’est des Québécois, ils sont comme tout le monde et on vit ensemble très bien ensembles!», lance-t-il, dans une brève mêlée de presse avec les journalistes après le passage de François Legault vendredi. 

«Que la personne arrive de Val D’Or, de la Tunisie ou de l’Afrique, c’est la même personne. C’est un humain qui arrive, insiste le maire Lafrenière. On a 26 nationalités à Lebel-sur-Quévillon». 

Mais les immigrants n’ont pas toujours eu droit au même accueil dans cette municipalité d’un peu plus de 2000 âmes. 

En 2011, une première vague de vingt-deux Tunisiens est arrivée en plein hiver. À l’époque, Guy Lafrenière travaillait à la mine. 

«On avait besoin de main d’œuvre, (...) mais vingt-deux immigrants, on n’était pas habitué à ça, il y en avait déjà quatre ou cinq dans tout Lebel-sur-Quévillon au complet. Dans ce temps-là, il y a des gens qui, malheureusement, ce n’est pas tout le monde, des gens qui disaient ‘c’est des voleurs de jobs’. Nous, à Lebel-sur-Quévillon, des immigrants, on ne connaissait pas vraiment ça», se remémore-t-il. 

Mais les choses ont changé et avec la pénurie de main d’œuvre, la ville a besoin d’immigrants pour combler les nombreux postes vacants. 

«Astheure, c’est des sauveurs de jobs parce que s’il n’y avait pas d’immigration, notre scierie ici à Comtois elle serait fermée et l’usine de pâtes et papiers, je ne suis pas certain qu’elle serait ouverte», signale le maire. 

Dans la dernière année, entre 40 et 60 étrangers sont venus s’établir dans le coin. Guy Lafrenière aimerait en accueillir au moins cinquante de plus. Et les immigrants qui viennent, ils restent. 

«On vient d’avoir des nouveaux logements pour les familles, on a de la place pour loger les gens à Lebel-sur-Quévillon, il ne manque pas de logements», dit-il, fièrement. 

Et leur intégration au français est très rapide, n’ayant pas le choix d’apprendre la langue pour se faire comprendre et fonctionner. «Personne ne parle anglais, souligne le maire. Ici, c’est tout français». 

Guy Lafrenière déplore toutefois les longs délais de la réunification familiale. Un nouvel arrivant peut parfois attendre entre deux à trois ans avant que ses proches puissent venir le rejoindre, ce qui s’avère parfois difficile sur le plan humain. 

«Moi, j’en veux plus, renchérit-il. Moi, ce que j’aimerais, c’est que la famille puisse suivre au bout de six mois ou un an». 

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