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Marche pour la réconciliation à Montréal

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Près d’un millier de personnes ont défilé dans les rues de la métropole vendredi, dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. 

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«Beaucoup de gens ne sont pas au courant de ce qu’on a vécu pendant des générations. Mais ça commence à changer et c’est ce qui est important en cette journée», a expliqué Steve McComber, de la nation mohawk, qui espère que la marche pourra contribuer à changer les perceptions.

À travers tout le pays, diverses manifestations et événements ont eu lieu dans la journée de vendredi, en hommage aux peuples autochtones. L’année dernière, le gouvernement du Canada avait fait de la journée une fête fériée.

Kahsennenhawe Sky-Deer, grande cheffe de Kahnawake, souhaite que la journée puisse permettre d’éduquer et de partager ce qui s’est passé, notamment avec les pensionnats autochtones.

«Ça brise le cœur de savoir qu’on a dû vivre ça en raison de qui nous étions. On est ici pour reconnaître les traumatismes et nous soutenir entre nous», a-t-elle confié.

Elle a par ailleurs rappelé que jusqu’à aujourd’hui, les communautés autochtones sont souvent pauvres, et doivent vivent avec les traumatismes intergénérationnels de ces «atrocités».

Bien que la Journée soit fériée au Canada, elle n’est pas reconnue par le gouvernement du Québec.

«Peut-être qu’un jour éventuellement le Québec sera prêt à en faire un jour férié, à partir du moment où il va reconnaître le racisme systémique», a espéré Lucie Catherine Ouimet de la nation anishnaabe.

La marche a débuté au pied du mont Royal, pour se terminer à la Place du Canada, où trônait, jusqu’à son déboulonnage, la statue de John A. Macdonald, le premier des premiers ministres du Canada critiqué pour la politique qu’il a menée à l’endroit des Autochtones.

Quelques personnalités politiques y ont également pris part, dont Chantal Rouleau, ministre responsable de la région de Montréal.

«La réconciliation est nécessaire. On est tous très touchés par ce qui est arrivé et on veut signifier toute notre solidarité», a-t-elle expliqué. Elle a toutefois indiqué que l’idée de faire de la journée un jour férié «n’est pas en ce moment discuté».

Alia Hassan-Cournol, qui a en charge le dossier de la réconciliation avec les peuples autochtones à la Ville de Montréal, était pour sa part présente avec quelques élus de Projet Montréal. Des élus du parti d’opposition Ensemble Montréal étaient également sur place, dont le chef Aref Salem.

«C’est important d’écouter ce que les survivants et les membres des Premières Nations ont à nous dire. La réconciliation, c’est au quotidien. Ça nous remet les choses en place», a expliqué Mme Hassan-Cournol.

Elle a également indiqué que pour «la première fois de l’histoire», le drapeau des survivants flotte à l’hôtel de ville de Montréal. «C’est symbolique, mais c’est important. Aujourd’hui, c’est une journée de recueillement, mais c’est aussi un moment pour se tourner vers le futur», a-t-elle ajouté.

En plus des membres des communautés autochtones, plusieurs personnes étaient à la marche afin d’exprimer leur soutien.

«C’est le peuple fondateur. On leur doit tout. Je trouve ça très important de faire mémoire des souffrances qu’ils ont eues», a par exemple confié Robert.

«On est ici pour les écouter. Il faut se demander ce que nous pouvons faire dans notre quotidien et s’impliquer», a pour sa part révélé Indira.

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