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CAQ réélue, PQ relancé : prédiction et souhait

Élection Provinciale 2022
Photo d’archives, Martin Chevalier Paul Saint-Pierre Plamondon

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Prendriez-vous une journée de campagne électorale supplémentaire ? Pas moi.

Cette campagne aura peut-être établi un record pour le nombre de couacs, niaiseries, gaffes et autres coches mal taillées.

Un oubli de 16 milliards dans le cadre budgétaire du PLQ, le « parti de l’économie », un ministre de l’Immigration qui ne connaît rien à l’immigration, un chef de parti qui ne paie pas ses taxes, une candidate qui vole des dépliants, car elle soutient toutes les diversités sauf celle de penser autrement qu’elle, etc.

Il est temps que ça cesse. 

Paradoxalement, ce festival de la gaffe fut marqué par deux débats de très grande qualité.

PSPP

Au terme de 36 journées pénibles, ma question de départ reste entière : que veut faire la CAQ avec son mandat ?

« Continuer » est son slogan, mais vers où et pour faire quoi ?

Pourtant, ce n’est pas comme s’il était difficile de dresser une longue liste de problèmes criants. 

Pour tous les enjeux qui impliquent le gouvernement fédéral, la CAQ semble avoir baissé pavillon d’avance.

Aucun autre parti n’est cependant outillé pour gouverner. Ce sera donc une sorte de victoire par défaut.

Indiscutablement, c’est le chef du PQ, Paul Saint-Pierre Plamondon, qui a mené la meilleure campagne.

Même les commentateurs fédéralistes le concèdent.

Son ton posé, constructif, serein était rafraîchissant.

Il a eu raison de revenir à la raison d’être fondamentale du PQ : l’indépendance et la défense du Québec français.

Est-ce que suffisamment d’indépendantistes rentreront au bercail ? La pierre tombale fut-elle gravée prématurément ? 

Nul ne le sait, mais comme la souveraineté est encore appuyée par un Québécois sur trois, ce qui reste considérable, il serait fâcheux qu’il n’y ait pas à l’Assemblée nationale des élus dont c’est la cause fondamentale et qui ne s’en cachent pas. 

Le nationalisme vacillant de la CAQ gagnerait à être surveillé par un parti plus résolu. 

PSPP lui-même a largement mérité son ticket d’entrée à l’Assemblée nationale.

Le porte-parole de QS a beaucoup misé sur l’environnement. Il courtise évidemment l’électorat jeune, très sensible à cette question.

Le sujet est certes crucial, mais combien d’électeurs en font leur critère de choix numéro un dans l’isoloir ? Surtout lorsque le virage proposé par QS implique un spectaculaire alourdissement des impôts.

Éric Duhaime et son PCQ n’ont pas été en mesure de montrer qu’ils sont plus qu’un mouvement de protestation.

Dommage, car il y a une place légitime au Québec, dans l’arène politique, pour un discours qui veut réduire la taille de l’État.

Souhait

Le PLQ a étalé au grand jour son problème fondamental : comme il est tenu en otage par les anglophones et les allophones, sa cheffe ne peut dire ce qu’il faut pour reprendre pied dans le Québec francophone.

Mme Anglade, malgré une performance énergique, reste aussi associée aux années Couillard, un bien mauvais souvenir pour beaucoup.

CAQ réélue, PQ relancé : c’est ma prédiction, suivie de mon souhait.

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