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Luttes électorales à surveiller: 36 circonscriptions où rien n'est joué

Luttes électorales à surveiller: 36 circonscriptions où rien n'est joué
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

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À quelques jours du scrutin, Le Journal dresse la liste des luttes les plus chaudes à surveiller.

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Montréal morcelée et Laval face à un tsunami bleu pâle 

L’époque où la carte électorale de Montréal était séparée en rouge à l’ouest et en bleu à l’est est bel et bien révolue. Les deux chefs des vieux partis (PLQ et PQ) sont d’ailleurs en danger dans leur propre comté montréalais et devront mettre les bouchées doubles pour espérer représenter leur équipe au Salon Bleu. Pendant ce temps, Québec solidaire est en bonne position pour continuer d’étendre ses tentacules sur l’île. Si la CAQ commence à préoccuper certains candidats libéraux montréalais, elle fait carrément peur à ceux de Laval, où la formation de François Legault peut espérer y passer la gratte. 

VIMONT 

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Y aura-t-il un raz-de-marée bleu CAQ sur l’île Jésus? Ce n’est pas impossible. Pour le moment, seul Chomedey semble donner une avance plus claire aux libéraux. En 2018, la CAQ avait réussi une première percée en remportant Sainte-Rose et avait livré de sérieuses batailles dans tout Laval. Mais le fort avait tenu bon et la carte était majoritairement restée rouge. Le libéral Jean Rousselle a obtenu une victoire à l’arraché avec seulement 567 voix d’avance dans Vimont. Cette année pourrait donc être la bonne pour la CAQ dans ce comté avec Valérie Schmaltz, qui semble jouir d’une certaine avance. La libérale et ancienne directrice du bureau du comté de M. Rousselle, Anabela Monteiro reste toutefois une adversaire dont il faut tenir compte.


 

LAVAL-DES-RAPIDES

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Sur les cinq députés sortants du PLQ à Laval, seul Saul Polo se représente. Il avait été élu de justesse en 2018 avec seulement 217 voix devant la CAQ. Il s’agissait d’ailleurs de la première fois de l’histoire du comté où les électeurs n’avaient pas voté majoritairement pour le parti choisi pour former le gouvernement. Laval-des-Rapides redeviendra-t-elle la circonscription baromètre ? Les récents coups de sonde laissent croire que c’est possible puisque la gestionnaire Céline -Haytayan, pour la CAQ, semble profiter d’une certaine avance sur M. Polo. 


MILLE-ÎLES

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Tout comme dans Vimont, les courses dans Fabre et Mille-Îles semblent à l’avantage de la CAQ, mais il faudrait se garder de déclarer trop vite le PLQ perdant. Dans Mille-Îles, l’ex-conseillère municipale de Laval Virginie Dufour est connue des électeurs (même si elle représentait le district de Sainte-Rose). Elle affronte la conseillère politique du ministre Benoit Charette, responsable de la lutte au racisme, Julie Séide, qui, même si elle n'habite pas Laval, semble devancer son adversaire. Mme Séide en est à sa deuxième tentative pour entrer au Salon bleu puisqu’elle a déjà été candidate à Montréal dans Bourrassa-Sauvé, en 2018, également pour la CAQ.  


MAURICE-RICHARD

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Québec solidaire peut espérer faire un nouveau gain sur l’île, notamment dans Maurice-Richard. Historiquement, ce comté, autrefois nommé Crémazie, a toujours alterné entre le PQ (notamment Lisette Lapointe) et le PLQ. Mais cette année, on risque d’assister à un changement d’allégeance puisque la course est entre QS et la CAQ. En 2018, Marie Montpetit avait été élue sous la bannière libérale avant de terminer son mandat comme indépendante en raison de son expulsion du caucus. Celle qui a maintenant quitté la vie politique avait toutefois été chauffée de près par Québec solidaire. Ce n’est donc pas un hasard si QS mise cette année sur une grosse pointure : Haroun Bouazzi, vice-président adjoint à la Banque de développement du Canada. La CAQ n’est pas en reste avec l’avocate Audrey Murray, qui est l’ex-présidente de la Commission des partenaires du marché du travail. 


 

MARQUETTE

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Depuis sa création en 1980, ce comté situé à Dorval a toujours voté libéral. Mais le député et ex-hockeyeur -Enrico Ciccone doit commencer à craindre la mise en échec par le caquiste et homme d’affaires Marc Baaklini. Les deux hommes pourraient être au coude-à-coude, selon Too Close to call. Selon un sondage Mainstreet, le libéral aurait une avance similaire à 2018 où il avait obtenu 43 % des votes contre 28 % pour la CAQ. 


ANJOU–LOUIS-RIEL

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Tous les paris sont ouverts avec le départ de Lise Thériault, alors que la libérale régnait depuis 2002. Pour le moment, c’est la CAQ, qui avait terminé deuxième en 2018, et sa candidate Karine Boivin Roy qui semblent en profiter. Celle qui était conseillère municipale dans le district Louis-Riel jusqu’en 2021 semble avoir une courte longueur d’avance. Mais la libérale Chantal Gagnon, directrice générale du Service d’aide et de référencement aîné d’Anjou, est également une candidate locale et a été annoncée il y a déjà un an, ce qui lui a laissé plusieurs mois pour aller à la rencontre des électeurs. Dans le comté voisin de Bourrassa-Sauvé, la libérale Madwa-Nika Cadet est encore la meneuse, mais la médecin caquiste Absa Diallo demeure encore bien visible dans son rétroviseur. 


CAMILLE-LAURIN

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La pente du chef du PQ Paul St-Pierre -Plamondon semblait insurmontable. En début de campagne, il était troisième dans les intentions de vote dans Camille-Laurin (Bourget), dans l’est de Montréal. Ce comté, l’ancien du père de la loi 101 Camille Laurin, a longtemps été péquiste. Mais en 2018, les électeurs ont changé pour la CAQ. Le député sortant, Richard Campeau, a joui d’une avance dans les sondages tout au long de la campagne. Les bonnes performances de PSPP dans les débats lui ont fait gagner des points, mais le tournant est survenu lundi. Le départ de la solidaire Marie-Ève Rancourt, contrainte de se retirer pour avoir volé des dépliants du PQ dans une boîte aux lettres, change complètement la donne. Le PQ et la CAQ sont maintenant au coude-à-coude.  


SAINT-HENRI–SAINTE-ANNE

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Rien n’est gagné pour la cheffe libérale -Dominique Anglade, qui représente la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, dans le Sud-Ouest de Montréal, depuis 2015. Les électeurs ont toujours été fidèles au PLQ, et particulièrement à Marguerite Blais, du temps où elle était libérale. En 2022, toutefois, on assiste à une véritable course à trois entre le PLQ, la CAQ et QS. Québec solidaire y avait terminé deuxième en 2018 et l’avocat spécialisé en droit de l’immigration Guillaume Cliche-Rivard représente une sérieuse menace pour Mme Anglade. Le jeune caquiste Nicolas Huard-Isabelle, un attaché politique dans l’équipe de Richard Campeau, qui s’est aussi impliqué dans l’aile jeunesse du parti, pourrait aussi causer la surprise et ne doit pas être sous-estimé malgré ses 24 ans. 


VERDUN

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Le cœur des électeurs de Verdun a toujours été rouge depuis 1966. Mais cette année, il y a une lutte à trois entre QS, la CAQ et le PLQ. La députée libérale sortante et ancienne ministre Isabelle Melançon est en mauvaise posture. Si elle est donnée troisième pour le moment, tout n’est pas encore joué, car l’écart n’est pas abyssal. N’empêche, la lutte fait rage entre la caquiste Véronique Tremblay, bien connue dans son comté puisqu’elle y est conseillère municipale (dans l’équipe de la mairesse Valérie Plante), et Alejandra Zaga Mendez, candidate et présidente de QS. Le parti de Gabriel Nadeau-Dubois avait d’ailleurs terminé deuxième en 2018. Le PLQ doit aussi garder un œil sur QS dans Viau, à Montréal, actuellement détenu par Frantz Benjamin. Même si le comté est traditionnellement acquis aux libéraux, les sondages montrent une sérieuse progression orange avec Renée-Chantal Belinga. 

Bataille entre caquistes et conservateurs à Québec 

Dans la région de Québec, la lutte se déroulera principalement entre la CAQ et le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime, à l’exception de deux villages gaulois solidaires qui vont devoir batailler ferme pour conserver leur comté. Pour les vieux partis qui avaient été rayés de la région en 2018, même en allumant des lampions, il est peu probable qu’ils réussissent à reprendre leurs fiefs d’autrefois. 

VANIER-LES RIVIÈRES

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Les voisins de Chauveau ne doivent pas sous-estimer l’effet Duhaime, que les candidats soient des ministres caquistes sortants ou non. Dans la banlieue de Québec, les conservateurs pourraient aller chercher 30 % des intentions de vote, selon les prévisions de Qc125. Deux ministres, Éric Caire dans La Peltrie, Jonatan Julien dans Charlesbourg, et le député sortant Jean-François Simard dans Montmorency, ne doivent rien tenir pour acquis. Mais c’est l’ex-chroniqueur Mario Asselin dans Vanier-Les Rivières qui doit avoir le plus de sueurs froides. L’écart entre le caquiste et le conservateur Donald Gagnon, propriétaire de restaurant Harvey’s, est mince.  


TASCHEREAU

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Les électeurs de Taschereau, l’ancien fief de la péquiste Agnès Maltais, avaient massivement voté pour la solidaire Catherine Dorion. Mais vont-ils renouveler leur allégeance malgré le départ de cette dernière ? La recrue de QS Étienne Grandmont, directeur de l’organisme Accès transports viables ainsi que militant protramway et anti-troisième lien, a le profil recherché par QS. Il semble avoir une bonne longueur d’avance, selon les prévisions basées sur les sondages. Certains ont cru que la péquiste Jeanne Robin, directrice de Vivre en ville, un organisme très près de celui que dirige M. Grandmont, viendrait davantage brouiller les cartes. Mais pour le moment, elle serait troisième derrière la caquiste et cadre dans la fonction publique Pascale St-Hilaire, selon les projections d'un agrégateur de sondages.


CHAUVEAU

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Selon les sites de projections électorales et plusieurs sondages, Éric Duhaime est tantôt leader dans Chauveau, tantôt deuxième, derrière le député caquiste sortant Sylvain Lévesque. Ce dernier avait battu la ministre déléguée libérale Véronyque Tremblay avec une avance confortable. Le terreau est ici fertile pour les conservateurs au fédéral et semble l’être également pour M. Duhaime. C’est en tout cas l’espoir le plus sérieux pour le PCQ. Et il se peut que l’effet Duhaime soit sous-estimé dans les sondages. 


JEAN-LESAGE

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La circonscription a longtemps été libérale, outre une idylle avec l’ADQ et Jean-François Gosselin, en 2007-2008. Ce comté chevauchant les arrondissements de Beauport et de La Cité-Limoilou a été le théâtre d’une chaude lutte entre QS et la CAQ, au dernier scrutin. Le solidaire Sol Zanetti avait gagné, mais par 699 voix seulement, devant la directrice d’école à la retraite Christiane Gamache. Le PLQ, à la grande surprise, avait terminé troisième. La candidate caquiste est toutefois de retour sur les bulletins de vote pour un match-revanche. Et encore cette année, selon les Qc125 et Too close to call, le cœur des électeurs tergiverse entre l’orange et le bleu clair. La question de la qualité de l’air dans Limoilou, un dossier défendu par Sol Zanetti, pourrait mobiliser sa base.


 

LÉVIS

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L’ex-animateur radio Bernard Drainville a une grande notoriété. Mais est-ce que ce sera suffisant pour convaincre les électeurs de Lévis de voter pour cet ancien ministre péquiste qui n’habite pas Lévis ? Les coups de sonde laissent croire que oui. Le territoire est d’ailleurs caquiste depuis 2012. La « gaffe » commise par M. Drainville lorsqu’il a déclaré « Lâchez-moi avec les GES » ne lui nuira pas tant dans son comté puisqu’il défendait alors le troisième lien entre Québec et Lévis, un projet auquel tiennent ses électeurs. Il jouit ainsi d’une certaine longueur d’avance sur sa plus proche rivale, la conservatrice Karine Laflamme. Mais cette dernière est une candidate locale qui était conseillère municipale à Lévis jusqu’en 2021. Si l’effet PCQ est sous-estimé dans les sondages, la soirée électorale pourrait finir tard. 


BELLECHASSE

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Longtemps libéral, ce comté de Chaudière-Appalaches a montré en 2018 qu’il ne fallait pas le tenir pour acquis en votant à 53 % pour la CAQ, soit 8000 voix de plus que la libérale Dominique Vien. Cette année, la montée des conservateurs en Beauce pourrait déborder jusque dans le comté voisin de Bellechasse. Selon le site Too close to call, le conservateur Michel Tardif a fait une belle percée pour s’accaparer la deuxième place derrière la caquiste sortante Stéphanie Lachance. 


CHUTES-DE-LA-CHAUDIÈRE

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Si les électeurs de Chutes-de-la-Chaudière, également dans la ville de Lévis, ont voté CAQ ces dernières années, ils ont surtout été fidèles à Marc Picard, qui les représentait depuis 2003 (ADQ, CAQ). Ce dernier avait d’ailleurs annoncé qu’il se représentait en 2022 avant de se raviser cet été. La candidature de la journaliste Martine Biron a causé la surprise. Même si elle semble avoir une avance relativement confortable, elle ne peut sous-estimer son plus proche rival, le conservateur et ex-conseiller municipal de Lévis, Mario Fortier. Il est un candidat « bien enraciné » contrairement à la recrue caquiste, soulignait le chef du PCQ, Éric Duhaime. De plus, Mme Biron, alors qu’elle était analyste politique, avait critiqué l’absence d’étude en faveur du troisième lien. Sa conversion soudaine au projet a-t-elle convaincu ses électeurs ? 


BEAUCE-NORD ET SUD

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La Beauce est un des secteurs les plus favorables aux conservateurs. Dans Beauce-Sud, le député sortant Samuel Poulin doit sentir la brise conservatrice lui souffler dans le cou. Sans présumer du choix des électeurs, on ne s’avance pas trop en déclarant que le candidat élu s’appellera Poulin. Le candidat conservateur, deuxième, est aussi un Poulin (Jonathan), suivi d’un peu plus loin par le libéral Antoine... Poulin.

Dans Beauce-Nord, le caquiste et ancien maire de Beauceville Luc Provençal se fait chauffer par l’actuel maire de Saint-Lambert-de-Lauzon et préfet suppléant de la MRC de La Nouvelle-Beauce, Olivier Dumais. Les luttes sont très serrées et tous les espoirs sont encore permis pour les conservateurs. 

Des bastions péquistes en danger dans l’Est-du-Québec 

Le Parti Québécois est pratiquement devenu le parti d’un seul secteur de la province : l’Est-du-Québec. Ses forteresses sauront-elles résister à la grande séduction caquiste ? Une vague bleu pâle est possible. Québec solidaire pourrait également réaliser une première percée dans l’est, mais devra batailler ferme. 

UNGAVA

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Québec solidaire mise gros pour cette circonscription en présentant la militante crie Maïtée Labrecque-Saganash, fille de l’ex-député fédéral Romeo Saganash. Pour le moment, elle est troisième, mais le vote est très divisé entre les cinq partis dans ce comté. Longtemps péquiste, puis brièvement libérale, Ungava a basculé à la CAQ en 2018. Denis Lamothe avait été élu avec seulement 26 % des voix, soit 46 de plus que le PQ et seulement 136 de plus que le PLQ. QS, quatrième, avait obtenu 16,5 % du choix des électeurs. M. Lamothe est en tête cette année. Mais l’ex-maire de Kuujjuaq, Tunu Napartuk, pour le PLQ, et l’ex-députée néo-démocrate au fédéral devenue péquiste Christine Moore, demeurent combatifs. 


JONQUIÈRE

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Le dernier comté péquiste au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ayant déjà appartenu à l’ex-premier ministre Lucien Bouchard, semble être sur le point de tomber. Le député sortant Sylvain Gaudreault ayant quitté le navire après cinq victoires consécutives, Caroline Dubé n’a pas la tâche facile. L’ex-directrice du bureau du député bloquiste Mario Simard au fédéral est deuxième, selon Qc125. Le vent semble pousser un peu plus fort dans les voiles du caquiste Yannick Gagnon, directeur général du Patro de Jonquière. 


RENÉ-LÉVESQUE

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La CAQ a sorti ses gros canons sur la Côte-Nord. Péquiste sans interruption depuis 2003, la circonscription de René-Lévesque est courtisée par le caquiste et actuel maire de Baie-Comeau, Yves Montigny. De son côté, avec le départ du député sortant Martin Ouellet, le PQ mise sur l’adjoint de la députée bloquiste Marilène Gill, Jeff Dufour Tremblay. Quelques points seulement séparent les deux hommes, mais M. Montigny aurait une légère avance. 


RIMOUSKI

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Dans ce comté, 63 % des électeurs avaient voté « oui » au référendum de 1995. Au fédéral, ils votent pour le Bloc Québécois. Rimouski a le sang bleu. Mais deviendra-t-il bleu clair cette année ? Depuis 2014, le péquiste Harold LeBel y était élu avec de très bons scores. Mais son départ du parti dans la controverse (il est accusé d’agression sexuelle) ouvre la porte au renouveau. Une victoire du successeur de M. LeBel, son ancien attaché politique Samuel Ouellet, est encore possible. Il est bien connu à Rimouski. Selon les sites de projections électorales, il se fait légèrement devancer par la caquiste et ex-mairesse de Sainte-Luce, Maïté Blanchette Vézina. Carol-Ann Kack, de Québec solidaire, est aussi dans la course à trois. La ville universitaire comptant plusieurs étudiants, cela pourrait jouer en sa faveur. 


DUPLESSIS

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Depuis que le PQ existe, Duplessis a toujours voté bleu. En 2018, toutefois, Lorraine Richard en avait été quitte pour une bonne frousse avec une victoire d’à peine 130 voix sur la CAQ. Même s’il s’agit d’un des derniers châteaux forts du PQ, le parti a dû lancer un appel à tous cet été pour dénicher un candidat après le départ de Mme Richard. Ils ont finalement trouvé Marilou Vanier, une Lavalloise installée à Sept-Îles depuis 7 ans. Elle tente de combler l’écart qui la sépare de Kateri Champagne Jourdain, la première autochtone à siéger au conseil d’administration du Mouvement Desjardins. Bien connue dans sa région, elle pourrait devenir la première femme autochtone à l’Assemblée nationale. 


ÎLES-DE-LA-MADELEINE

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Les électeurs des Îles-de-la-Madeleine aiment changer de couleur de député. En 2018, les Madelinots étaient d’ailleurs divisés. Le péquiste et ancien maire des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a battu sa rivale libérale de seulement 15 voix. Le candidat caquiste n’était pas dans la course à l’époque, terminant même quatrième, derrière QS. Cette année cependant, la CAQ est dans le coup. Elle a recruté l’actuel maire, Jonathan Lapierre, celui-là même qui avait battu M. Arseneau à la mairie en 2013. Les deux hommes se retrouvent donc pour un nouveau duel. M. Arseneau sera-t-il capable de prendre sa revanche ? La soirée s’annonce enlevante. 


MATANE

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Pascal Bérubé n’est pas particulièrement inquiété dans Matane-Matapédia, où les électeurs lui accordent des majorités écrasantes depuis 2007. Il est encore bien en selle cette année, et son adversaire le plus proche, le caquiste Jean-Sébastien Barriault, ne devrait pas être une menace. M. Barriault, qui a déjà été maire des Méchins, semble toutefois en meilleure position que son prédécesseur en 2018. La question pour M. Bérubé est plutôt de savoir s’il sera le seul survivant péquiste dans la région ou pire, au Salon bleu. 


BONAVENTURE

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Le député sortant Sylvain Roy a claqué la porte du PQ l’an dernier. Mais les électeurs de la région natale de René Lévesque n’ont peut-être pas tourné le dos au parti. Selon les prévisions réalisées sur la base de sondages, l’ancien journaliste et avocat Alexis Deschênes, du PQ, dispute une chaude lutte avec la candidate caquiste Catherine Blouin, une chargée de projet au CISSS de la Gaspésie très impliquée dans sa région (elle a été nommée bénévole de l’année à Carleton-sur-Mer en 2017). Tout comme Gaspé, le comté de Bonaventure a souvent changé d’allégeance au gré des élections. 


GASPÉ

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La recrue du PQ Méganne Perry Mélançon avait gagné le comté de Gaspé de peine et de misère, en 2018, avec seulement 41 voix devant le candidat libéral. En fait, le soir de l’élection, c’est ce dernier qui était donné gagnant, mais le PQ avait été déclaré vainqueur après un dépouillement judiciaire. Cette année, la CAQ a attendu à deux jours du déclenchement des élections pour annoncer son candidat, Stéphane Sainte-Croix, directeur de l’organisme touristique Destination Gaspé. Le péquiste Pascal Bérubé a affirmé que pas moins de 15 personnes auraient refusé l’offre de François Legault de se porter candidat. Mais qu’importe puisque l’important est de terminer premier et M. Sainte-Croix semble avoir une légère avance. QS présente aussi une candidature sérieuse, soit le directeur régional de santé publique, Yv Bonnier-Viger. 

La CAQ en bonne position dans la plupart des régions 

On a souvent dit de la CAQ qu’elle était le parti des banlieues. Elle est en bonne position pour peindre la Montérégie en bleu pâle au grand complet, et peut-être même l’Estrie. Mais Québec solidaire met les bouchées doubles pour conserver sa circonscription de Sherbrooke et même gagner la voisine, Saint-François. 

LAPORTE

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Ce comté composé de Saint-Lambert, de portions de Brossard et de Longueuil est, avec La Pinière, le dernier bastion libéral sur la Rive-Sud. Nicole Ménard y était élue depuis 2007, mais son départ pourrait donner le goût du changement aux électeurs. Le PLQ mise sur le candidat vedette Mathieu Gratton, un ancien humoriste, pour attirer les votes. La CAQ présente Isabelle Poulet, conseillère municipale à Sainte-Julie, également sur la Rive-Sud. Sa notoriété dans Laporte est toutefois moindre. Mme Poulet faisait partie de l’équipe de l’ex-mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, candidate caquiste dans Verchères. Les deux femmes se retrouveront-elles au Salon bleu ? Les prévisions laissent croire que les chances sont bonnes. 


LA PINIÈRE

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La présidente du PLQ, Linda Caron, a la tâche difficile de reprendre le flambeau du député sortant, Gaétan Barrette, qui tire sa révérence. Elle fait face à la recrue caquiste Samuel Gatien, un médecin de famille de la Rive-Sud. Les deux candidats mènent une chaude lutte. Ce château fort libéral, longtemps représenté par Fatima Houda-Pépin, pourrait basculer. 


IBERVILLE

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Le départ de Claire Samson, après sa conversion au Parti conservateur du Québec, permettra aux électeurs d’Iberville de se prononcer sur leur allégeance. Veulent-ils rester caquistes comme ils l’ont décidé en 2018 ou ont-ils suivi le même cheminement que leur députée ? Le chef conservateur Éric Duhaime y croit et a choisi d’y présenter la candidate vedette et ex-comédienne Anne Casabonne. La caquiste et agricultrice Audrey Bogemans semble toutefois avoir le vent dans les voiles, et une percée du PCQ en Montérégie semble peu probable. Mme Casabonne est tout de même au deuxième rang, ce qui est déjà une surprise. 


SHERBROOKE

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La solidaire Christine Labrie avait causé une grande surprise en 2018 en battant le ministre libéral Luc Fortin. La députée s’est aussi avérée une parlementaire redoutable. Mais sa réélection n’est en rien assurée. La CAQ est passée à l’attaque en présentant une vedette, Caroline St-Hilaire, ex-mairesse de Longueuil et ex-députée du Bloc, recyclée en chroniqueuse radio et télé. Tout est possible dans ce comté, qui a changé d’allégeance plusieurs fois au cours des dernières années. Les deux femmes seraient au coude-à-coude, mais Mme Labrie aurait une légère avance, selon Segma recherche. Les nombreux arrêts de la caravane à Sherbrooke, notamment pour le spectacle l’Estrie de show, démontrent à quel point l’enjeu est crucial pour QS. 


SAINT-FRANÇOIS

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C’est ici que QS a lancé sa campagne et ce n’est pas un hasard. En présentant sa candidate vedette dans la circonscription voisine de Sherbrooke, la Dre Mélissa -Généreux, ex-directrice régionale de la santé publique, QS veut continuer à défricher cette région. Depuis la fin du règne libéral de Monique Gagnon-Tremblay (élue pendant 27 ans !), ce comté a changé de main plusieurs fois. Si l’on en croit les sondages, le terreau pourrait bien être fertile pour QS. La solidaire est au coude-à-coude avec la députée sortante, la caquiste Geneviève Hébert. Une deuxième surprise dans les Cantons-de-l’Est n’est pas improbable. 


L’Outaouais a toujours été rouge. Rouge foncé même. Mais la percée caquiste en 2018 a prouvé que rien n’est acquis pour les libéraux. D’ailleurs, la CAQ compte bien continuer d’étendre sa domination en allant chercher les deux derniers comtés sur les cinq de la région. QS espérait de son côté poursuivre son élan en Abitibi, mais conserver Rouyn se révèle plus compliqué que prévu. 

PONTIAC

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Même l’élection d’André Fortin dans Pontiac n’est pas assurée. Il devancerait tout de même la caquiste Corinne Canuel-Jolicœur, mais la campagne difficile de son parti pourrait lui faire perdre de précieux votes. Cet ex-ministre et actuel leader parlementaire du PLQ, qui représente cette circonscription depuis 2014, a conseillé le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, pour sa campagne au fédéral en 2021. Il a aussi aidé sa cheffe, Dominique Anglade, pour sa préparation aux débats des derniers jours. Sa feuille de route imposante pour son jeune âge, 40 ans, pourrait peser lourd dans la balance des électeurs malgré tout. 


HULL

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Maryse Gaudreault est en danger. Selon un récent sondage Segma, l’avance de la libérale est fragile dans ce comté, qu’elle représente depuis 2008. Mais la grande surprise est qu’on assiste à une véritable course à trois avec Suzanne Tremblay, de la CAQ, qui n’est pas très loin, et Mathieu Perron-Dufour pour QS. 


ROUYN-NORANDA

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Québec solidaire cherche à conserver Rouyn-Noranda–-Témiscamingue dans son giron. Après sa victoire surprise en 2018 avec seulement 500 voix devant la CAQ, Émilise Lessard-Therrien s’est fait remarquer comme parlementaire, notamment sur les enjeux de conciliation travail-famille. Elle a aussi porté le dossier de la qualité de l’air à Rouyn-Noranda en raison des émissions de la fonderie Horne. Mais son bilan ne lui assure pas d’emblée un deuxième mandat. La lutte est extrêmement serrée entre la solidaire et le caquiste Daniel Bernard, un conseiller municipal de Rouyn-Noranda et ancien député libéral jusqu’en 2012. La CAQ avait pourtant connu un mauvais départ dans le comté. Sa première candidate, Claude Thibault, s’est désistée après seulement deux jours. 


VAUDREUIL

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Il faut remonter très loin au XXe siècle pour trouver un député qui n’était pas libéral dans Vaudreuil, soit entre 1936 et 1939, le temps d’un flirt avec l’Union nationale. Marie-Claude Nichols y a été élue en 2014 avec une majorité écrasante de plus de 20 000 voix devant le PQ. En 2018, cette avance s’était rétrécie à 2700 voix devant la CAQ. En 2022, si elle gagne, c’est qu’elle aura fait mentir les sondages. La candidate de François Legault Eve Bélec, directrice du Carrefour jeunesse-emploi de Vaudreuil-Soulanges, serait première pour le moment, mais l’écart n’est pas insurmontable. 


JOLIETTE

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Le petit point bleu plus foncé au milieu de l’océan bleu clair sur la carte électorale du 450 est Joliette, le comté de la péquiste Véronique Hivon. Parlementaire respectée et députée populaire auprès de ses électeurs, son départ ouvre grand la porte pour la CAQ. Le caquiste François St-Louis, qui est aussi attaché politique pour le parti, en sera à sa deuxième tentative. Il avait terminé deuxième avec près de 4500 voix derrière Mme Hivon. La successeure de cette dernière au PQ est Véronique Venne, également bien connue dans la région, car elle est mairesse de la municipalité de Sainte-Marie-Salomé. Elle était toutefois membre de la CAQ jusqu’en juin dernier. Difficile de prédire l’issue du duel tant les deux candidats se talonnent.

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