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Prendre le déjeuner avec Simon Boulerice

Simon Boulerice
Photo courtoisie, Mathieu Rivard

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Le nouvel ouvrage de Simon Boulerice est un roman graphique d’une originalité, d’une délicatesse et d’une beauté inouïes. Empreint de mélancolie, Déjeuner avec papa nous entraîne au restaurant pour un rituel matinal touchant, entre un garçon et son père.

Un roman graphique aux odeurs de café et de bacon ; comment cette idée est-elle née?

Je parle beaucoup du rapport avec la mère et je trouve que le rapport avec le père, c’est quelque chose de riche, de peut-être plus silencieux, mais également rempli de tendresse. À l’occasion, je vais manger dans les diners – les endroits où la serveuse t’appelle «mon ange»! Quand j’y suis, j’aime regarder la «faune». Je me rappelle avoir vu un père avec son fils. J’ai projeté une histoire sur ce papa et son fils et j’ai lié ça à mon désir de parler d’une relation tendre entre un père et son fils. Pleine d’amour, mais dans le silence. Ils n’ont pas tant de choses à se dire, mais ils se comprennent. 


Quelle est la trame de fond votre histoire?

J’aime beaucoup les concepts ; une idée forte qui peut à la fois unir le fond et la forme. J’avais le fantasme de créer un recueil de napperons! Quand je déjeunais dans les diners, je conservais les napperons, avec leurs taches de café. J’ai montré ça à l’illustratrice, Anne-Julie Dudemaine, et à mon éditrice. Dès le départ, elles ont aimé l’idée de faire un recueil de napperons plein de vie. J’aime parler de l’homoparentalité, un sujet que je trouve passionnant. Je trouvais ça intéressant de voir un beau-père hyper pétillant et aimant, et un garçon, Gaspard, qui a énormément d’affection pour lui.


Vous abordez le deuil, dans votre histoire. Était-ce une thématique que vous souhaitiez faire ressortir?

La question du deuil, je trouve ça riche, surtout quand on est jeune et qu’on ne comprend pas tout... Au-delà du deuil que vit Gaspard, dans cette histoire, ce qui est important c’est surtout qu’il est témoin du deuil que traverse son père. Je voulais que Gaspard soit rempli d’empathie pour son père, qu’il lui laisse de la place, dans tout ça.


Le récit est décrit comme celui d’un enfant de 12 ans en perte de repères, mais entouré d’amour... Que vouliez-vous exprimer, ainsi?

Je trouve qu’on banalise souvent le passage entre l’école primaire et secondaire, qui est pourtant un grand vertige. Gaspard, ce jeune ado, est doué à l’école, mais il vit d’autres bouleversements. Par exemple, quand son père lui propose d’inverser la garde partagée. Même s’il adore son père et son beau-père, il n’est pas prêt à vivre ça. C’est l’absence de repères dans une famille remplie d’amour. 


Pas le choix de vous demander votre repas typique, au restaurant à déjeuner!

Je ne suis pas original, je suis comme Gaspard (rires)! Deux œufs, avec du bacon. J’alterne entre le jus de pomme et le jus d’orange.

Simon Boulerice
Photo courtoisie

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