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Canadien: les anciens prônent la patience avec Juraj Slafkovsky

Juraj Slafkovsky
Photo Martin Chevalier Juraj Slafkovsky

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Le sort et les performances de Juraj Slafkovsky soulèvent les passions depuis le début du camp, mais les anciens du Canadien demeurent de marbre. Inlassablement, le même mot revient à leur bouche : patience.

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Rencontrés mardi en marge du lancement du livre de Pat Laprade intitulé Émile "Butch" Bouchard: Le roc de Gibraltar du Canadien de Montréal, Pierre Bouchard, Yvon Lambert et Pierre Mondou ont tous appelé les partisans à laisser au premier choix du dernier repêchage le temps de se développer.

Bouchard a d’ailleurs été sceptique dès sa sélection, le 7 juillet au Centre Bell. Sceptique non pas envers le jeune homme, mais bien à l’égard du battage provoqué par sa sélection elle-même qui ajoute conséquemment de la pression sur les épaules d’un jeune homme de 18 ans.

«Ça n’a pas d’allure! s’est-il insurgé. Quand on l’a repêché, tout le monde était dessus comme s’ils avaient repêché Jean Béliveau. Tu peux les brûler, ces gars-là, en les poussant trop. Des fois, ils n’osent pas les envoyer dans la Ligue américaine...»

«Il doit s’habituer. Il était en Europe et il vient vivre en Amérique du Nord. Il y a un paquet de choses qui sont différentes, les gens ne pensent pas à ça. "Il est payé, "enweille", [qu’il produise]". Mais il y a une période d’adaptation. Il faut être patient.»

Pas un exceptionnel

Même son de cloche du côté de Lambert, qui estime pour sa part que seuls quelques joueurs exceptionnels sont prêts à amorcer leur parcours dans la Ligue nationale de hockey (LNH) dès 18 ans.

Il n’hésite pas à mettre en garde face à un possible scénario à la Jesperi Kotkaniemi. Le Finlandais avait amorcé la saison 2018-2019 à Montréal après avoir entendu son nom au troisième échelon de l’encan amateur, quelques semaines plus tôt. Il a jusqu’ici été limité à 91 points en 237 parties en carrière.

«Personnellement, je crois qu’il n’y a pas de gars de 18 ans prêts à jouer, excepté Sidney Crosby, Bobby Orr, Connor McDavid; ce sont des exceptionnels, ces gars-là, a fait valoir Lambert, qui a lui-même eu besoin de trois ans dans les ligues mineures avant de rejoindre le Canadien en 1973-1974.

«[Slafkovsky], vu qu’il est gros et fort, quand les parties sérieuses vont commencer, il va se faire [brasser], c’est sûr, sûr. Tu peux lui nuire [en le faisant jouer dans la LNH s’il n’est pas prêt]. Ils l’ont fait avec Kotkaniemi. Il était censé avoir une carrière extraordinaire et finalement, il se débrouille et c’est tout.»

Approuvé par les Devils

Mondou, quant à lui, était jusqu’à tout récemment recruteur pour les Devils du New Jersey. Il a donc participé à plusieurs discussions en vue du repêchage et il a révélé que Slafkovsky était très apprécié à Newark. S’il refuse de parler à la place de ses anciens patrons, il croit que le Slovaque aurait aussi été le choix des Devils.

«Nos gars en Europe l’adoraient, a-t-il avancé. Ils ont dit que c’était réellement un bon choix du Canadien. Ils disent que ce n’est pas un gars super flamboyant, mais tellement, tellement efficace, une bonne tête de hockey, de bonnes décisions. Et pour sa grosseur, c’est un bon patineur.»

Sur la possibilité de le voir évoluer avec le Rocket de Laval, Mondou tergiverse. «C’est rare [un premier choix dans les mineures], a-t-il expliqué. Mais il faut être patient, il n’y a pas d’autres options.»

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