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Rare sortie pour le comédien Jean Lapointe

Bien que malade, il était présent pour les célébrations du 40e anniversaire de la Maison Jean Lapointe

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Jean Lapointe et sa fille Anne Elizabeth Lapointe lors de l’événement soulignant les 40 années d’existence de la Maison Jean Lapointe.

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À 87 ans et malgré d’importants soucis de santé, Jean Lapointe s’est déplacé pour célébrer le 40e anniversaire de la Maison et de la Fondation Jean Lapointe, mercredi soir. Masqué et se déplaçant en fauteuil roulant, le chic comédien était entouré de plusieurs membres de sa famille et de nombreux amis. 

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Jean Lapointe a des problèmes de santé plutôt sérieux depuis près d’une dizaine d’années (AVC, cancer, séjours en CHSLD). Des défis qu’il décrit en détail dans la nouvelle partie de sa biographie Pleurires. Car le livre, qui avait été lancé il y a 27 ans, vient d’être bonifié d’une quatrième partie plus actuelle intitulée Souvenirs.

Son état de santé n’a pas empêché l’acteur de faire une rare sortie publique pour cette cérémonie en l’honneur des quatre décennies de la Maison Jean Lapointe ; un endroit ayant accueilli 40 000 personnes en 40 ans et ayant fait de la prévention auprès d’un million de jeunes depuis 2004.

« J’ai passé des années difficiles [...], a-t-il chuchoté au micro tendu vers lui. Merci aux sœurs grises [*à qui appartenait le bâtiment abritant la Maison Jean Lapointe], car si cela n’avait pas été d’elles, on ne serait pas là personne. Du fond de mon cœur, je veux vous dire un gros merci. Merci pour ceux que cet organisme a aidés, c’est peut-être ce dont je suis le plus fier, même si je ne suis que l’instigateur. »

Rassembler des souvenirs

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Photo courtoisie

Pierre Karl Péladeau était présent mercredi soir au côté de Jean Lapointe.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Pierre Karl Péladeau était présent mercredi soir au côté de Jean Lapointe.

Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor, a tenu à souligner la grande amitié qui unissait Jean Lapointe et son père, Pierre Péladeau. Une murale à l’effigie du grand comique a aussi été dévoilée sur un mur de la cour arrière de la Maison Jean Lapointe. 

Le comédien Benoit Brière signe la préface de la biographie Pleurires.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Le comédien Benoit Brière signe la préface de la biographie Pleurires.

Le comédien Benoit Brière, qui a signé la préface de Pleurires, était aussi de la fête. Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour dévoiler au Journal que lui et Jean Lapointe travaillent à un projet cinématographique commun. « Il y aura quelque chose, promis ! »

« Mon père est encore très drôle, malgré tout ce qu’il peut vivre et a souhaité qu’il y ait des touches d’humour dans sa biographie », a expliqué au Journal Anne Elizabeth Lapointe, qui a aidé son père à rassembler ses souvenirs pour écrire sa biographie. Elle a vanté l’optimisme, le positivisme et la qualité d’être toujours reconnaissant de son papa. « Je suis choyée de l’avoir encore en vie. » 

Extrait de la biographie Pleurires de Jean Lapointe

«Des prix et des hommages

Au cours de ma carrière, j’ai été récompensé de bien des manières.

Tout d’abord par mon public, ce qui explique ma longue carrière.

Et aussi par mes pairs et par l’industrie.

Je tiens à dire que je n’ai jamais couru après les prix et les hommages. Je ne fais pas ce métier pour en recevoir. Comme je vous le dis, ma récompense vient tout d’abord des gens qui ont assisté à mes spectacles et qui ont acheté mes albums. Mes fans, comme on dit.

Malgré tout, recevoir un prix fait toujours plaisir, et en 2010 et en 2011, j’en ai reçu plusieurs en l’espace de peu de temps.

En juin 2010, l’Association des propriétaires de cinéma et de cinéparc du Québec (APCCQ) m’attribuait la Bobine d’or pour l’ensemble de ma carrière cinématographique à l’occasion du souper annuel de l’organisme.

La même année, j’ai gagné deux prix Jutra : celui pour le meilleur acteur de soutien pour le film À l’origine d’un cri de Robin Aubert et le prix Hommage pour l’ensemble de ma carrière cinématographique.

Deux prix pour me rendre hommage ? Je me suis dit :

« Coudonc, est-ce qu’ils savent quelque chose que je ne sais pas ? » Ils devaient trouver que je me faisais vieux et que je ne devais plus en avoir pour longtemps !

Et pourtant, j’aimerais jouer encore au cinéma si l’occasion se présentait. Quand j’ai eu des soucis de santé, Benoit Brière m’avait approché pour que je joue dans un court métrage. Mais c’était impossible pour moi. Je venais de faire un AVC. Mais j’haïrais pas ça me retrouver sur un plateau de tournage.

Vous savez, malgré tout, je suis resté jeune d’esprit et de coeur.

Aujourd’hui, je mène une vie confortable. Mercédès prend soin de moi comme si j’étais un petit vieux. Qu’est-ce que je dis,je suis un petit vieux ! J’aimerais vivre jusqu’à 93 ans. Je veux profiter du temps qu’il me reste. Passer des beaux et bons moments avec ma famille et mes amis. Récemment, on a trouvé un ombrage sur un de mes poumons, mais c’est stable. Et je ne peux plus avoir de traitements.

Alors la mort, je la regarde en face et je lui dis : « Pas tout de suite. Tu reviendras me voir quand j’aurai 93 ans. »

D’ici là, je continue à appliquer le mode de vie des

Alcooliques anonymes : un jour à la fois. Et de vivre 24 heures à la fois.»

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