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Impuissance bleu pâle

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Notre peuple a donc élu un parti au nationalisme édenté, bleu mais pâle, et plus pâle que bleu.

Avec grande pompe, le Québec s’est donné un petit gouvernement provincial.

Un petit gouvernement provincial ne possède que les pouvoirs d’une administration subalterne chargée de l’intendance.

Dans le palais de l’Assemblée nationale, le plafond est bas.

Au-dessus de ce plafond s’érige un gros gouvernement fédéral qui, lui, a le pouvoir de « gifler » le petit gouvernement provincial comme il l’a fait à maintes reprises au cours des quatre dernières années.

Il a même un pouvoir de désaveu sur le petit gouvernement sous lui.

  • Écoutez la rencontre Gilles Proulx et Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10 h 45 via QUB radio :

Désolant 

Dans la coalition bleu pâle délavé de François Legault, il y a des souverainistes anesthésiés. 

Il sera intéressant de voir le matamore « joualisant » Bernard Drainville devenir soudainement un adepte du transport en commun pourvu que ce soit sous le fleuve.

Quant à Dominique « Anglaise », qui se disait une grande Québécoise, on a vu que son influence territoriale est limitée à ceux qui ne veulent pas être Québécois. 

Gabriel Nadeau-Dubois verra bien, lui, sa clientèle diminuer. Il a fait le plein de votes chez son électorat naturel de la petite bourgeoisie urbaine de gauche. 

Éric Duhaime, un bon communicateur, devra charger et recharger en faveur de la réforme de la carte électorale. On lui souhaite bonne chance par avance. 

Enfin, le Parti Québécois limité à trois sièges, avec son nouveau chef Paul St-Pierre Plamondon qui lui donne une stature, devra être reconnu comme parti officiel à l’assemblée pour qu’on puisse apprendre beaucoup de ses interventions. 

Ce portrait d’un Québec éclaté, dirigé par un ralliement des mous, me désole.

60 ans de carrière

Hier, c’était le 60e anniversaire de ma carrière à la radio, et ce Journal a eu la gentillesse de le souligner. 

Eh bien, au cours de ces six décennies, je n’ai jamais vu mon Québec aussi mal emmanché un lendemain d’élection.

À Ottawa, devant cette faiblesse trop évidente, on doit être mort de rire.

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