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Intimidation sur les réseaux sociaux: un fléau envers les femmes, dénonce Rebecca McCann

Intimidation sur les réseaux sociaux: un fléau envers les femmes, dénonce Rebecca McCann
Image tirée de Facebook (Rebecca McCann)

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La candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Hochelaga-Maisonneuve, Rebecca McCann, dénonce avec vigueur les centaines de commentaires haineux reçus lors de la récente campagne électorale et a décidé de quitter la politique, car le climat actuel ne lui convient plus. 

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«À mesure que la campagne avançait, je voyais une escalade de commentaires haineux. Au début, je me disais que c’était des cas isolés, mais les dizaines de commentaires ont été transformés en centaines», a-t-elle déploré au micro de Benoit Dutrizac à QUB radio jeudi.

Même lorsqu’elle publiait des éléments sans engagement électoral, la candidate pouvait recevoir des propos déplacés. «Quand j’ai participé à un spectacle d’humour dans un parc de comté, j’ai reçu des commentaires comme quoi je devrais me vider de mon sang, que j’étais une salope et on me souhaitait de me faire violer.»

Candidate de la CAQ en 2014 dans Outremont, Mme McCann assure que le climat politique n’était pas aussi hostile il y a quelques années. «C’est déplorable. On parle toujours d’encourager les femmes à se lancer en politique et qu’elles n’aient pas peur de mettre leur visage sur un poteau. Dans les faits, c’est se mettre une cible dans le dos.»

Selon Mme McCann, elle n’a pas été la seule à subir de l’intimidation au cours de la campagne. Une ligne téléphonique a été mise en place afin que les victimes de commentaires désobligeants puissent les dénoncer. «J’aurais passé mon temps à appeler la Sûreté du Québec. J’ai décidé de ne pas les laisser avoir trop d’impact, mais ma campagne a été teintée. J’ai eu peur. J’étais toujours accompagnée dans mes activités.»

Mme McCann est consciente qu’un individu travaillant dans le domaine de la politique peut se faire critiquer pour ses idées, car c’est, selon elle, en lien avec le processus démocratique.

«Cependant, les commentaires sont dirigés sur notre corps et notre intimité. Quel message envoyons-nous aux femmes qui veulent s’en aller en politique?»

Pour l’instant, Mme McCann n’a pas décidé si elle déposerait ou non une plainte formelle.

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