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«Amsterdam»: un fil bien ténu

US-AMSTERDAM:-THE-IMAX-LIVE-EXPERIENCE
AFP

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Christian Bale, Margot Robbie et John David Washington s’éparpillent dans le long métrage de David O. Russell auquel participent également Mike Myers, Michael Shannon, Taylor Swift et Anya Taylor-Joy. 

«Amsterdam» débute avec la mort suspecte de Bill Meekins (Ed Begley Jr.), le commandant du bataillon dans lequel servaient Burt Berendsen (Christian Bale) et Harold Woodman (John David Washington) pendant la Première Guerre mondiale. La fille du défunt (Taylor Swift) demande aux deux hommes de découvrir la vérité, mais les compères se font accuser de meurtre et doivent donc tout faire afin de prouver leur innocence.

Lors de longs retours en arrière, on apprend alors la genèse de leur amitié, leur rencontre avec Valerie Voze (Margot Robbie) qui leur a servi d’infirmière sur le champ de bataille ainsi que les tenants et aboutissants du décès du commandant.

Puisque le tout se déroule au début du siècle dernier, l’ambiance est immédiatement celle d’un film noir, la colorisation demandée par le réalisateur David O. Russell («Arnaque américaine», «Le bon côté des choses» ou encore «Le coup de grâce») renforçant cette atmosphère classique et cynique. Le cinéaste, par contre, émaille les répliques d’humour pince-sans-rire, de moments surréalistes et de références artistiques diverses qui font rapidement ressembler «Amsterdam» à une courtepointe de sketches épars sans grand lien entre eux.

Oui, on a droit à des apparitions de Taylor Swift, Zoe Saldanas, Michael Shannon, Mike Myers, Rami Malek, Anya Taylor-Joy et même de Robert DeNiro comme si David O. Russell comptait plus sur une accumulation de célébrités aptes à rameuter les foules devant un grand écran plutôt que sur la cohésion du scénario. Si l’on se laisse porter, au début, par une histoire s’intéressant aux «gueules cassées» de la Grande Guerre – sujet exploité avec beaucoup plus de finesse dans l’excellente série «Boardwalk Empire» – et qu’on sourit aux oeuvres surréalistes de l’infirmière Valerie Voze, on se lasse vite d’une avalanche de détails destinée, semble-t-il, à combler les 134 minutes de ce film plus qu’à faire avancer le fil bien ténu d’une intrigue superficielle.

Note: 2,5 sur 5

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