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PLQ: un vote de confiance pour Dominique Anglade d'ici un an

La cheffe libérale a des partisans, mais aussi des détracteurs

Dominique Anglade
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD Dominique Anglade

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Prétendant à la présidence du Parti libéral du Québec, l’ex-ministre des Finances Carlos Leitao souhaite que la cheffe, Dominique Anglade, remporte le vote de confiance auquel elle devra se soumettre d’ici un an. Une position qui n’est toutefois pas partagée par tous dans la famille libérale.

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«Je pense que Dominique doit rester. Ce n’est pas le moment de se diviser. Elle doit poursuivre le travail qu’elle a commencé de rebâtir et recentrer le PLQ», lance sans détour l’ex-député de Robert-Baldwin.  

Carlos Leitao ne s’en cache pas, il est un partisan de la première heure de l’actuelle cheffe libérale. «Depuis le jour un, depuis même le moment où elle m’a parlé qu’elle pensait peut-être se lancer [dans la course] à la chefferie, je l’ai encouragée fortement à se lancer à la chefferie», dit-il.  

Il sera sur les rangs pour le poste de nouveau président du Parti libéral du Québec (PLQ), qui devrait être choisi dans les prochains jours. Le siège était occupé jusqu’ici par Linda Caron, candidate à l’élection qui a remporté la circonscription de La Pinière.  

La présidence est une fonction hautement stratégique puisque le comité exécutif du parti devra déterminer à quel moment se tiendra le prochain congrès. Selon les règles de la constitution de la formation politique, il doit avoir lieu d’ici la fin novembre 2023.   

S’il a levé la main pour occuper ce poste, c’est aussi parce que le PLQ connaît une situation financière délicate. Avec moins de 15% du vote populaire lundi, les troupes de Dominique Anglade verront leur financement public annuel diminuer d’environ 40% par rapport aux quatre dernières années.

«Je pense que l’attention du parti doit être bien sûr de préparer la stratégie pour la prochaine élection, mais aussi peut-être, surtout, de s’assurer que financièrement on est viable. On a du travail à faire là-dessus», dit-il.  

La tenue rapide d’un vote de confiance pourrait servir Dominique Anglade parce que cela ne laisserait pas beaucoup de temps de préparation à de potentiels rivaux intéressés par son poste. À l’inverse, tenir le congrès l’an prochain seulement pourrait permettre à la cheffe d’asseoir son autorité et de prendre ses aises comme figure d’opposition à François Legault à l’Assemblée nationale.

Mais la stratégie risque fort d’être éclipsée par les moyens financiers du PLQ, qui guideront le moment de tenir ce grand rassemblement des membres.  

«On doit tenir un congrès, oui, mais alors là, il va falloir qu’on regarde bien comment on va le faire. Les bons vieux congrès du bon vieux temps, ça coûte cher. Donc, il y a ça aussi. Il y a beaucoup de choses à regarder, et c’est pour ça que je pense qu’il n’y a pas de presse, pas d’urgence à sauter tout de suite sur des échéances très serrées. Va falloir vraiment qu’on examine, qu’on soit très pragmatiques, qu’on regarde la réalité en face et qu’on s’ajuste.» 

Si Carlos Leitao plaide pour la stabilité après une défaite historique, d’autres sont plutôt d’avis que le moment est venu de donner un nouveau leader au PLQ.  

Même au beau milieu du marathon électoral, alors que les tuiles s’accumulaient jour après jour pour Dominique Anglade, certains de ses députés n’hésitaient pas à se lancer dans l’énumération de gens qui auraient fait mieux.  

L’ex-ministre libéral «Pierre Moreau aurait mieux performé», a chuchoté un élu à notre Bureau parlementaire à mi-campagne. Joint au téléphone, le principal intéressé avait alors soutenu que la chefferie libérale n’était actuellement pas dans ses plans.  

Quelques jours avant le scrutin, l’intérêt du député Marc Tanguay pour la chefferie intérimaire, dans l’éventualité où la cheffe perdrait son propre comté, en a irrité plus d’un. Mais au lendemain du vote, son appui public à la cheffe a été bien accueilli.  

D'anciens députés du PLQ reprochent toujours à Dominique Anglade d’avoir orchestré une «coupure» avec ses prédécesseurs, au lieu d'opérer une «transition».

Certains soutiennent que la cheffe n’a pas sollicité l’aide d’organisateurs de longue date et aurait refusé des candidatures d’ex-élus libéraux qui voulaient venir prêter main-forte au parti. «On ne peut pas dire: on prend le nom, on laisse la machine libérale de côté et on regarde le résultat!» 

La performance du PLQ en régions, où bon nombre de candidats sont arrivés bons derniers, fait également frissonner d'anciens députés libéraux. Selon eux, il faut se rapprocher de la base militante, et Mme Anglade n’est pas la femme de la situation. Et ils comptent bien le faire savoir lors du vote de confiance du prochain congrès.  

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