NBA au Centre Bell: des passionnés de partout en province
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Les Québécois n’ont pas hésité à faire de longues heures de route pour venir encourager leurs idoles, hier, au Centre Bell.
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« Nous avons voyagé cinq heures, mais ça valait le coup ! » s’enthousiasme Maude Lavoie, originaire de la région du Bas-Saint-Laurent.
Pour faire plaisir à son fils Eliott, cette maman n’a pas hésité à débourser 1200 $ pour obtenir deux billets.
« J’ai décidé de faire une folie, car c’est une occasion unique de voir un match de NBA. Mon fils est aux anges, c’est mon plus beau cadeau. »
Dans les allées du Centre Bell, remplies jusqu’au toit, beaucoup d’adolescents avaient fait le déplacement.
« C’est un rêve qui se réalise, j’en ai des frissons, s’émerveille Antoine Groleau, originaire de Lavaltrie, dans Lanaudière. Je savais que les joueurs étaient grands, mais en vrai, ils me paraissent immenses ! »
D’autres amateurs de basketball, moins jeunes, assistaient eux aussi à leur première rencontre de NBA.
« À 24 ans, c’est la première fois que j’ai l’opportunité de voir un match, c’est un sentiment incroyable de voir mes héros en vrai, s’émeut Henri Dagenais, de Saint-Jean-sur Richelieu, en Montérégie. Avec le prix des billets et de la route, je n’avais jamais eu l’opportunité d’aller voir une game à Toronto. Là c’était une opportunité accessible. »
« Comment c’est possible de ne pas avoir d’équipe de la NBA ici, regardez l’ambiance ! lance M. Dagenais. Il faut dire aux investisseurs de se réveiller. La salle est pleine à craquer ce soir [hier], le public est en folie. Ce genre d’événements montrent que Montréal est une place forte du basket au Canada. »
Un événement rare
Mais pour Antoine Groleau, l’arrivée de la NBA à Montréal ne serait pas nécessairement une bonne chose.
« Avoir une seule équipe au Canada, avec les Raptors, ça ajoute de l’exclusivité, pense-t-il. Les Raptors ont un pays entier derrière eux. Même si ça nous fait rêver, avoir des matchs tous les week-ends à Montréal enlèverait le côté rare de l’événement. »
Kelly Simmons, venue de Saint-Constant, sur la Rive-Sud, pour assister à la partie avec ses enfants, n’est pas de cet avis, et n’hésiterait pas à venir toutes les fins de semaine si la NBA s’installait dans la métropole québécoise.
« Plus on a de matchs ici, mieux c’est ! lance cette mère de famille. Nous sommes de vrais passionnés, on regarde tous les matchs ensemble à la télévision. Je suis restée éveillée toute la nuit pour obtenir des places pour mes enfants ! »