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Un marché noir des titres de transport à Montréal

Un stratagème qui permet d’économiser jusqu’à 47% sur un titre mensuel

Un marché noir des titres de transport à Montréal
CAMILLE GAÏOR / 24 HEURES / AGENCE QMI

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La Société de transport de Montréal (STM) enquête après avoir appris que ses titres de transport sont vendus sur le marché noir en ligne pour une fraction du prix courant. 

Dans une publication devenue virale sur Snapchat la semaine dernière, un présumé fraudeur offre chaque titre mensuel de la STM ainsi qu’une carte OPUS pour 60$. Si le client revient le mois suivant, le même titre lui est vendu pour seulement 50$. 

Il s’agit ici d’une économie de 47% obtenue à l’insu de la STM. En effet, la carte mensuelle vendue chez un détaillant autorisé vaut normalement 94$ par adulte. 

Un marché noir des titres de transport à Montréal
Capture d'écran / Snapchat

«Ça fraude même le déplacement [dans les transports en commun], j’aime trop ma ville», écrit avec ironie un internaute qui a partagé la petite annonce sur les réseaux sociaux.

Impossible de les pirater

Contactée à ce sujet, la STM est ferme: on ne peut pas «pirater» des cartes OPUS comme le suggère la petite annonce sur le marché noir. 

«Elle ne peut pas être «débloquée». Il faut encoder un titre sur la carte OPUS au moyen d’un de nos équipements de vente ou chez un détaillant autorisé», explique au Journal son porte-parole, Justine Lord-Dufour.

Un marché noir des titres de transport à Montréal
Capture d'écran / Snapchat

Cette dernière ajoute qu’il n’est pas possible de simuler l’ajout d’un faux titre de transport qui fonctionnerait dans le réseau de la STM. 

Une fraude bancaire

Selon Mme Lord-Dufour, le présumé fraudeur achète probablement des titres légitimes grâce à des cartes de crédit volées. Le malfaiteur vend ensuite son butin sur les réseaux sociaux. 

«Il peut également arriver que le titre promis par le fraudeur ne soit pas encodé sur la carte et que le client se soit fait avoir en déboursant un montant d’argent sans obtenir de titre de transport en retour», prévient-elle. 

Selon la Société de transport, il s’agirait donc d’une fraude bancaire et non d’une escroquerie liée directement à la carte OPUS. «Une enquête est ouverte à la STM pour nous assurer que notre hypothèse est la bonne et que la carte OPUS n’a pas été piratée», indique-t-on. 

Le Journal a contacté sur le réseau social Snapchat l’internaute derrière ce stratagème, mais notre demande est restée sans réponse.

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