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Jacques Villeneuve : l’aventure ratée chez BAR

Le début du déclin pour Villeneuve en F1

25 ans Jacques Villeneuve F1
Photo d'archives, Getty Images Après avoir quitté Williams, Jacques Villeneuve se retrouve en 1999 au sein de la nouvelle écurie BAR qu’il fondera avec son gérant Craig Pollock. Peu compétitives, les monoplaces auront la seule qualité d’être… originales.

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En 1998, l’écurie Williams doit combler deux pertes importantes, dont elle ne se remettra jamais, soit le départ du motoriste Renault et surtout celui d’Adrian Newey, parti chez McLaren.

Cet ingénieur chevronné, passé ensuite chez Red Bull, a été l’architecte des quatre titres de Sebastian Vettel et, plus récemment, des deux championnats acquis par Max Verstappen.

Jacques Villeneuve ne gagnera plus en F1 et sera limité à deux présences sur le podium en 1998. 

Puis, l’année suivante, c’est l’aventure de l’écurie British American Racing (BAR) qui s’amorce pour lui et son gérant Craig Pollock. 

Une aventure soutenue à coups de centaines de millions de dollars, qui sera plutôt délicate pour les deux partenaires. 

Si les résultats n’ont pas été à la hauteur, Villeneuve et Pollock ont pu quand même faire engraisser leurs comptes de banque respectifs. 

Lors de la présentation, les voitures arborent des livrées différentes aux couleurs des deux bannières de son principal commanditaire, le cigarettier British American Tobacco. Villeneuve était identifié à Lucky Strike et son coéquipier, le Brésilien Riccardo Zonta, à 555.

Si les autorités de la F1 interdisaient cette pratique (les deux monoplaces devaient être en grande partie identiques), BAR a contourné la consigne de façon originale. 

L’écurie a donc fait moitié... moitié sur ses bolides, soit une marque de chaque côté pour ses deux pilotes.

Après cinq saisons difficiles, Villeneuve est évincé de l’équipe avant le dernier Grand Prix de la saison 2003 à Suzuka, alors que le motoriste Honda lui préfère le Japonais Takuma Sato. 

Tensions avec BMW

Sans volant en 2004, Villeneuve accepte l’offre du directeur de l’écurie Renault, le coloré Flavio Briatore, pour remplacer Jarno Trulli lors des trois dernières épreuves du calendrier, sans toutefois réaliser de coup d’éclat.

Malgré tout, Villeneuve revient à temps plein en F1 au sein de l’écurie Sauber en 2005, où il ne parviendra qu’à inscrire neuf points.

L’arrivée de BMW l’année suivante ne sera pas une partie de plaisir pour Villeneuve, dont la relation tumultueuse avec le nouveau patron de l’écurie, Mario Theissen, mènera à son congédiement après le Grand Prix d’Allemagne, qu’il ne terminera pas, à la suite d’un accident. Cette épreuve marquera, hélas, son 163e et dernier départ en F1.


À ce jour, Villeneuve est toujours le dernier pilote titré au volant d’une Williams. Par ailleurs, outre Villeneuve (1997), seulement deux autres Nord-Américains, soit Phil Hill (1961) et son compatriote des États-Unis Mario Andretti (1978), ont été couronnés depuis la création du Championnat du monde de F1 en 1950.

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