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Fonderie Horne: les Anishinabeg ne veulent plus être mis à l’écart

Fonderie Horne: les Anishinabeg ne veulent plus être mis à l’écart
Photo: Élise Lacombe

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Les Premières Nations de Long Point, de Kebaowek et de Timiskaming ne veulent plus être mises à l’écart dans le processus de consultation concernant la Fonderie Horne et réclament que chaque décision qui sera prise par le gouvernement se fasse avec leur consentement. 

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«La fonderie est située au cœur même du territoire traditionnel non cédé des Anishinabeg, Anishinabe-Aki, ce qui crée des obligations spécifiques pour le gouvernement envers les Premières Nations», ont rappelé la Grande Cheffe du Conseil tribal de la Nation algonquine Anishinabeg, Savanna McGregor; le Chef de la Première Nation de Long Point, Henry Rodgers; le Chef de la Première Nation de Kebaowek, Lance Haymond, et le Chef de la Première Nation de Timiskaming, Jean Miljour, dans un communiqué conjoint mardi.

Les trois Premières Nations estiment que lors de la conclusion de la consultation publique sur le projet de renouvellement de l’autorisation ministérielle de Glencore pour la fonderie Horne, «les droits des Anishinabeg ont été complètement ignorés».

«Nous n’attendons rien de moins qu’un processus de consultation significatif et approfondi, ce qui comprend l’allocation de tout le temps, les ressources, et les communications nécessaires.»

Elles disent avoir écrit plusieurs lettres à ce sujet au Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MEFCC) et n’avoir obtenu qu’«une réponse insatisfaisante».

«Nous sommes traités comme si les Autochtones n’étaient qu’un groupe de pression. Le peuple Anishinabe est reconnu en tant que nation depuis 1985 par l’Assemblée nationale du Québec. Le gouvernement devrait donc savoir que les Anishinabeg ont des droits précis sur leur territoire ancestral non cédé, et que le renouvellement de ces autorisations sans consultation sérieuse et sans le consentement des Anishnabeg constituerait une atteinte grave et sans équivoque à nos droits constitutionnels», a déclaré Steeve Mathias, porte-parole des Chefs et des conseils de Long Point, de Kebaowek et de Timiskaming.

Si aucune mesure n’est prise, ces Premières Nations affirment qu’elles pourraient se tourner vers les tribunaux.

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