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L’OCPM recommande de limiter les hauteurs dans le Quartier chinois

L’OCPM recommande de limiter les hauteurs dans le Quartier chinois
Photo d'Archives Agence QMI

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L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) recommande à la Ville de limiter les hauteurs permises dans le Quartier chinois, afin d’en protéger «pleinement» la valeur de son patrimoine. 

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La recommandation s’inscrit dans le cadre d’un rapport publié jeudi par l’OCPM, qui s’est penché dans les derniers mois sur un projet de règlement de l’arrondissement de Ville-Marie visant à mieux protéger le quartier.

La réduction des hauteurs et des densités de construction était déjà dans les plans de la Ville. Toutefois, l’OCPM lui recommande d’étudier la possibilité d’aller encore plus bas dans ce qui est permis.

«[Ces] modifications proposées répondent à la volonté de protéger le quartier contre la spéculation foncière et la construction de nouveaux immeubles qui s’inscrivent en rupture avec le patrimoine bâti existant», est-il noté dans le rapport de l’OCPM.

Dans ses neuf recommandations, l’OCPM suggère également à la Ville des critères de design spécifiques à respecter lors de travaux de construction dans le secteur afin de préserver et mettre en valeur les éléments visuels sino-asiatiques.

La mise en place d’un inventaire des bâtiments à risque et des intérieurs patrimoniaux est également préconisée pour assurer la préservation du patrimoine du Quartier chinois.

L’OCPM prévient également la Ville que les bâtiments ne sont pas le seul élément menacé dans le secteur.

«Pour éviter de créer une sorte de musée à ciel ouvert, la protection du patrimoine bâti doit être accompagnée d’autres mesures permettant au Quartier chinois de demeurer un milieu de vie complet et animé», est-il souligné dans le rapport.

Jonathan Cha, qui a notamment fait partie du Groupe de travail sur le Quartier chinois, accueille favorablement les recommandations, bien que des craintes subsistent encore.

«Ça demeure un quartier central entre le Vieux-Montréal et le centre-ville, donc vraiment sujet à la spéculation foncière. Il y a beaucoup de bâtiments qui sont abandonnés. On pourrait perdre des bâtiments et des institutions. Il pourrait y avoir des démolitions et d’autres constructions», a-t-il prévenu.

Il appelle la Ville à appliquer les recommandations et à mettre en œuvre son Plan d’action pour le développement du Quartier chinois, publié l’an dernier.

«C’est un moment charnière, le début d’un travail de beaucoup plus longue haleine», a-t-il prévenu.

En janvier dernier, le gouvernement du Québec a annoncé qu’il démarrait les premières étapes afin de faire du Quartier chinois un site protégé par un classement patrimonial.

L’avenir du Quartier est le sujet de préoccupations particulières depuis le mois d’avril 2021, lorsque plusieurs bâtiments historiques ont été achetés par un promoteur immobilier.

Depuis, plusieurs acteurs de la communauté sino-asiatique se sont mobilisés afin de faire valoir l’importance de protéger le patrimoine et l’essence du Quartier.

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