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La formation professionnelle reste méconnue, mais n'est plus perçue comme un «plan B»

Mattéo Bérubé
Photo courtoisie Mattéo Bérubé, qui a complété une formation professionnelle en aménagement paysager après avoir «frappé un mur» au cégep, déplore n’avoir jamais entendu parler de ces programmes alors qu’il était au secondaire.

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Longtemps perçue comme un «plan B», la formation professionnelle reste encore méconnue, mais est de plus en plus considérée comme un vrai choix de carrière.

«Il y a vraiment une amélioration de la perception» pour ce type de formation, se réjouit Chantale Beaucher, directrice de l’Observatoire de la formation professionnelle à l’Université de Sherbrooke. 

Selon une récente enquête, la formation professionnelle représente un choix par défaut seulement pour une minorité d’élèves. 

Dans des écoles secondaires, ces formations sont maintenant perçues comme étant tout aussi valables que celles offertes au cégep, ajoute Geneviève Baril, conseillère en orientation à l’école publique La Camaradière, à Québec. 

Mattéo Bérubé
Photo Stevens Leblanc

«Avant, quand je présentais des dépliants de la FP dans un groupe, il y avait quelques élèves qui levaient la main pour le prendre, un peu gênés, raconte-t-elle. Maintenant, j’ai une vingtaine de mains levées. On manque de dépliants!» 

Il reste toutefois du chemin à faire dans plusieurs écoles. Plusieurs étudiants en formation professionnelle ont confié au Journal qu’ils n’avaient pratiquement jamais entendu parler de ces programmes lors de leur passage au secondaire. 

Avoir su...

C’est le cas de Mattéo Bérubé. Étudiant au cégep à l’automne 2020, il a «frappé un mur» seul devant son ordinateur, à suivre des cours en ligne. 

Mattéo Bérubé
Photo courtoisie

«C’était vraiment difficile. On ne parlait à personne et j’étais tout seul à la maison. Je me suis dit qu’il fallait que je me sorte de là avant que ça aille encore plus mal», raconte-t-il. 

Il a tout abandonné pour travailler dans une quincaillerie jusqu’à ce qu’il décide de s’inscrire en aménagement paysager au Centre de formation horticole de Laval. «J’étais extrêmement motivé, cette formation touche vraiment tous mes centres d’intérêt», affirme celui qui est diplômé depuis le début juillet. 

Mattéo, qui a étudié dans une école secondaire privée à Montréal, déplore qu’il n’ait pas plus entendu parler de la formation professionnelle sur les bancs d’école. «On a eu plusieurs séances d’information et visites de cégep. Dans ma tête, c’était le cégep ou rien. Avoir su...» 

Soif de concret

Or après deux ans de pandémie et d’école en ligne, Geneviève Baril estime que la formation professionnelle pourrait être encore plus séduisante pour certains.

«Les jeunes sont restés assis pendant deux ans, ils sont tannés, ils veulent plus, dit-elle. Leur motivation scolaire a été affectée, on entend souvent: “Madame, à quoi ça va me servir, les maths?” Je pense que c’est encore plus le temps de mettre en lumière ces formations qui sont plus concrètes.»

– Avec la collaboration de Dominique Scali

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