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Des chefs militaires russes ont récemment discuté de l’option nucléaire en Ukraine

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AFP

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Des chefs militaires russes ont discuté récemment de la possibilité d’utiliser une arme nucléaire tactique en Ukraine, selon des responsables américains cités mercredi par le New York Times. 

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Le président Vladimir Poutine n’a pas participé à ces échanges et aucun signe de préparatifs n’a été détecté, ont précisé ces sources anonymes.

Mais ces discussions, dont Washington a eu connaissance vers la mi-octobre, ont renforcé l’inquiétude dans les capitales occidentales, qui se demandent si les menaces du Kremlin peuvent se concrétiser, précise le quotidien.

Sans se prononcer sur la teneur de l’article, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche, John Kirby, a affirmé que les déclarations russes sur un possible usage de l’arme nucléaire étaient «très inquiétantes».

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«Nous les prenons très au sérieux», mais «nous n’avons aucune indication que la Russie se prépare à en faire usage», a-t-il ajouté.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part jugé «irresponsable» que les médias occidentaux «gonflent délibérément le sujet des armes nucléaires». Moscou n’a «pas la moindre intention de prendre part» à ce débat, a-t-il poursuivi.

La veille pourtant, l’ex-président russe et actuel numéro 2 du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, avait une nouvelle fois invoqué l’arme nucléaire.

La volonté ukrainienne de reprendre tous les territoires occupés, dont la Crimée ou le Donbass, «menace l’existence de notre État» et offre «un motif direct» pour faire usage «des moyens de dissuasion nucléaire», avait-il déclaré.

Confronté à une résistance ukrainienne tenace, alimentée par l’aide militaire occidentale, Vladimir Poutine avait lui-même fait une allusion à la bombe atomique dans un discours télévisé le 21 septembre.

Il s’était dit prêt à utiliser «tous les moyens» dans son arsenal face à l’Occident, qu’il avait accusé de vouloir «détruire» la Russie. «Ce n’est pas du bluff», avait-il assuré.

Selon les experts, de telles attaques emploieraient probablement des armes nucléaires tactiques — plus petites en charge explosive qu’une arme nucléaire stratégique.

Le président américain, Joe Biden, a jugé le 6 octobre que ces menaces faisaient courir au monde un risque d’«apocalypse».

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